Mes pensées

Quelques unes de mes pensées qui fusent en arborescence du crépuscule à l'aube ! Françoise

TALENT DIFFÉRENT !

 Pas de juste milieu !

Pensée en arborescence et créativité

C’est ce qui peut caractériser un adulte surdoué ou Haut Potentiel Emotionnel
Et il y a pas mal de différence entre les perceptions que l’on en a et ce qu’ils vivent en fait.

Hypersensibilité(s), intensité(s), pensée arborescente, besoin de sens, impossibilité d’arrêter de penser, sentiment de décalage… autant de points de confusion.

La créativité
Talent différent - Pensée en arborescence - Créativité -
Nous sommes en général formés depuis la plus petite enfance à réfléchir en établissant des listes déroulantes.

Mais quand un surdoué réfléchit, c’est en feu d’artifice, ce feu d’artifice est constitué de tout un ensemble de mots, de sons, de couleurs, de formes… ça peut faire un peu de bruit dans la tête !

La créativité est au coeur du fonctionnement d’un surdoué.

la créativité, c’est être capable d’apporter de la valeur ajoutée à quelque chose, objet, ou concept (détourner un objet de sa fonction initiale par exemple).
C’est être capable de faire du lien entre des objets et/ou des concepts, grâce à la perception et au ressenti que l’on en a; soit la capacité d’intelligence au sens intel-ligere.

La créativité, ce sont ces flashes que l’on a et que l’on ne saurait expliquer de façon rationnelle, mais pourtant, on sait que « ça marche« ; ce sont ces élans irrépressibles à faire quelque chose comme on le sent, sinon, on se sent mal, plus mal qu’à tenter de le faire « comme il faut » (comme la norme le demande). La créativité, c’est au final ce mouvement permanent vers ce que l’on est vraiment, au fond de soi. L’époque est à la recherche du bonheur, les manuels pour être heureux foisonnent.

… Et si être heureux(se), c’était seulement arriver à être soi, dans le respect d’une diversité que les théories successives de division du travail ont laminée pour aboutir à des êtres humains mécanisés qui aspirent à- et soupirent après- une part de sensibilité que le rôle social qui leur est attribué leur dénie peu ou prou ?

On contrôle moins bien la diversité que la standardisation. Or, la créativité est une façon de rester soi. Elle s’oppose donc à cette pression si forte de normalisation qui est l’un des fondements de la socialisation.

si l’on réclame à corps et à cris des gens créatifs, pour autant, on s’en méfie !

C’est une question d’intelligence Plus poétiquement, c’est une simple question de survie, ainsi que l’a écrit Pearl Buck :

« […] « Le véritable esprit créatif n’est rien d’autre qu'une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible. Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie, une joie devient extase, Ajoutez à cela l’impérieuse nécessité de créer, créer, au point que sans la possibilité de créer musique, poésie, livres... il n’a plus de raison d’être. Il doit se vider de sa créativité. Il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer. » Pearl Buck (1892 – 1973)

Plus prosaïquement, c’est la capacité à résoudre un problème avec une méthode à laquelle personne n’avait pensé avant.

EUTRAPÉLIE

Tout le monde connaît la petite fille Espérance, mais qui se réjouit avec sa petite sœur, la petite fille heureuse Eutrapélie ? Avec elle, faites-vous plaisir, c’est la vertu de la détente et de l’humour ! (Père Jean-François Thomas)

Petite charade pour découvrir cette vertu chère à Saint Thomas d'Aquin ! (Françoise)

Mon premier, c’est pas nous ! (Eux)
On passe dans mon second pour disparaître ! (Trappe)
Mon troisième est la personne ! (Elle)
On met le point sur mon 4ème ! (i)

Mon tout est une vertu aimable, fruit d’un abandon à la grâce divine !

Connaissez-vous la vertu d’eutrapélie si chère à saint Thomas d’Aquin ? Un nom bien compliqué pour une vertu aussi aimable qui désigne une disposition à plaisanter, à tenir des propos fins, agréables et spirituels. On peut ainsi la nommer tout simplement Bonne Humeur !

 Son rôle est de mettre de la saveur dans l’existence et de la mesure dans les plaisirs de la vie. Cette vertu d’eutrapélie appartient à un cercle plus général de vertus qui relèvent de la tempérance.

 Elle est la force des caractères délibérément enjoués, le secret des personnes dont on envie la joie de vivre tandis qu’on sait les épreuves silencieuses qui les marquent. L’eutrapélie offre à l’âme et au corps, au sein même des difficultés, la détente qui les sauve du dépérissement. Cet art de la détente, cette vertu de la distraction, offerte avec cœur, allège considérablement la gravité ombrageuse des actes et des propos. Plus qu’un don ou un talent, l’eutrapélie est une vertu offerte à quiconque veut en jouir. Elle manque parfois si douloureusement dans la vie privée comme dans la vie professionnelle.

 Il y a bien des variétés de bonne humeur, mais celle dont on fait ici la défense et l’illustration n’est pas en fonction de la santé, du temps ou des aléas de la vie, « Elle a sa source au centre de l’âme. Tantôt discrète, elle s’offre comme une lumière ; rieuse, elle nous entraîne dans sa ronde ; conquérante, elle arrache au spleen ; pénétrante elle réchauffe les terres glacées »

 Ceci étant, il ne faudrait pas croire que la bonne humeur soit la vertu des insouciants ou de ceux qui ne connaissent pas le sérieux de la vie, la profondeur des drames humains, les douleurs des corps et des âmes. Cette petite vertu en effet, est le signe et le fruit d’autres qualités de l’esprit : l’intelligence des vraies valeurs et des choses signifiantes, qui se refuse à faire des drames avec des peccadilles ; le regard optimiste sur les hommes et les situations ; et aussi ce sens de l’humour qui permet de se dégager de plus d’un enfermement. L’eutrapélie suppose aussi de nombreuses vertus, telle la foi et l’amour de Dieu qui instaurent la paix dans les cœurs, et la confiance d’une âme abandonnée. Tandis que l’humeur chagrine traduit toujours la présence de l’égoïsme ou de l’orgueil, la bonne humeur est une victoire de l’oubli de soi. L’eutrapélie est donc le fruit de tout un travail sur soi et d’un abandon à la grâce divine.

 

LES DONS DE L'ESPRIT SAINT

LIBERTÉ

VERITE OU BONHEUR ?

JE NE SUIS PAS DE CE MONDE !

LA PRIÈRE

Réflexion personnelle sur la Prière !

PROJET DE LOI BIOETHIQUE

PARCOURS JOIE DE VIVRE

Synthèse des deux premiers parcours proposés aux "Petits groupes". Il ne s'agit bien sûr que d'un point de vue personnel que je souhaite partager !

« Seigneur avec toi nous irons au désert, poussés comme toi par l’Esprit ...

« Et nous fêterons notre Pâque au désert, nous irons dans la force de Dieu ! »

Cette pandémie qui touche actuellement le monde entier nous oblige à vivre une véritable « traversée du désert ». C’est une situation entièrement inédite à laquelle nous devons faire face. La coïncidence de cet événement avec l’entrée en Carême des chrétiens est-elle vraiment un hasard ? Personnellement je préfère y voir un signe ! N’est-ce pas l’Esprit qui nous pousse au désert ?

Dans son allocution, notre Président de la République a insisté sur le fait que nous étions en guerre et qu’il nous fallait être solidaires pour combattre cet ennemi commun qu’est le coronavirus. Le seul moyen de lutter contre cette propagation est le confinement. Il est essentiel de se tenir éloignés les uns des autres, de ne pas se toucher et ce qui peut paraître paradoxal, de rester unis. Il nous faut pour cela inventer de nouvelles formes de relations, une nouvelle façon de vivre. C’est peut-être le moment de s’intéresser davantage à l’autre par un regard, un sourire, une écoute, une parole, une invitation à partager des moments forts…  C’est peut-être le moment de prendre soin les uns des autres.

 Alors que nous vivons dans la frénésie d’un monde où les préoccupations économiques, technologiques et politiques, laissent de moins en moins de place à l’humain, et l’entraînent irrémédiablement vers l’abîme, nous nous trouvons brusquement plongés dans un monde au ralenti où l’on prend soudain conscience que rien n’est plus important que l’Homme ! « Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme que tu en prennes souci ? » (Ps 8)

 Que cette quarantaine dans laquelle nous sommes plongés malgré nous, soit pour nous, chrétiens, l’occasion de suivre le Christ au désert, « poussés comme lui par l’Esprit » et si nous nous arrêtons au bord d’une oasis, pour y puiser de l’eau, peut-être nous demandera-t-il de lui donner à boire ? « Si nous savions le Don de Dieu ? »  

 Alors, nous fêterons notre Pâque au désert, nous irons dans la force de Dieu ! »

                                                                                                                                                  Françoise