12. juin, 2020

Quel chemin guide donc vraiment au vrai bonheur ?

Les chemins qui mènent au bonheur peuvent être multiples, mais un seul guide au vrai bonheur.

Le désir de bonheur est profondément inscrit en chacun de nous. Et pour cause, c’est Dieu Lui-même qui l’a mis dans le cœur de l’homme. Il est donc normal de vouloir être heureux : nous sommes faits pour ça ! Le tout est de ne pas se tromper de bonheur.

 Dans notre quête au bonheur, le Malin cherche à nous piéger, en faisant miroiter devant nos yeux des plaisirs factices et des satisfactions médiocres. Toutefois, elles ne peuvent pas nous combler, car nous ne sommes pas taillés pour un bonheur au rabais. Nous sommes faits pour le bonheur de Dieu. Tous les autres pseudo-bonheurs ne peuvent donc que nous décevoir et nous laisser sur notre faim.  À travers les Béatitudes, Jésus rappelle notre vocation au bonheur et en décrit le « mode d’emploi » (Mt 5, 1-2).

« Ne vous faites pas de trésors sur la Terre »

Le chemin de bonheur que Jésus nous invite à suivre est déconcertant : il y est question de pauvreté, de larmes, de persécutions, de faim et de soif. Exactement le contraire de l’idée que le monde se fait du bonheur ! Nous-mêmes, ne rêvons-nous pas, pour nous et pour nos enfants, d’un chemin facile ? Au fond, nous voudrions concilier la conquête d’un bonheur terrestre – confort matériel, réussite sociale, succès, plaisirs – et la recherche du Bonheur éternel. Mais Jésus est clair : « Entrez par la porte étroite » (Mt 7, 13) ; « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive » (Lc 9, 23) ; « Ne vous faites pas de trésors sur la Terre » (Mt 6, 19) ; « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 13).

Il nous faut choisir : voulons-nous vraiment le bonheur infini dont Dieu veut nous combler ? Si oui, mettons résolument nos pas dans ceux de Jésus. Nous ne pouvons pas être tièdes ni partagés : un peu pour Dieu, un peu pour le monde. C’est l’un ou l’autre. À qui faisons-nous confiance : au Seigneur, ou à notre compte en banque ? Quelle ambition avons-nous pour nos enfants : le Bonheur éternel avec Dieu (autrement dit : la sainteté), ou la réussite terrestre ? « Ne cherchez donc pas ce que vous allez manger et boire ; ne soyez pas anxieux ».

Tout cela, les nations du monde le recherchent, mais votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît » (Lc 12, 29-31).

Le Bonheur éternel avec Dieu est-il si difficile à atteindre ?

Le bonheur qui vient de Dieu n’est pas une promesse lointaine, il nous est offert dès aujourd’hui. Si nous lisons attentivement les huit Béatitudes, telles qu’elles nous sont rapportées par saint Matthieu, nous remarquons que la première et la huitième sont au présent : le Royaume est donné maintenant à ceux qui le cherchent. Celui qui désire ce qui est juste aux yeux de Dieu, celui qui attend tout de Lui, goûte dès aujourd’hui à la joie du Ciel, de manière concrète et palpable.

Jésus nous l’a promis : ce à quoi nous renonçons pour Lui, nous est rendu au centuple dès maintenant (Mt 10, 29-30). Chercher le Royaume de Dieu n’implique pas que nous ne connaissions ici-bas que des difficultés et des amertumes : au contraire ! Plus notre cœur s’attache au Seigneur, plus il s’ouvre aux joies de chaque jour, petites ou grandes, mais bien réelles ! Plus nous cherchons le Royaume, plus le reste nous est donné par surcroît !

Le Royaume des Cieux nous semble difficile à atteindre. C’est une tâche qui nous paraît complexe. Pourtant, le Seigneur n’a posé qu’une seule condition : « Quiconque ne devient pas comme un enfant n’est pas digne d’y entrer ». L’enfance est synonyme d’amour sans limites, d’abandon à ses parents en toutes choses. L’enfant, comme le pauvre, est celui qui s’en remet inconditionnellement à l’amour de son Père. Nous n’osons pas tout miser sur Dieu, et attendre notre bonheur de Lui seul, parce que nous avons peur de la Croix. Mais Dieu n’envoie pas la souffrance : Il donne la joie, dès maintenant. Et lorsque nous rencontrons l’épreuve, Il nous offre de la vivre avec Lui, au lieu de la subir, et d’y trouver ainsi un avant-goût du Bonheur éternel. Le voulons-nous ?

Christine Ponsard