10. oct., 2020

Etes-vous suffisamment attentif à la Parole du Seigneur ? Faites le test !

Mais savez-vous vraiment bien vous y prendre ?

Petit exercice pratique. Prenez une feuille de papier et, après avoir lu soigneusement l’Évangile, refermez-le et notez ce que vous avez retenu. Relisez le texte et comparez votre copie à l’original. Il y aura sans doute des trous, des imprécisions, des angles morts, des contre-vérités.

Quel est l’intérêt de cet exercice ? Réaliser que nous lisons trop souvent un article en y lisant ce que nous voulons y lire. L’attention vraie est donc affaire d’amour. Quand l’amour convoite pour soi, la mémoire est toujours sélective. Mais si l’amour veut faire plaisir, alors l’œil ou l’ouïe retiennent le moindre détail. L’attention comme la bonne mémoire sont donc des tests redoutables. Y compris pour tester son amour envers le Seigneur et sa Parole.

Connaître et embrasser la Parole

Si on entend « glace au chocolat » ou « délices de printemps » alors notre esprit s’éveille. Il écoute. La réalité qui s’est ainsi formée en nous nous attire. Il en est ainsi du Père quand Il entend son Fils : Il l’aime. Ses paroles sont sa parole. Or, l’amour que le Père a pour son Fils produit en Lui une réalité qui L’attire vers le Fils, comme l’image intérieure d’un délice m’aspire… Cette réalité qui se forme en Dieu vers le Fils et qui les unit, c’est cela l’Esprit.

S’Il nous est donné, notre esprit devient comme celui du Père, aimanté par le Fils. Les paroles du Fils deviennent nôtres ; ses pensées plus chères que nos pensées. Mieux ! Nous cherchons dans ses paroles leur sens plénier pour restituer et la puissance et les nuances de leurs saveurs. Travaillé par l’Écriture, nous aimerions le connaître par cœur, et l’embrasser… Comme l’amoureux baise une lettre d’amour. La Parole, froide au départ, telle une pierre silex, communiquera sa flamme si on la frotte un peu contre son cœur.