15. nov., 2021

Les chrétiens doivent « organiser l’espérance » dans les « ruines du monde », lance le Pape

À l’occasion de la 5e Journée mondiale des pauvres, le pape François a lancé un appel aux chrétiens pour aller "au milieu des ruines quotidiennes du monde" et d’y "organiser l’espérance", dans son homélie prononcée dans la basilique Saint-Pierre, ce dimanche 14 novembre.

Comme chaque année depuis 2017, l’Église catholique célèbre lors du 33e dimanche du temps ordinaire la Journée mondiale des pauvres. En amont de ce dimanche 14 novembre, le Pape s’est rendu le 12 novembre à Assise à la rencontre de près de 500 pauvres venus de toute l’Europe. Partout dans le monde, des diocèses organisent ce weekend des événements pour mettre à l’honneur les personnes les plus vulnérables.

À Rome, c’est dans une basilique Saint-Pierre emplie de 2.000 pauvres et de bénévoles engagés auprès d’eux que le pape François a célébré la messe. Dans son homélie, le pontife argentin a rappelé son rêve pour une Église prophétique qui « sort d’elle-même » pour aller apporter la tendresse aux pauvres. « Parce que là, parmi eux, se trouve Jésus », a-t-il insisté.

Nourrir l’espérance du lendemain en guérissant la souffrance d’aujourd’hui.

Il a ainsi rappelé la mission des chrétiens : « Nourrir l’espérance du lendemain en guérissant la souffrance d’aujourd’hui ». Pour lui, cette espérance n’a pas grand-chose à voir avec « l’optimisme béat » ou l’optimisme « adolescent » de ceux qui espèrent que les choses vont changer mais qui, entre-temps, « continuent à faire leur vie ».

Les chrétiens, des « convertisseurs de bien »

Au contraire, il s’agit d’être, « au milieu des ruines quotidiennes du monde, d’infatigables bâtisseurs d’espérance », d’organiser cette espérance en la semant avec le cœur dans la vie concrète de tous les jours. « Nous ne pourrons jamais faire du bien sans passer par la compassion », a alors rappelé le pape François en sortant de ses notes.

Prenant une image, le Pape a demandé aux chrétiens d’imiter les feuilles des arbres. « Comme les tendres feuilles de l’arbre, nous sommes appelés à absorber la pollution qui nous entoure et à la transformer en bien », a-t-il ainsi expliqué. « Jésus veut que nous soyons des “convertisseurs de bien” », a-t-il poursuivi, « des personnes qui, immergées dans l’air lourd que tout le monde respire, répondent au mal par le bien ».

I.Media