29. sept., 2022

La « prière du ‘Ciao !’ » du pape François

"Le secret de la vie des saints est la familiarité et la confiance en Dieu", a insisté le pape François lors de l'audience générale du 28 septembre. À travers une anecdote, il a incité les chrétiens à vivre la "prière du ‘Ciao !’", une prière de proximité affective avec le Seigneur, "comme un ami parle à un ami".

Après avoir interrompu son cycle d’enseignements en raison de son déplacement au Kazakhstan, le pape François a repris sa catéchèse ce mercredi 28 septembre sur le thème du discernement en se concentrant sur la prière, « une aide indispensable au discernement spirituel ». Elle permet selon lui d’ « entrer dans l’intimité avec le Seigneur, avec une spontanéité affectueuse ».

C’est d’ailleurs pour François « le secret » des saints que d’avoir su vivre une « familiarité » avec Dieu. Une expérience qui permet de reconnaître « toujours plus facilement » ce qui lui est agréable. À de nombreuses reprises, le Pape a précisé que cette proximité ne pouvait naître des prières répétées à la façon des « perroquets », mais bien d’une expérience intime et quotidienne avec le Seigneur.

Avoir une familiarité avec Dieu
Lâchant régulièrement les feuilles de son discours, le Pape a alors raconté avoir connu un vieux frère religieux qui était le concierge d’un collège. « Chaque fois qu’il le pouvait, il s’approchait de la chapelle, regardait l’autel et disait ‘Ciao’. Parce qu’il avait une proximité avec Jésus. Lui n’avait pas besoin de dire : ‘blah, blah, blah’… Non ! Juste ‘Ciao ! Je te suis proche et tu es proche de moi’. C’est le rapport que nous devons avoir dans la prière », a confié le Pape, « une proximité affective, comme des frères ».

François a demandé aux fidèles d’aller de l’avant avec cette manière de prier. « Appelons-la ‘la prière du Ciao !’ », a-t-il proposé, précisant qu’elle était une manière de « saluer le Seigneur avec le cœur » et qu’elle consistait à le prier avec peu de paroles mais des gestes et des bonnes œuvres.

"Ceux qui s’éloignent du Seigneur ne sont jamais satisfaits".

Dans sa catéchèse, l’évêque de Rome a assuré que cette familiarité avec Dieu permettait de vaincre « la crainte ou le doute que sa volonté ne soit pas pour notre bien, une tentation qui traverse parfois nos pensées et rend le cœur agité et incertain ».

Il a d’ailleurs reconnu que beaucoup de gens, même parmi les chrétiens, « doutent que Jésus veuille notre bonheur ». Plus encore : « Certains craignent même que prendre au sérieux sa proposition signifie ruiner sa vie, mortifier nos désirs, nos aspirations les plus fortes […]. Que, en somme, il ne nous aime pas vraiment ».

Mais le Pape a assuré que Dieu laisse toujours l’homme libre de ses choix, que « Jésus ne nous contraint jamais à le suivre ». Citant les paroles de saint John Henry Newman, il a ajouté que, certes, « le discernement n’est pas facile, car les apparences sont trompeuses, mais la familiarité avec Dieu peut doucement dissiper les doutes et les craintes, rendant notre vie toujours plus réceptive à sa ‘douce lumière’ ». Et d’insister : « Ceux qui s’éloignent du Seigneur ne sont jamais satisfaits, même s’ils ont à leur disposition une abondance de biens et de possibilités ».

I.Media