24. nov., 2022

La consolation à l’école de la petite Thérèse

Lors de l’audience générale du mercredi 23 novembre, le pape François a abordé le thème de la consolation spirituelle, donnant l’exemple de sainte Thérèse de Lisieux. Docteur de l’Église, elle nous livre un enseignement puissant sur cette grâce, qui s’obtient par l’oubli de soi et la quête de l’Esprit saint.

Le mot « consolation » est bien connu des grands saints. Saint Ignace de Loyola, très aimé du pape François qui l’a cité ce 23 novembre lors de l’audience générale, l’emploie dans ses Exercices Spirituels. Pourtant, lorsque l’on évoque la consolation, on pense généralement à un réconfort moral, refuge contre la tristesse ou le désarroi. Mais saviez-vous qu’il existe une consolation bien plus profonde que celle des émotions, celle de l’âme ? C’est justement celle-ci qu’a recherchée Thérèse de Lisieux tout au long de sa courte vie, nous laissant un enseignement profondément inspirant.

La véritable consolation du chrétien est en Dieu seul

L’ouvrage L’Imitation de Jésus-Christ définit ainsi la consolation :

« Ainsi, mon âme, tu ne peux trouver de soulagement véritable et de joie sans mélange qu’en Dieu, qui console les pauvres et relève les humbles (…) Aucun bien temporel ne saurait te rassasier. Toute consolation humaine est vide et dure peu.«

La consolation du chrétien ne se trouve dès lors qu’en Dieu et en Dieu seul. La recherche de toute consolation terrestre, bien que naturelle, ne saurait combler ce dont a besoin l’âme. En réalité, la consolation de l’âme se trouve souvent lorsque l’on est privé de toute consolation humaine. Si cela peut paraître dur, c’est pourtant en s’oubliant soi-même que notre désir du Ciel grandit, nous faisant mieux désirer les biens éternels.

Bien que très exigeant, c’est l’enseignement donné par sainte Thérèse de Lisieux, qui ne cherchait de consolation que dans le Christ, à travers la prière, acceptant toutes les petites humiliations quotidiennes et la souffrance. Toute petite, la sainte avait demandé d’être éloignée des consolations terrestres pour ne trouver refuge que dans la Sainte Face souffrante du Christ : « J’avais demandé à Jésus de changer pour moi en amertume toutes les consolations de la terre ».

La consolation s’obtient par la quête perpétuelle de l’Esprit saint
La consolation correspond en fait au souffle de Dieu sur notre âme, gonflant ses voiles pour mieux faire avancer le bateau vers la direction fixée : le Ciel. Et l’on ne ressentira correctement ce souffle que si les vents du monde se taisent. Ce souffle se manifeste par l’Esprit saint. C’est d’ailleurs pour cela que l’on qualifie souvent le Paraclet de « consolateur ». Pour obtenir la consolation de l’âme, il faut donc réclamer l’Esprit saint, le demander à Dieu. Alors viendront les fruits de la consolation, cette paix intérieure que le Pape a lui-même définie ce 23 novembre comme étant « un mouvement intime qui touche au plus profond de nous-mêmes », qui permet à l’âme de se sentir « enveloppée par la présence de Dieu, d’une manière toujours respectueuse de sa propre liberté ».

Nous pourrons ensuite essayer, comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, d’expérimenter cette paix jusque dans la souffrance : « Souffrons en paix… (..) Qui dit paix ne dit pas joie, ou du moins joie sentie… Pour souffrir en paix, il suffit de bien vouloir tout ce que Jésus veut ».

Cécile Séveirac -