MON POINT DE VUE SUR LE RAPPORT DE LA CIASE !

 

Le mardi 5 octobre, j’ai suivi en direct sur KTO le rapport de la CIASE sur les abus sexuels dans l’Eglise et je ne peux m’empêcher de partager avec vous mon émotion ! Je n’ai pas cessé de pleurer en pensant que chaque victime représentait un clou enfoncé dans le corps du Christ, comme une sorte d’automutilation que l’Eglise s’infligerait à elle-même ! Les propos violents du premier intervenant à l’encontre même du Pape François, lui reprochant une sorte d’indifférence, m’ont terriblement blessée d’autant que, étant moi-même membre de ce Corps en tant que chrétienne, je me sens un peu responsable de ce qu’ont pu perpétrer d’autres membres et je m’associe à la demande de pardon de l’Eglise tout en implorant la Miséricorde Divine pour les auteurs de ces crimes !

Tout en reconnaissant la « monstruosité » de ce rapport, le Président a conclu par un message personnel d’Espérance, suivi par la demande de pardon, avec beaucoup d’humilité, de Monseigneur Eric de Moulin Beaufort et de sœur Véronique !

Quant à moi, lorsque je vais du côté de Marie, j’ai décidé de renforcer ma prière en demandant à Marie de rendre l’Eglise plus humble et plus forte en arrachant et en jetant au loin, les membres qui sont une occasion de chute afin que le corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne !

Et je termine moi aussi par une note d’Espérance, avec l’évangile des béatitudes selon Saint Matthieu :

« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux…
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés…
Heureux êtes-vous lorsque l'on vous insulte, que l'on vous persécute et que l'on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi…

Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux »

Françoise

LES DONS DE L’ESPRIT SAINT

Comme chaque enfant de Dieu, le jour de mon Baptême, j’ai reçu la semence des dons de l’Esprit Saint. Les sacrements du Pardon, de l’Eucharistie et de ma Confirmation que j’ai reçus à 7 et 9 ans, associés à l’amour de mes parents, ont développé les dons de Crainte de Dieu et de Piété filiale qui m’ont donné cette Joie de l’Evangile que je ne cesse de partager autour de moi !

Le sacrement du Mariage m’a conféré les dons de Conseil et de Force qui m’ont permis de surmonter les épreuves de la vie, ce qui a fait de moi une sorte de « Simon de Cyrène » pour soutenir et protéger mon mari qui n’avait pas eu la chance d’avoir des parents, mais aussi mes enfants et quelques personnes fragiles de mon entourage qui n’avaient pas cette force !

Ce n’est que depuis quelques années, suite à un événement plutôt cocasse, le Seigneur a beaucoup d’humour, que, cessant de regarder les publicités à la télévision, j’ai découvert la chaîne KTO où j’ai commencé à réciter tous les jours, le chapelet en direct de Lourdes. Peu à peu, je me suis intéressée aux différentes émissions et reportages qui ont nourri ma spiritualité et permis d’accueillir les dons de Science et d’Intelligence, pour connaître et comprendre les écritures !

Depuis, ma pratique fervente de la prière et de l’Eucharistie n’ont fait que renforcer ces dons qui m’ont permis de supporter avec force et courage la plus grande épreuve de ma vie en m’abandonnant à la Volonté de Dieu, la veille de la mort de mon mari !

Ses dernières paroles : « Vas du côté de Marie ! » ont été pour moi comme une sorte de rendez-vous qu’il me donne chaque jour à l’église, du « côté de Marie » dont je le sens proche ! Et je sais que nous sommes en communion, j’en ai pour preuve toutes ces grâces que je reçois depuis son départ et ce don de Sagesse, qu’elles m’ont apporté !

J’ai ainsi tout au long de ma vie, acquis et accueilli les dons de l’Esprit Saint en me livrant entièrement à la Volonté du Seigneur qui se livre à son tour pour me décharger de toutes mes inquiétudes et apporter la Paix dans mon cœur ! Mon cœur si brûlant d’Amour que je ne peux que rendre Amour pour Amour !

Françoise

 

UNE PLUIE DE GRÂCES !

La veille de sa mort, les dernières paroles de mon mari furent : Vas du côté de Marie !" Ces paroles eurent pour moi l'effet d'un testament, comme l'expression de sa dernière volonté ! Il savait, lui, que son heure était venue et que seule, Marie pourrait m'aider à affronter cette épreuve ! Depuis, je vais chaque jour du côté de Marie et je reçois une pluie de grâces qui sont autant de bouquets de roses ! Mais j'avais oublié que les roses avaient aussi des épines pour les protéger des prédateurs, et il n'est pas rare que j'en ressente la blessure, si je ne prends pas garde de les manipuler avec les gants de la prière !

Plus les grâces sont fortes et plus les blessures sont douloureuses ! Mais ne sont-elles pas là pour me rappeler de ne pas entrer en tentation ? Et quand je prie le Seigneur d'éloigner de moi ces souffrances, il me répond comme à Saint Paul : "Ma grâce te suffit car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse" C'est pourquoi maintenant, lorsque je me sens triste et seule, je pense à la réponse que j'ai reçue un jour : " Tu dois apprendre à gérer ta peur et tes angoisses toute seule, tu as les ressources en toi !" Alors je m'adresse directement à Jésus par la prière et il me répond ! Je peux dire maintenant comme Saint Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi !"

Alors que, en perdant Jacky, je pensais avoir perdu la moitié de ma vie, je réalise que celle-ci est encore plus riche qu'avant ! Je reçois des grâces en abondance ! J'ai la sensation que ses dernières paroles : "Vas du côté de Marie" sont une sorte de fil conducteur qui me relie à lui en passant par Marie dont je le sens proche ! Nous sommes réellement en communion !

Cette surabondance de grâces que j'ai reçues chaque jour de ce mois d'août ont été pour moi l'occasion de vivre une véritable retraite spirituelle au cours de laquelle j'ai entrepris ma consécration à Jésus par Marie en 30 jours qui se termine aujourd'hui, fête de la Nativité de Marie ! Parallèlement, je relis "Le combat spirituel" en surlignant tout ce qui correspond à ce que je suis en train de vivre ! J'ai bien conscience que ce n'est pas donné à tout le monde et que j'ai beaucoup reçu ! alors je pense à l'évangile de St Luc (12,48) "Si quelqu'un a beaucoup reçu on exigera beaucoup de lui ; et plus on vous aura confié, plus on demandera de vous"

C'est pourquoi je n'ai pas d'autre choix que de faire fructifier toutes les grâces que j'ai reçues si je veux atteindre le niveau de sainteté qui me fera dire : " Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ! " Cependant je considère que la sainteté n'est pas un but en soi mais le meilleur moyen d'entrer dans la vie éternelle !

Pour terminer je voudrai citer quelques passages du "Combat spirituel" 

"Jésus aime les coeurs joyeux, il aime une âme toujours souriante !"

"Cultiver la bonne humeur est une école exigeante mais particulièrement efficace pour détruire les racines de la philautie, pour nous décentrer de nous-mêmes"

"La bonne humeur est d'abord une décision avant d'être une envie"

"Un coeur joyeux est le résultat normal d'un coeur brûlant d'amour, car elle donne plus, celle qui donne avec joie, et Dieu aime celui qui donne avec joie ... !"

J'ai bien conscience que ma bonne humeur est un Bien précieux que j'ai reçu de Dieu et que je dois cultiver pour sa plus grande gloire ! Et s'il lui arrive parfois d'être écorchée par quelques épines, il suffit du baume de la prière pour qu'elle retrouve toute sa vigueur !

Françoise

OSONS "LA JOIE DE VIVRE » !

L’année 2019 nous a permis de vivre une expérience de « petits groupes » pendant les temps liturgiques du Carême et de l’Avent afin de nous préparer à ces moments forts que sont les fêtes de la Résurrection et de la Nativité.

Personnellement j’ai vécu ces « petits groupes » comme un moyen de faire Eglise dans nos maisons, un peu à la manière dont la belle-mère de Pierre, après avoir été guérie par Jésus, accueillait dans sa maison et servait tous les amis et voisins qui souhaitaient le rencontrer.

J’ai vu, dans ces deux parcours, difficilement comparables, tant leur thème étaient abordés de manière différente, un objectif commun : la rencontre avec Dieu.
En effet, le parcours du Carême était réalisé à partir de 6 témoignages de personnes ordinaires, très différentes, ayant chacune vécu l’expérience extraordinaire d’une rencontre avec Dieu. On peut voir à travers ces témoignages très variés que cette Rencontre a toujours eu lieu au cours d’une grande épreuve comme peut l’être la perte de son enfant à cause d’une maladie ou d’un assassinat mais également la maladie d’un cheval. Il s’agit dans tous les cas d’une épreuve qui peut paraître insurmontable si on refuse de lâcher prise et de faire confiance à la vie. Il suffit parfois de regarder autour de soi et d’accepter la main que l’on nous tend pour reconnaître à travers cette souffrance, la présence de Dieu !

Je suis un peu étonnée lorsque j’entends des personnes dire : « Je n’ai pas aimé le témoignage sur le cheval » Peut-être ont-elles pensé que la vie d’un animal était moins importante que celle d’un être humain et que le témoignage avait moins d’intérêt que les autres. Ce qui aurait été le cas si, Jean-François, le propriétaire du cheval avait demandé sa guérison sans aucune conviction, simplement en dernier recours ! Ce n’est pas ce qui s’est passé puisque c’est son ami, très croyant, qui lui a proposé de prier avec lui en insistant sur le fait que Dieu ne pouvait être insensible à sa prière s’il avait confiance en Lui !

Et Dieu, en guérissant le cheval, a aussi guéri l’âme de Jean-François qui a vécu une véritable conversion, signe que Dieu nous rejoint dans notre histoire et nos fragilités, quelles qu’elles soient, et comme le montrent ces différents témoignages, chaque appel est singulier. Ainsi, je comprends que dans ces histoires très différentes, il n’y en a pas une qui vaille plus que l’autre, nous n’avons pas de jugement de valeur à porter, ni de préférence à avoir.

Le parcours « Joie de vivre » proposé pour la préparation à Noël était basé sur l’émerveillement et ouvert sur l’écologie en lien avec l’exhortation apostolique du Pape François « Laudato Si ». Je dois avouer que le thème de ce parcours m’a particulièrement intéressée car j’avais moi-même, il y a deux ans, écrit un texte sur le don de l’émerveillement que je souhaite partager autour de moi.

Il est vrai que nous avons la chance d’habiter une région où il est facile de s’émerveiller tant la nature est belle autour de nous. Cependant il y a bien d’autres sources d’émerveillement si nous savons regarder avec les yeux du cœur. Il faut savoir prendre le temps de s’arrêter pour regarder de près, pour voir ce qui n’apparaît pas spontanément à nos yeux. Il est important de voir au-delà des apparences pour découvrir des merveilles. On pourra ainsi remarquer que la vie est belle !

Le parcours « Joie de vivre » se décline en 4 rencontres :
1- S’émerveiller de la vie
2- Découvrir la vie
3- Prendre soin de la vie
4- Témoigner de la vie.

I. S’émerveiller de la vie
Le thème de cette première rencontre est relativement facile et agréable à aborder. En effet, il suffit de regarder autour de nous pour admirer, sans gros efforts, la beauté du paysage. La proximité de la mer avec les marées qui laissent apparaître, selon leur coefficient, une vue différente à chaque heure de la journée, et toujours aussi belle quelle que soit la météo, mais également la faune et la flore spécifiques à notre région bretonne sont des témoignages directs de la beauté de la création et il est facile de s’en émerveiller.

II. Découvrir la vie
Cependant la création ne se limite pas à tout ce que l’on peut voir, ni à tout ce qui nous semble beau. La création c’est la vie dans son intégralité c’est-à-dire de l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’univers visible à l’univers invisible. C’est pourquoi il est essentiel de chercher à découvrir la vie pour la connaître et la comprendre. L’émerveillement est un état naturel, notamment chez les enfants, qui tombent, d’une manière spontanée, sous le charme d’une nouveauté et qu’on peut comparer à l’état dans lequel se trouve celui ou celle qui tombe amoureux. En revanche, découvrir la vie demande un effort de volonté pour s’ouvrir à l’inconnu et à la réflexion tout comme peuvent le faire des amoureux qui s’engagent à s’aimer pour la vie.

Il faut pour cela voir au-delà des apparences, cela demande de regarder avec les yeux du cœur autant qu’avec ceux du corps. Si nous pouvons être naturellement émerveillés par la beauté des arbres ou des fleurs qui nous entourent, particulièrement si nous voyons des papillons virevolter de l’une à l’autre ; il nous arrive d’être plus frileux quand il s’agit d’insectes dont la seule présence nous importune ! C’est le cas notamment des abeilles dont nous redoutons la proximité en raison de leur bourdonnement et du danger qu’elles représentent. C’est ainsi que certains les considèrent comme nuisibles et cherchent à s’en débarrasser. C’est une aberration due à l’ignorance et au manque de discernement des personnes qui refusent de s’intéresser à la vie de la nature.

En effet, sans insecte, il n’est plus de vie possible puisque ce sont eux qui, par la pollinisation, participent directement à la reproduction des plantes nécessaires à la vie de l’homme. On peut ainsi découvrir que le monde animal, végétal et humain sont en étroite relation et ne peuvent vivre les uns sans les autres. Il est intéressant de savoir que les arbres communiquent entre eux et avec leur environnement via leurs feuilles ou leurs racines qui émettent des signaux chimiques…

Bien sûr il n’est pas besoin de faire de grandes études en biologie, il suffit simplement d’observer la nature pour s’apercevoir que l’ensemble des éléments qui sont à l’origine de la création de l’univers :

L'eau, la terre, l’air, le feu, mais aussi le monde animal, végétal, astral et humain sont liés les uns aux autres et dépendent entièrement les uns des autres avec une telle précision qu’ils engendrent la Vie.

A l’instar de Voltaire qui disait : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait point d’horloger ! » tout comme on reconnaît un artiste à son œuvre, cette merveille de la création, empreinte d’Amour laisse apparaître le visage du Créateur qui n’est autre que Dieu luimême.

III. Protéger la vie
En nous donnant la vie, Dieu nous associe à son œuvre en nous confiant la création dont nous faisons partie. Il nous appartient de gérer ce que l’on peut appeler la Maison Commune en la protégeant. La planète sur laquelle nous vivons est notre Mère nourricière. Elle appartient à tous les hommes et nous n’avons pas le droit de nous l’approprier individuellement. Chacun de nous doit prendre soin de la vie, pour que celle-ci se développe d’une manière harmonieuse en respectant le rythme des saisons et en prenant conscience de la richesse que représente notre environnement. Il est impossible à l’homme de vivre seul, nous sommes tous interdépendants de nos semblables comme de tout ce qui nous entoure : arbres, plantes, insectes, animaux, montagnes et vallées, fleuves et océans, soleil et pluie, vents et marées tout est fait pour l’Homme. Malheureusement, celui-ci oublie souvent qu’il s’agit d’un cadeau essentiel à la Vie et tente d’en tirer profit pour son propre compte ce qui a pour conséquences de perturber l’harmonie, voire dérégler le climat, favorisant des catastrophes de plus en plus fréquentes et graves.

S’il est important d’être réalistes afin de prendre conscience de la menace qui plane sur notre terre, il est aussi important d’avoir une vision positive de la Vie, en reconnaissant que nous sommes tous concernés et responsables à notre niveau. En effet, il appartient à chacun de nous d’essayer de changer ses habitudes de consommation, limitant celle-ci à nos besoins et non à nos envies, achetant de préférences des produits locaux et de saison, en évitant gaspillage et déchets, ou par d’autres moyens de lutter contre la destruction de notre planète…

N’attendons pas que les politiques prennent des décisions pour nous, agissons à notre niveau !

IV. Témoigner de la vie
Si nous sommes convaincus de la beauté de la Vie et de l’importance de la protéger, il nous appartient d’en témoigner autour de nous. Ce n’est pas par nos discours mais par nos actes que nous serons crédibles. En osant la joie de vivre, nous pourrons donner aux autres l’envie de découvrir et de partager ce qui nous rend joyeux ! Pour cela il est important de s’unir, de former des communautés avec des personnes qui partagent la même espérance que nous, même si elles n’ont pas les mêmes idées que nous. C’est en acceptant et en confrontant des différences de points de vue que nous pourrons avancer ensemble pour annoncer la Vie, témoigner de sa beauté et de sa richesse !

« Osons la Joie de Vivre !"

Françoise

MON CREDO

"POUR VOUS QUI SUIS-JE ?"
Cette question que Jésus a posée à ses disciples, c'est à chacun de nous qu'elle s'adresse encore aujourd'hui. J'ai essayé d'y répondre par ce Credo ... Françoise

« Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu, le couronnant d'honneur et de gloire » Psaume 8

Dieu a fait l’Homme à son image en lui donnant la liberté de choisir d’aller vers le Bien ou l’absence du bien. Cette capacité de discernement est le propre de l’Homme, contrairement à l’animal qui agit par instinct. Malheureusement cette faculté de discernement se trouve altérée lorsque, au lieu de se reconnaître en Dieu, l’Homme a tendance à se prendre pour Dieu. Il est souvent plus facile d’aller instinctivement vers ce qui nous procure du bien que de choisir de faire le Bien. C’est alors que l’Homme peut arriver à commettre des actes qualifiés « d’inhumains », c’est-à-dire indignes de l’Homme.

On peut dire alors qu’il peut arriver à chacun de nous de commettre des actes « indignes » de notre condition humaine  lorsque nous nous laissons guider par notre instinct, c’est ce qui fait la faiblesse de l’Homme.

 Lorsque nous considérons d’un acte qu’il n’est pas humain, il s’agit plus particulièrement d’actes terroristes entraînant des scènes d’horreur ou encore d’un homme qui a massacré sa famille toute entière. Cependant il me semble que nous avons tendance à confondre la personne et les actes qu’elle a commis comme si elle n’était plus une personne humaine ! Je pense personnellement que c’est sa condition humaine qui fait qu’un Homme peut choisir de rejeter le bien et d’aller vers le mal contrairement à l’animal qui n’a pas conscience du mal qu’il fait. En effet, celui-ci s’il est dangereux agit toujours par instinct et non par méchanceté.

En ce qui me concerne, je pense que l’Homme est la preuve même de l’existence de Dieu.

Il appartient à la justice des hommes de condamner et de punir ceux qui commettent des actes criminels afin d’empêcher les récidives mais non pas de juger les hommes qui sont l’œuvre de Dieu et à qui le jugement dernier appartient.

Françoise

Avez-vous déjà été mis dans l’embarras à cause de votre appartenance religieuse ?

C’est une question à laquelle je n’avais jamais réfléchi et en cherchant si j’avais pu être mise dans l’embarras à cause de ma religion, j’ai constaté que j’avais plutôt vécu le cas contraire !

En effet, si je suis catholique depuis ma naissance parce-que née dans un pays et une famille catholique, je suis devenue chrétienne par mon baptême, le 25 mai 1949 et j’attache beaucoup plus d’importance à cette identité qu’à celle de ma religion qui n’est pour moi qu’un moyen de suivre le Christ.

Pour être fidèle à mon identité de chrétienne, j’essaie de suivre l’enseignement de Jésus qui a dit :

« Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,  de toute ta force et ton prochain comme toi-même ».

Ce commandement qui résume tous les autres constitue à mon sens, avec les béatitudes, l’essentiel de ma foi chrétienne ; il est à la fois très simple et très exigeant car difficile à appliquer, c’est pourquoi il est impossible d’être chrétien tout seul. Nous avons besoin de la religion pour nous relier à Dieu en aimant nos frères. La religion catholique est pour moi le moyen d’accéder à la nourriture spirituelle par l’écoute de la Parole et par le don de l’Eucharistie et des sacrements. Cette nourriture est indispensable pour vivre ma vie de chrétienne.

Un jour, alors que nous étions à table lors d’un barbecue annuel que j’avais l’habitude d’organiser avec les voisins de mon quartier, une amie a pris la parole pour dire :

J’aimerais dire un grand « merci » à Françoise car c’est grâce à elle que depuis plusieurs années notre quartier se réunit autour d’un barbecue pour un repas partagé. C’est ainsi que la plupart de nos voisins sont devenus des amis. Il faut dire que Françoise est une vraie chrétienne !

 Je ne m’attendais pas à une telle affirmation devant tant de monde, mais celle-ci, au lieu de m’embarrasser, m’a surprise agréablement  en me montrant que j’étais sur la bonne voie. J’ai alors répondu : du moins j’essaie ! Je n’aurais pas apprécié d’être traitée de catho ce qui aurait été pour moi le signe que je mettais la religion au-dessus de ma foi ce qui n’est pas le cas. Pour moi, la religion n’est que le lien qui me relie à Dieu et à mes frères et  il m’appartient de reconnaître ce qui a un sens à mes yeux en faisant preuve de discernement afin de ne pas détourner mon esprit du message de l’Evangile.

 

Témoignage Père Olivier

Témoignage Alpha (Clotilde)

HISTOIRE DE VIE PAR EZECHIELLE

Rencontre d'Ezéchielle avec Guy Gilbert à l'église Sainte Croix de St Servan en 2010