4. mars, 2020

Saint Casimir (✝ 1484)

Savons-nous être attentifs aux signes que Dieu nous donne ?

En lisant la lecture d’aujourd’hui où il est question du signe de Jonas, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec ce que nous vivons aujourd’hui : la propagation du coronavirus.

Je réalise que ce qui pourrait être assimilé à un véritable fléau, arrive au moment même où commence ce temps liturgique du Carême. Ne pourrait-on pas y voir le signe de Jonas annonçant que nous avons 40 jours pour nous convertir ?

Alors que certains paniquent craignant qu’on ne puisse enrayer cette épidémie, d’autres pensent qu’on en fait trop. En ce qui me concerne, j’y ai vu un côté positif ! Dimanche dernier, en entrant dans l’église, j’ai remarqué l’attitude de mes amis chrétiens, cherchant un moyen de se saluer sans s’embrasser, ni se serrer la main. Cela demande un effort pour changer des habitudes devenues routinières et trouver d’autres formes de salutations. Après l’ébauche d’un premier geste instinctif, nous transformons celui-ci en un simple signe de la main, avec un regard prolongé, accompagné d’un sourire. Il me semble que cet effort nous engage à être plus attentif à l’autre que lorsqu’on accomplit un geste machinal !

Si certaines personnes ne comprennent pas toujours l’intérêt de ce « principe de précaution » et se sentent frustrées, moi, j’y vois comme un appel à nous convertir en changeant notre regard sur l’autre.

Si l’épreuve paraît plus douloureuse pour les personnes qui ne peuvent participer à l’Eucharistie, en raison de la fermeture de leurs églises, laissant leurs prêtres célébrer seuls la messe dominicale, elles ne doivent pas oublier que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu et rien ne les empêche en restant chez eux, d’être en communion avec tous ceux qui sont dans la même situation, notamment les chrétiens d’Orient et tous ceux qui sont persécutés en raison de leur foi.

Ne faut-il pas y voir un signe que Dieu nous envoie en ce temps de Carême ?

Françoise