19. mai, 2020

« Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2Co 12,11)

En cette deuxième semaine de déconfinement, nous nous habituons peu à peu à croiser des regards sans visage dans la rue. Le masque devient notre plus fidèle compagnon de sortie ; certains essayant même d'en faire un accessoire de mode ultra pointu. Si porter un masque en 2020 est un acte éminemment citoyen, c'est également un acte d'humilité dévoilant au grand jour la vulnérabilité de notre condition humaine. Oui, ce masque, aussi bigarré soit-il, représente notre propre fragilité et reflète celle des autres...
Une vulnérabilité dont la réalité est venue nous rejoindre dans notre confinement. Nous avions alors pris le temps de nous découvrir en profondeur en reconnaissant cette part que nous croyions sombre et que nous préférions cacher aux yeux du monde. Il est vrai qu'avant, nous aimions sortir masqués, le visage pourtant à découvert ! Que faire de ces faiblesses et de cette fragilité mises à nu désormais ?
Et si accepter sa vulnérabilité permettait une vraie rencontre avec soi-même, avec les autres et avec Dieu... En accueillant, à l'invitation du pape François, « ton trésor, Seigneur, dans la conscience d'être des vases d'argile ».

Laetitia