28. mai, 2020

« Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11,1

Des trois personnes de la Trinité, je ne vous cache pas que l’Esprit Saint est celle qui me touche le plus – peut-être parce que, au contraire du Père et du Fils, j’ai fait l’expérience de sa manifestation à bien des reprises lorsque je l’invoquai, comme une présence visible, sensible, presque sensuelle. C’est d’abord lui qui comble : à qui demande, il donne. À celui qui s’épuise, le repos ; à celui que les feux (de la colère, de la haine ou de l’épreuve) consument, la fraîcheur ; à celui qui souffre, le réconfort. Il est bon, doux et aimant. Son feu ne s’éteint jamais : même quand ma petite flamme intérieure vacille, il sait la raviver, la faire rejaillir et danser au vent de son souffle. C’est lui, encore, qui inspire. Cette Traversée tout entière, c’est lui qui l’a conçue en nous, nous en a fait les instruments pour vous, et nous a donné la force de la porter – je l’en bénis chaque jour, tout comme je vous bénis d’être montés à bord. C’est lui, enfin, qui perfectionne et qui parfait. Le Beau, le Bon, le Vrai : il règne en ces royaumes tout au creux de nos âmes. Alors à l'approche de la Pentecôte, implorons-le, invitons-le, accueillons-le : là où souffle l’Esprit, laissons-le nous guider.

David