1. juin, 2020

Doit-on faire de la joie un devoir quotidien ?

Santé, économie, vie quotidienne et spirituelle… Alors que le déconfinement a débuté, beaucoup restent inquiets. Et si la solution à tous ces doutes était la joie, ou plutôt le devoir de joie ?

Que ce soit dans le milieu politique et social ou dans l’Église, le climat est pour le moins morose : l’avenir est incertain. Dans un tel contexte, nombreux sont ceux qui se demandent comment on peut encore « y croire ». Comment regarder l’avenir avec espérance ? Comment garder finalement sa joie de vivre quand tout lui semble contraire ?
 

 La joie au cœur des doutes et des souffrances

Et si la joie était un devoir ? L’idée de devoir être joyeux semble saugrenue et pourtant c’est la vérité. Et la recette pour la maintenir est simple : retrouver la vitalité générale en soi décentrant de soi-même. Car il existe des remèdes sûrs à la morosité et l’inquiétude ambiantes. Si on s’intéresse un peu moins à soi et plus aux autres, si on choisit de regarder avec plus d’attention ce qui va bien que ce qui va mal, si on adopte la devise « le meilleur est juste-là ! », alors on retrouvera une joie plus naturelle et plus habituelle. Cela demande de voir les choses du bon côté. C’est même parfois un combat, lorsqu’on est assaillis de mauvaises nouvelles ou qu’on est dans la souffrance.

Mais si on est croyant, on n’oublie pas que c’est au plus profond de son agonie au mont des Oliviers, à la fin de son discours d’adieu à ses Apôtres, que le Christ affirme : « Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). Au cœur des doutes, des souffrances et même des persécutions, la paix et la joie sont là : le Christ a vaincu la mort et le péché ! (Aleteia)