18. oct., 2020

Une technique infaillible pour ne pas se laisser atteindre par les critiques

Certaines phrases malvenues peuvent déstabiliser. Des moments de fatigue, des divergences dans les appréciations d’une situation, un humour d’un goût un peu douteux, peuvent générer, avec votre entourage, des propos acides qui font souvent très mal. Toutefois, si les critiques vous font partir au quart de tour, il importe de vous interroger sur votre propre fonctionnement. De chercher la cause de cette hypersensibilité.

Qu’une phrase désagréable, voire méchante, vous fasse mal, c’est normal ! Mais qu’elle vous fasse bondir et qu’elle vous blesse jusqu’à ce vous pousser à réagir brutalement, n’est-ce pas le signe que vous possédez à la fois un détecteur puissant et un petit amplificateur de la moindre faute de non-respect ou d’incompréhension ? C’est un peu comme si vous étiez une plaie vive, qui ressent profondément le moindre dérapage de langage de ceux que vous aimez. Alors, d’où peut venir cette capacité d’être si facilement et si profondément blessé ?

Apprendre à rester zen grâce à une auto-analyse

Sans aller forcément rechercher dans une lointaine petite enfance, essayez une simple auto-analyse. Demandez-vous, par exemple, si vous avez une réelle estime de vous-même… si vous doutez de l’amour qui vous est porté… si vous pensez ne compter pour rien… si vous avez horreur du non-respect ou de la vulgarité, etc. Et de toute façon, prenez conscience qu’en étant si affecté par des paroles malheureuses, vous donnez aux autres un pouvoir exorbitant sur vous : le pouvoir de vous déstabiliser, pour ne pas dire de vous détruire. Dès lors, apprenez à rester zen : ce qui désarme inévitablement celui qui a pensé un instant vous agresser. Ainsi, non seulement vous calmez le jeu, mais vous le menez. Faites l’expérience de la douceur désarmante, et vous l’adopterez !

Comprendre l’autre, sans le juger trop vite, peut également vous aider à maîtriser vos réactions. Que de fois la parole a dépassé la pensée ! Mais que de fois un conjoint ou un ado qui a subi une vexation revient à la maison avec sa rancœur et s’en prend au premier venu. Il est souvent le premier à reconnaître qu’il ne pensait pas un mot de ce qu’il a dit de blessant, et à demander pardon… même s’il le fait maladroitement. En revanche, si ces phrases blessantes reviennent, peut-être faut-il chercher la lame de fond, le grief important que l’agresseur vous reproche ; se demander : « A-t-il une raison grave de m’en vouloir si fréquemment ? »

Face à la critique en famille, adopter la bonne attitude

Au sein de la famille, il existe un moyen de tuer dans l’œuf ces blessures malheureuses. Un couple doit passer un contrat clairement exprimé, voire par écrit : « Ma chérie (mon chéri), il m’arrivera inévitablement de te dire des phrases qui te feront de la peine, de poser des gestes qui te blesseront, mais sache bien qu’alors je ne l’aurai pas voulu vraiment. Si ça devait arriver, ce serait pure maladresse ou sottise incontrôlée de ma part, et non pas méchanceté, car je n’ai pas du tout l’intention de te faire souffrir ».

De même avec votre enfant, surtout un adolescent, ne prenez pas ce qu’il dit au premier degré. Voyez s’il n’y a pas en lui une souffrance qui expliquerait cette agressivité. Et au besoin, s’il est constamment désagréable, qu’il puisse s’exprimer dans un conseil de famille, où il est entendu que chacun, y compris la maman, a le droit de dire son ressenti, sans être jugé, ni recevoir le moindre reproche.

On pourrait dire tout simplement : gardons-nous de dramatiser trop vite, au risque d’entrer dans le cercle vicieux d’une agressivité qui monte en puissance. Et que celui qui a conscience de faire de la peine s’empresse de reconnaître son erreur et de demander sans tarder un pardon clairement exprimé. Enfin, de grâce, sachons aussi, au nom de l’amour, faire preuve d’un peu d’humour !