1. mars, 2021

Attention à la « paresse spirituelle », met en garde le pape François

« Prier, cela ne signifie pas échapper aux labeurs de la vie », a prévenu le pape François lors de l’Angélus de ce dimanche 28 février prononcé depuis la fenêtre du Palais apostolique du Vatican devant un millier de Romains et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre par un temps radieux. Le chrétien ne doit pas s’arrêter à la « béatitude » de sa rencontre avec le Christ car il s’agit alors de « paresse spirituelle », a-t-il insisté, mettant en garde contre ces situations où « nous sommes bien, avec nos prières et nos liturgies, et cela nous suffit ».

À l’occasion de ce deuxième dimanche de carême, il a commenté l’illumination vécue dans les Évangiles par les apôtres qui ont été témoins, sur la montagne, de l’épisode de la Transfiguration du Christ. En haut de la montagne, après avoir observé la splendeur de Jésus, les disciples n’en restent pas à la « béatitude de cette rencontre », a expliqué le pontife. Le Christ, au contraire, les « ramène dans la vallée », car il met en garde contre cette « paresse spirituelle » qui consiste à garder la lumière reçue au lieu de la transmettre.

Dans sa vie personnelle, familiale ou sociale, l’homme peut traverser « des moments d’obscurité » et en venir à craindre « qu’il n’y ait pas d’issue ». C’est par exemple le cas face aux « grandes énigmes comme la maladie, la douleur innocente ou le mystère de la mort ». Pour les surmonter, il peut « contempler la beauté du Ressuscité », mais ne doit pas pour « oublier la réalité ». « Allumer de petites lumières dans le cœur des gens, être de petites lampes de l’Évangile qui apportent un peu d’amour et d’espoir : telle est la mission du chrétien », a expliqué le souverain pontife.