29. juil., 2021

Marthe, Marie et Lazare, une mémoire célébrée pour la première fois par l’Église

La mémoire des saintes Marthe et Marie et de saint Lazare est célébrée pour la première fois, par l’Église catholique, ce jeudi 29 juillet.
Une première pour l’Église catholique. Ce jeudi 29 juillet, elle célèbre pour la première fois de son histoire la mémoire des saintes Marthe et Marie et de saint Lazare. C’est le pape François qui en avait fait l’annonce début février 2021 par la voix du cardinal Sarah, alors préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Une décision venue récompenser « l’important témoignage évangélique qu’ils ont offert en accueillant le Seigneur Jésus dans leur maison, en l’écoutant attentivement, en croyant qu’il est la résurrection et la vie ».

Le décret explique aussi que « l’incertitude de la tradition de l’Église latine quant à l’identité de Marie – la Marie-Madeleine à qui le Christ est apparu après sa résurrection, la sœur de Marthe, la pécheresse dont le Seigneur a pardonné les péchés – qui a décidé de l’inscription de Marthe seule le 29 juillet dans le calendrier romain, a été résolue dans des études et des temps récents, comme l’atteste le Martyrologe romain actuel, qui commémore également Marie et Lazare ce même jour ».

Sous cette dénomination, la mémoire de ces nouveaux saints devra donc figurer dans tous les calendriers et livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures, précise encore le décret et « les variations et ajouts à adopter dans les textes liturgiques, joints au présent décret, doivent être traduits, approuvés et, après confirmation par ce Dicastère, publiés par les Conférences épiscopales ».

Dans un autre décret le pape François a ordonné l’inscription au calendrier romain des mémoires facultatives de sainte Hildegarde de Bingen, saint Grégoire de Narek et saint Jean d’Avila, respectivement les 17 septembre, 27 février et 10 mars. « La sainteté s’allie à la connaissance, qui est l’expérience, du mystère de Jésus-Christ, inextricablement liée au mystère de l’Église », écrit le cardinal Sarah, et « ce lien entre la sainteté et la compréhension des choses à la fois divines et humaines brille d’une manière toute particulière chez ceux qui ont été honorés du titre de “Docteur de l’Église” ».

Agnès Pinard Legry