20. août, 2021

Les quatre questions du Pape pour mesurer son degré d’humilité

Lors de l’Angélus du 15 août, jour de l’Assomption, le pape François a médité sur l’humilité de la Vierge Marie. Invitant à la prendre pour modèle, il a proposé un court examen de conscience pour évaluer son propre degré d’humilité.
Quatre questions simples et concrètes, concernant la vie de tous les jours. Quatre attitudes propres à la Vierge Marie, et leur contraire. C’est le court examen de conscience auquel invite le pape François pour évaluer son propre degré d’humilité.

Lors de l’Angélus du 15 août, jour de l’Assomption, le pape François a invité les fidèles à prendre Marie comme modèle d’humilité. « L’humilité est le secret de Marie », a-t-il déclaré. « C’est l’humilité qui a attiré le regard de Dieu sur elle. L’œil humain recherche la grandeur et est ébloui par ce qui est ostentatoire. Dieu, en revanche, ne regarde pas les apparences mais le cœur », a précisé le Saint-Père, faisant allusion au Livre de Samuel : « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur » (1S16, 7). Or celle qui s’est présentée spontanément comme étant « la servante du Seigneur » (Lc 1, 38) « ne dit rien d’autre d’elle-même, elle ne cherche rien d’autre pour elle-même », a souligné le Pape François.

« Aujourd’hui, nous pouvons donc nous demander : quel est mon degré d’humilité ? », a-t-il ainsi lancé, invitant chacun à un examen de conscience en quatre questions :

Est-ce que je cherche à être reconnu par les autres, à m’affirmer et à être loué, ou est-ce que je pense à servir ?

Est-ce je sais écouter, comme Marie, ou est-ce que je veux juste parler et recevoir de l’attention ?

Est-ce que je sais me taire, comme Marie, ou est-ce que je suis toujours en train de bavarder ?

Est-ce que je sais faire marche arrière, désamorcer les querelles et les disputes, ou est-ce que j’essaie simplement de me mettre en avant ?

Pour le Saint-Père, il est essentiel de savoir rester humble. « Il est essentiel d’être pauvre en esprit, c’est-à-dire d’avoir besoin de Dieu. Celui qui est imbu de lui-même ne laisse pas de place à Dieu, mais celui qui reste humble permet au Seigneur d’accomplir de grandes choses », a expliqué le Pape.

Mathilde de Robien