5. oct., 2021

De Lille à Marseille, le Congrès Mission bat des records de participation

Le Congrès Mission a rassemblé près de 17.000 personnes entre le 1er et le 3 octobre dans neuf villes de France. Un record. Pendant ces trois jours, les participants ont pu s’enrichir de l’expérience des autres et se ressourcer pour partir en mission, le cœur gonflé à bloc.

La pluie s’est invitée pour le lancement du Congrès Mission à Rennes le vendredi, s’est prolongée à Lille tout le samedi et s’est abattue sur Lyon pour la clôture le dimanche, mais qu’importe ! Elle n’a pas empêché la réussite de ces trois jours dédiés à la mission, dans les neuf villes de France organisatrices. C’est plutôt une pluie de grâces qu’il faudra retenir !

Au total, ce sont près de 17.000 personnes qui ont assisté à ce Congrès Mission en région selon les organisateurs, dont 1.500 prêtres, 2.400 volontaires et 1.500 intervenants. Une belle affluence pour parler de la mission et partager expériences et rencontres : “Cela fait chaud au coeur” se réjouit une jeune maman lilloise. “J’ai été impressionnée par la qualité humaine des responsables de chaque ville, de leur docilité à l’Esprit et de la manière dont ils ont su saisir l’essence du Congrès Mission pour l’adapter à leur territoire”, confie pour sa part à Aleteia Anne Geneviève Montagne, cofondatrice de la manifestation.

Journée des prêtres, des couples ou des lycéens, dès le vendredi, les villes accueillant le congrès Mission délocalisé, avaient mis le paquet pour l’accueil des participants. Distributions de bracelets fluo pour les inscrits, sac orange vif “Jésus Sauve” garni du programme et autres guides, indications des parcours à suivre à l’aide de flèches géantes, comme le disait en souriant Sophie, une volontaire lyonnaise : “c’était un peu comme revivre les JMJ de nos 20 ans ! “  

Charité et esprit fraternel
Le samedi, ce sont les tables rondes et ateliers qui se sont enchaînés, sans répit, drainant en fonction des heures et des sujets, quelques curieux ou des églises entièrement remplies. “Parmi les grandes joies, reprend Anne Geneviève Montagne, celle d’apprendre qu’il y a eu des techniciens et des vigiles qui ont été touchés par le Seigneur. C’est dire l’esprit fraternel et la charité qui régnaient dans toutes les villes pendant ces trois jours”. Partout, malgré le vent ou la pluie, obligeant parfois à réorganiser les tentes, il était possible de déambuler dans les villages où de nombreuses associations se présentaient, permettant échanges et prise de contact. “C’est quand même tellement chouette de réaliser qu’on est nombreux à s’engager”, confie ainsi Alix, étudiante de 22 ans, volontaire au gilet orange postée à l’entrée du village à Rennes.

Adorations, messes et prières jalonnaient le programme avant des veillées musicales, (jusqu’à six proposées le samedi soir à Lyon), pour “mettre le feu” selon des participants enthousiastes, venus souvent en famille pour vivre ce moment de joie et de louange. Enfin le dimanche, après de nouvelles tables rondes ou ateliers toute la matinée, tous les participants ont pu prendre conscience de l’importance de l’événement qu’ils étaient en train de vivre “en communion” avec tant d’autres un peu partout en France, grâce aux directs organisés entre les villes via un grand écran interposé. Lyon donne la parole à Rennes, qui laisse la parole à Besançon avant d’aller écouter Marseille où l’autre cofondateur du Congrès Mission, Raphael Cornu-Thénard, conclut ce week-end inédit en donnant rendez-vous pour 2022, de nouveau à Paris.

Et pour l’envoi en mission de ces 17.000 participants, ce sont neuf messes qui sont célébrées simultanément dans les différentes villes d’accueil. “Ensemble, on va plus loin: comme c’est vrai et comme c’est bon”, assure Anne- Geneviève Montagne. Assurément, tout le monde est reparti gonflé à bloc pour les missions qui s’annoncent. À commencer par celle de la prière et du jeûne alors que l’Eglise de France va affronter un séisme ce mardi avec la publication du rapport Sauvé.

Bérengère de Portzamparc