11. nov., 2021

« Secoue ta foi ! », lance le pape François à l’Audience générale

« Réveille le Christ, secoue ta foi ! ». C’est l’exhortation du pape François aux chrétiens « découragés, faibles, parfois marginalisés », lors de l’Audience générale du 10 novembre 2021 qu’il a présidée dans la salle Paul VI du Vatican. Il s’agissait de sa dernière catéchèse sur la Lettre de saint Paul aux Galates.

Concluant son cycle d’enseignements consacré à la Lettre de l’apôtre Paul aux Galates, le pape a médité pendant l’Audience générale sur la « liberté apportée par le Christ », qui n’est ni « libertinage » ni « autosuffisance présomptueuse » mais se vit « dans le service de la charité ». Ce chemin, a fait observer le pontife, n’est pas sans difficultés : « La seule chose que nous pouvons faire dans les moments difficiles est de réveiller le Christ, qui est dans notre coeur. Il dort mais il est présent », a-t-il souligné en s’inspirant d’une homélie de saint Augustin : « Tu entends des insultes, tu es fatigué, tu es contrarié, et Christ dort. Réveille le Christ, secoue ta foi ! »

« Même dans la tourmente, tu es capable de faire quelque chose », car le Christ, a ajouté le pape argentin, voit au-delà de la tempête. Il voit « un panorama qui, par nous-mêmes, n’est même pas concevable ». Au fil de sa catéchèse, le pape a mis en garde le chrétien contre « la tentation de revenir en arrière » pour plus de sécurité. « Nous ne sommes pas des personnes qui reviennent sur leurs pas », a-t-il insisté. Et d’encourager : « Ne vous lassez pas de faire le bien. »

« Viens ! », une prière spontanée

L’évêque de Rome a encouragé à invoquer plus souvent l’Esprit Saint pour obtenir son soutien. Il a recommandé « une prière spontanée », qui naît du coeur et dont le mot-clé est « viens ! » : « Viens, a prié le pape, parce que je suis en difficulté, viens parce que je suis dans l’obscurité… Viens parce que je ne sais pas quoi faire, viens parce que je vais tomber. » Et de conclure : « Et ainsi nous serons des chrétiens libres, non pas attachés au passé dans le mauvais sens du terme, non pas enchaînés. »

I.Media