16. déc., 2021

L’évêque qui a dit que le Père Noël n’existait pas s’explique

Évêque de Noto, en Sicile, Mgr Antonio Staglianò a provoqué l’émoi récemment en déclarant que le Père Noël n’existait pas. Face à la polémique suscitée par ses propos, il a tenu à préciser sa pensée. Un rappel qui trouve un écho tout particulier en cette période de l’Avent.
Qui aurait pu croire qu’affirmer que le Père Noël n’existe pas puisse provoquer un tel émoi ? C’est pourtant ce qui s’est passé récemment en Sicile. Mgr Antonio Staglianò, évêque de Noto, ville du sud-ouest de l’île, a déclaré lors d’une célébration dans la basilique, devant des parents et leurs enfants, que Babbo Natale (le Père Noël, en italien), « n’existe pas ». Et il a ajouté que Coca-Cola « utilise l’image de son costume rouge pour véhiculer de fausses valeurs saines à des fins publicitaires ».

"Le consumérisme est différent de la culture du cadeau, du don qui est à la base du vrai message de Noël."

Face à la levée de boucliers suscitée par un tel discours, le prélat sicilien a tenu à clarifier ses propos quelques heures plus tard… par voie de communiqué. « Je n’ai pas dit aux enfants que le Père Noël n’existait pas, mais nous avons parlé de la nécessité de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. J’ai donc donné l’exemple de saint Nicolas de Myre, un saint qui apportait des cadeaux aux pauvres. Dans la tradition anglo-saxonne il est alors devenu le Père Noël, mais certainement pas le Père Noël créé par Coca-Cola », a-t-il souligné. « Je voulais expliquer que le consumérisme est différent de la culture du cadeau, du don qui est à la base du vrai message de Noël. »

« L’Enfant Jésus est né pour se donner à toute l’humanité », a rappelé Mgr Antonio Staglianò. Là, dans la pauvreté d’une étable, Jésus est venu au monde pour sauver l’humanité. « Sa naissance est un acte d’amour », a-t-il lancé. « Alors, lorsque les enfants recevront leurs cadeaux, ils devront penser à leurs pairs qui ne pourront pas les recevoir et ne pas cultiver cet égoïsme qui consiste à dire ‘Tout est à moi’ ».

Agnès Pinard Legry -