10. mars, 2022

Des poussettes dans les gares, la solidarité des mères polonaises avec les mères ukrainiennes

Des poussettes abandonnées dans les gares ? C'est ainsi que les mères polonaises tentent d'aider les femmes ukrainiennes qui fuient massivement la guerre. De fait, elles arrivent en Pologne sans rien pour leurs enfants.

Cette photo a fait le tour des médias sociaux : des poussettes pour bébés rangées le long du quai de la gare de Przemysl à la frontière polono-ukrainienne… Des habitantes d’autres villes en Pologne ont rapidement suivi le mouvement. Immédiatement, de nombreuses photos des gares de train ou de bus envahies par des poussettes ont envahi à leurs tour les réseaux sociaux. En signe d’espoir, de réconfort et de solidarité des mamans polonaises envers les mamans ukrainiennes.

« Les mamans polonaises ont laissé leurs poussettes pour les mamans ukrainiennes et leurs enfants ». – peut-on lire sous la photo. Il s’agit d’une initiative des habitantes de Przemysl qui depuis le début de la guerre voient arriver des milliers des femmes ukrainiennes et leurs enfants pratiquement sans rien avec elles. Un symbole fort de solidarité avec les réfugiés fuyant l’Ukraine déchirée par la guerre. « Enfin un rayon d’espoir et de réconfort dans les ténèbres de ce drame », commente un internaute la photo partagée.

Depuis le début de la guerre déclenchée le 24 février 2022, près de 1,3 million de réfugiés ukrainiens ont franchi la frontière polonaise. La plupart d’entre eux sont des femmes et des enfants : leur maris, frères, fils et petit-fils, sont restés défendre leur pays. En traversant la frontière polonaise, elles n’ont généralement pas grand-chose sur elles : un petit sac avec le strict nécessaire, parfois rien du tout.

Mobilisés dans un élan de solidarité sans précédent, les Polonais organisent depuis le début de l’exode des réfugiés des collectes de nourriture, des produits d’hygiène, des vêtements, des médicaments. Les poussettes déposées dans des gares s’ajoutent à cette immense vague d’aide et d’emphatie

La rédaction d'Aleteia