LA SUR-EFFICIENCE MENTALE !

J'avais un peu plus de 70 ans, lorsque j'ai découvert, fortuitement que j'étais ce qu'on appelle : Haut Potentiel Emotionnel, surdoué ou encore zèbre ! J'avoue que cela m'a aidé à comprendre pourquoi, toute ma vie, je me suis sentie en décalage avec les autres et qui m'a fait écrire : "Je ne suis pas de ce monde !"  A partir de ce moment, j'ai osé me montrer telle que j'étais à l'intérieur mais que je cachais sous un faux-self par peur du jugement des autres et je souffrais terriblement de me sentir incomprise !

Cependant, si cette découverte m'a fait sortir de ma chrysalide, il m 'était difficile de l'expliquer à mon entourage en utilisant des mots qui pouvaient donner l'impression d'une supériorité qui ne m'apparaissait pas justifiée, jusqu'à ce que je trouve la définition que je trouve plus adaptée et qui me correspond tout à fait !

LA SUR-EFFICIENCE MENTALE !

Je vous livre ce texte que je viens de découvrir, surprise de voir que j'aurais pu l'écrire moi-même tellement je m'y retrouve, avec juste une petite différence au sujet de la spiritualité

En effet, si à une certaine époque j'ai pu m'intéresser à la philosophie bouddhiste, ma spiritualité est entièrement inspirée par Dieu et destinée à le faire connaître autour de moi 

Quant à mon "lâcher prise" il consiste simplement à dire chaque jour : "Jésus, donne-moi la volonté de m'abandonner à la tienne et ôte de mon coeur tout désir qui ne vient pas de toi !"

Puis de prendre le temps de faire les choses comme elles se présentent à moi selon la Volonté de Dieu et de vivre l'instant présent !

Non seulement je n'ai plus peur de me montrer telle que je suis, mais je suis heureuse que mon visage soit le reflet de mon âme !

Françoise

LA SUR-EFFICIENCE MENTALE : L’ACCEPTATION OU LUTTER ?

Le sur-efficient doit donner du sens à tout donc la spiritualité lui est indispensable, tout comme le besoin de justice, d'intégrité, d'authenticité !...

Aujourd’hui je voulais vous parler d’un sujet qui concerne certains d’entre vous et qui me caractérise également depuis ma tendre enfance : la sur-efficience mentale. Depuis très jeune j’ai compris que mon cerveau prédominait dans mon existence. Penser tout le temps … trop penser … analyser … sur-analyser … détailler toutes les caractéristiques d’une situation … Je vous avais déjà évoqué cela dans mon article « Trop penser ! La nature source d’ancrage » mais je voulais donner une autre dimension à ce sujet. Doit-on finalement apprendre à vivre avec, se résoudre ainsi à l’acceptation d’avoir un cerveau constamment en ébullition ou lutter et se forcer à lâcher prise?

La sur-efficience mentale c’est quoi ? certaines personnes ont l’impression de «venir d’une autre planète » car dotées d’un mental trop envahissant qui peut devenir souffrance au quotidien, ce qu’elle dénomme « la surefficience mentale » (30 à 15 % de la population). Celle-ci se caractérise par des capteurs sensoriels hypersensibles et un câblage neurologique différent où le raisonnement est régi par l’hémisphère droit (émotions, affectif, intuitif, créatif). Le sur-efficient doit donner du sens à tout donc la spiritualité leur est indispensable tout comme le besoin de justice, d’intégrité, d’authenticité, …

Mon cerveau mon ennemi ?
Pour ma part si je devais vous évoquer mon ressenti je vous dirais que mon cerveau est souvent mon pire ennemi. Il m’emmène loin, beaucoup trop loin … J’ai parfois l’impression qu’il ne me laisse jamais en paix, qu’il cherche toujours à suractiver une pensée en moi. Il est comme un envahisseur dans mon propre corps. Je pense trop et tout le temps. Même en effectuant une tâche bien précise, même en pratiquant un sport … mon cerveau tourne en boucle. Il m’arrive même parfois de rester assise juste à penser car je dois décortiquer une situation. Et quand un problème se confronte à moi c’est catastrophique pour mon cerveau. Mes émotions sont décuplées, mon cerveau bouillonne et j’ai l’impression qu’il va exploser. J’analyserai ainsi pendant des heures voire des jours les micros-détails d’une situation, qui m’amèneront vers une autre analyse et cela sans fin. J’étudierai tous les scénarios possibles suite à un évènement ou prise de décision. Une idée me dirigera vers une autre et vers une autre … C’est épuisant mentalement de trop penser oui ! Face à un problème vous décortiquez tous les travers vous apportant très vite une solution certes. Mais à contrario trop penser c’est aussi trop d’émotions, trop de questions, trop de sensibilité, trop d’énergie. Vous percevez tous les détails d’une situation, vous réfléchissez à vitesse grand V pensant parfois que votre entourage fonctionne comme vous ! Et pourtant non chacun n’a pas le même fonctionnement. Chaque expérience qu’elle soit positive ou malheureuse vous plongera dans ce lot incessant de questionnements, ruminations et d’analyse. Oui ça confère en moi une grande capacité d’analyse et une forte empathie. Je suis pour de nombreuses amies une écoute appréciable me rétorquant que j’analyse très vite les situations et leur donne des bons conseils ou des solutions. Mes amies me diront t’aurait dû être psy … Il n’ y pas que des aspects négatifs à trop penser mais je reconnais ma personnalité très complexe malgré les apparences d’une fille très ouverte. Je cache de nombreuses facettes de ce moi profond … je me suis senti très souvent en décalage … même avec un côté très sociable en apparence je m’avère aussi une grande solitaire … idéaliste et trop humaniste … l’Humain me fascine mais également m’inquiète. La perversité, la manipulation, la dissimulation sont des travers que l’être humain parfois recèlent. Les surefficients souvent considéré comme <vivant dans un monde de bisounours > ont dû mal à accepter cette réalité. De plus les surefficients peuvent parfois décrocher dans des conversations car happé par leur pensée. A l’école c’était infernal pour moi j’avais beaucoup de mal a me concentrer, me canaliser devant 1 h de cours de théorie. Je luttais constamment entre vouloir écouter et être malgré moi happée par ce cerveau prédominant. Heureusement certaines matières m’auront permis de renouer avec l’école comme la philosophie et l’analyse littéraire de livres … en claire des matières ou l’on peut analyser. Les professeurs ont une grande part à jouer face à ces personnalités. Pour exemple à l’époque une prof en terminale avait compris ma difficulté a me concentrer elle m’avait alors pris sous son aile et grâce à elle je m’étais découvert une vraie facilité pour les maths … j’ai eu d’ailleurs 19/20 aux math au bac je n’en revenais car j’ai toujours été très moyenne à l’école de manière général. L’accompagnement individuel est tellement important et malheureusement nos écoles n’ont pas toujours les moyens financiers ou humains de le faire…

J’ai du mal à vivre avec

J’aimerai ainsi appuyer sur pause, pouvoir déconnecter mon cerveau … et je crois avoir eu de très rare moment dans ma vie à avoir réussi à faire le vide dans ma tête. Cette grande curiosité mentale passionnante également me conduit aussi à une grande sensibilité. C’est comme torturer son esprit et le presser de manière incessante afin de trouver la vérité, une solution ou bien une explication. Vos émotions sont ainsi décuplées. … votre cerveau multi tache arbora de nombreuses pistes de réflexion en même temps … ce qui est épuisant. Les sur-efficients sont considérés comme ayant un mode de pensée complexe contrairement aux normaux-pensants. Il y a tellement de sujets qui tournoient dans ma tête. On pourrait imager cela avec un sujet initial ou une réflexion et des flèches qui partiront dans tous les sens vers d’autre sous-sujets etc. Sans fin. L’inconnu m’effraie car j’aime pouvoir tout maîtriser et tout comprendre. « Tout comprendre » cela raisonne pour moi comme une obsession. Et dans la vie malheureusement nous n’avons pas toujours la réponse à nos questions … vous imaginez l’angoisse pour les surefficients … Un ostéopathe magnétiseur m’aura dit un jour : « vous êtes votre propre ennemi j’ai beau vous soulager votre dos ça reviendra car vous penser trop. Ça chauffe trop la haut et les énergies sont bloqués la haut » Heureusement ce qui se passe entre mon cerveau et moi est une relation secrète et je n’embêterai jamais ainsi trop mon entourage avec tous mes questionnements intérieurs … Et je pense même que certains face à ma personnalité calme et joyeuse n’imaginerai pas une seconde cette part sombre de moi.

Vivre avec un cerveau en ébullition vous donnera parfois des maux de têtes, des blocages physiques. Combien de fois j’ai dû aller chez l’ostéo car j’avais des maux de dos généré par mon cerveau hyperactif. Mon vrai fléau du moment est le sommeil. Depuis 2 ans ma vie fut considérablement changée et même si je me vois renaître et que tout va mieux, mon cerveau continue ces éternelles ruminations. Car oui que ce soit dans des périodes joyeuses ou sombres les surefficients mentaux ne s’arrêtent jamais voyons. Et même dans une situation heureuse mon cerveau pourra toujours trouver l’aspect sombre car il aura voulu analyser toutes les issues ou scénarios possibles. Depuis plus d’1 an j’ai un gros problème de sommeil … mon cerveau étant encore plus en activité la nuit il m’arrive parfois de ne dormir que 3h comme ça été le cas cette semaine à 2 reprises. Je me résous donc à utiliser des somnifères parfois mais rêverai d’une nuit plus continue.

Vivre avec ?
J’aime la culture bouddhiste et tous ses préceptes de temps présent, détachement, lâcher prise. Mais ça m’est extrêmement difficile de les appliquer. Je pratique pourtant de l’hypnose et de la méditation depuis plus de 2 ans pour m’aider à lâcher prise. Ça m’a beaucoup aidé à retrouver la paix intérieure mais pas stoppé cette sur-analyse continuelle de mon cerveau. Et finalement si j’arrêtais de vouloir lutter contre ma vraie nature profonde. Je suis née comme cela. J’ai toujours beaucoup pensé … même enfant je me remémore ce besoin que j’avais parfois de m’isoler pour réfléchir ou analyser. Même en couple il m’arrivait ainsi de ne pas décrocher un mot en voiture et non parce que je faisais la tête bien au contraire … juste ce besoin de silence pour vaquer à mes réflexions. Alors pourquoi vouloir absolument éradiquer ce trait qui fait partie intégrante de moi. C’est en effet contradictoire car j’aimerai ne plus autant penser car parfois cela me ronge et me génère des angoisses inutiles mais j’aime aussi profondément cela car cela me confère une meilleure clairvoyance et lucidité. Un certain recul sur les évènements, une prise de décision difficile mais au moins réfléchie … Pourquoi le voir comme un handicap et pas plutôt comme une force … On dira des surefficients mentaux qu’ils ont une hypersensibilité, hyperaffectivité, hyperempathie, hyperlucidité et un idéalisme. Être dans l’acceptation que son cerveau prédomine et que cela entraine un côté « trop » chez vous. Trop pleins d’émotions, de sensibilités, d’idées …. Et ce qui me dérange c’est ce « trop » ou cet « hyper » qui vous fera penser que vous êtes parfois à part … alors que la norme ne devrait pas être de trop, pas ou pas assez … la norme c’est la société qui l’impose … mais ce n’est pas une vérité absolue …

Lâcher prise ?
Pourquoi s’imaginer sans cesse toutes les situations possibles et ne pas plutôt attendre de voir comment ça se passera !!! Je suis convaincue des bienfaits de la notion de lâcher-prise et de l’instant présent, du « qui vivra verra ». J’ai fait des progrès et j’essaie de me reconnecter via l’ancrage à la notion du temps présent. J’essaie de ne plus trop me poser de questions mais je vous avoue que cela m’est encore un peu étranger. Et je ne suis pas sûre d’y réussir un jour. Ma seule manière de lâcher prise sera d’écrire car je pose par les mots mes pensées. Ce sont comme 2 âmes sœurs qui sont liées : mon cerveau et l’écriture. Elles sont complémentaires et s’apaisent mutuellement. Je me sens complète ainsi car je conjugue mon état d’être et ma passion. Alors je vois ainsi le lâcher prise de manière différente qu’il est défini non pas comme une intention de faire le vide car ça m’est impossible mais plutôt comme une activité qui concurrencera mon cerveau et pourra le dompter. La nature aussi me permettra de canaliser mon cerveau car je suis ainsi animée par la beauté de la nature. Je suis en perpétuel soif de projets ou d’apprentissage ainsi dans ces moments mon cerveau est plus recentré. Je vis très mal l’ennui … car mon cerveau partira dans tous les sens. Et en ce moment je ne travaille pas … j’ai donc du temps pour penser et trop penser … heureusement la spiritualité, la créativité et la nature m’auront grandement aidé face a cette ébullition mentale. Je vous encourage si vous êtes sur-efficients à développer ces pistes.

Je crois qu’en réalité chacun verra sa manière de vivre avec la sur-efficience mentale. Je pense qu’il est nécessaire d’être dans l’acceptation que son cerveau tourne à plein régime car c’est une part en vous, ce n’est point une maladie juste un trait qui vous caractérise. Le lâcher-prise interviendra pour vous aider à vivre au mieux avec. Mais vous ne pouvez lutter contre votre suractivité mentale ce serait renier votre propre personnalité.

Les Carnets de Victoire