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Journée mondiale de lutte contre le sida : le pape demande des soins « efficaces »

Par Camille Dalmas : Le pontife a appelé la communauté internationale à un « engagement renouvelé » dans la lutte contre le sida à l’issue de l’audience générale le 1er décembre 2021, date à laquelle est célébrée partout dans le monde la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Cette journée « est une occasion de parler des personnes touchées par ce virus », a insisté le pontife, déplorant que dans certains pays ces dernières n’aient pas l’accès aux soins essentiels. Il a invité à continuer à chercher des soins et des solutions « efficaces » contre cette maladie.

Ce n’est pas la première fois que le pontife argentin s’exprime sur cette question. Lors des JMJ à Panama en 2019, il s’était rendu dans une maison d’accueil de malades atteints par le sida et avait appelé à la compassion. Il a aussi à plusieurs reprises encouragé la recherche scientifique à trouver un remède à la maladie.

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Voyage à Chypre et en Grèce : le pape François demande aux chrétiens de l’accompagner par la prière

Par Camille Dalmas : Évoquant le voyage à Chypre et en Grèce qu’il doit débuter le 2 décembre 2021, le pape François a demandé aux chrétiens de « l’accompagner par la prière » à l’issue de l’audience générale le 1er décembre.

Ce périple de six jours sera l’occasion « d’approcher une humanité blessée » en rencontrant « tant de migrants en quête d’espérance », a-t-il expliqué. Le pontife a en effet prévu de rencontrer des migrants à Chypre mais aussi en Grèce, où il se rendra pour la seconde fois à Lesbos, comme en 2016. Il pourrait permettre à un groupe de migrants installés à Chypre de se rendre en Italie.

Il a enfin expliqué que ce voyage l’amènerait « aux sources de la foi apostolique et de la fraternité entre chrétiens de différentes confessions ». Lors de son déplacement, le pontife rencontrera les communautés orthodoxes de l’Église de Chypre et de l’Église de Grèce – majoritaires dans ces pays – mais aussi les communautés locales catholiques.

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Chypre et Grèce : le coup de projecteur du pape François sur la question des migrants

Par Camille Dalmas : Le pape François s’apprête à entreprendre son 35e voyage apostolique à l’étranger en se rendant d’abord à Chypre puis en Grèce, du 2 au 6 décembre 2021. Alors que la crise migratoire à Calais ou bien en Biélorussie secoue actuellement l’Europe, le pape François profitera de son voyage pour condamner une énième fois la mondialisation de l’indifférence face aux drames des migrants.

« Je pense qu’on a beaucoup parlé de la crise migratoire au début, mais en ce moment les gens oublient les réfugiés en Grèce ». Ces paroles ne sont pas du pape François mais de Sara, une jeune femme musulmane d’origine afghane aujourd’hui réfugiée en Grèce avec son fils. Ce qu’elle attend de la visite du pape François : que les projecteurs soient de nouveau braqués sur la situation de ces personnes qui, comme elle, espèrent un avenir meilleur.

En choisissant de revenir cinq ans après sur l’île de Lesbos pour y retrouver des personnes migrantes, le pontife argentin veut de nouveau interpeller les consciences et les autorités sur les tragédies de l’immigration.

Cette dernière semaine, il a multiplié en ce sens les messages en prononçant trois discours distincts sur ce thème – Message aux Chypriotes et aux Grecs, Angélus, Message à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dans son allocution aux Chypriotes et aux Grecs diffusée à une semaine de sa visite, il est revenu sur la situation de ceux qui « fuient la guerre et la pauvreté, débarquent sur les côtes du continent et d’ailleurs, et ne trouvent pas l’hospitalité mais l’hostilité et même l’exploitation ».

Même idée dans son adresse à l’OIM, lundi dernier. Pointant du doigt l’hypocrisie des pays développés qui ont recours à de la main-d’œuvre issue de l’immigration sans pour autant accorder aux migrants une considération humaine et économique, il a plaidé pour l’ouverture de plus de voies légales afin d’en finir avec les drames liés à l’immigration irrégulière.

Un contexte différent de celui de 2016

Le contexte de la visite à Lesbos sera pourtant bien différent de celui de 2016, où l’île était le « hot spot, le lieu le plus dramatique où s’accumulaient des milliers de réfugiés », explique le Père Pierre Salembier, supérieur de la communauté des jésuites d’Athènes.
Depuis, le nombre de réfugiés passant par la Grèce a diminué, notamment en raison du maintien de l’accord migratoire entre la Turquie et l’Union européenne – un accord dénoncé en son temps par le Saint-Siège.

Le camp de Mória, qui avait accueilli jusqu’à près de 20.000 réfugiés, a été ravagé par un incendie en septembre 2020. De nouvelles infrastructures ont été ouvertes, accueillant moins de réfugiés mais dans des conditions matérielles « sans commune mesure » avec le passé, témoigne Sœur Mélanie, Fille de la Charité présente en mer Egée. « On sent une volonté grecque de maîtriser de plus en plus le logement et les mouvements des réfugiés », confirme le Père Pierre Salembier, qui observe un nouveau problème.

« Le pape arrive à un moment assez crucial », selon lui. Depuis cet été, les réfugiés en Grèce se voient privés d’une contribution en argent qu’ils recevaient en “cash card” grâce à l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Tel n’est aujourd’hui plus le cas, en raison d’un transfert de responsabilités avec l’État grec. « On dit qu’on réorganise le système mais quand on dit cela à des gens qui n’ont rien, c’est absolument dramatique », déplore le jésuite, qui rencontrera le pape François à Athènes.

Le pape ramènera-t-il un groupe de réfugiés ?

Si la situation à Lesbos a changé depuis le dernier voyage du pape, ce dernier pourrait, depuis l’île, rebondir sur les tensions et drames survenus récemment en Europe. Dimanche dernier, il a exprimé sa douleur depuis la fenêtre du Palais apostolique concernant les migrants morts noyés au large de Calais et a condamné le sort de ceux bloqués à la frontière de la Biélorussie.

Sa venue à Lesbos, tout comme sa rencontre avec des migrants organisée à Chypre, pourrait faire office de caisse de résonance. Surtout si le chef de l’Église catholique décidait à nouveau de revenir à Rome avec des personnes migrantes.

L’information n’a pas été confirmée par le Saint-Siège mais à Chypre, on s’activerait pour qu’un groupe de réfugiés reparte avec le pape François dans son avion. « Symboliquement, il pourrait ramener un groupe de réfugiés pour signifier l’ouverture des couloirs humanitaires », glisse l’un des coordinateurs de la visite sur l’île, le Frère franciscain Jerzy Kraj.

Pour celui qui est aussi le vicaire patriarcal de Chypre au sein du Patriarcat latin de Jérusalem, ce geste, en écho à celui déjà effectué en 2016, « permettrait de rappeler qu’il faut venir en aide concrètement aux migrants ».

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46 migrants de Lesbos sont arrivés en Italie via Sant’Egidio

Par Camille Dalmas : 46 migrants et demandeurs d’asile du camp de réfugiés de l’île de Lesbos (Grèce) – où doit se rendre le pape François pour la seconde fois le 5 décembre prochain – sont arrivés à Rome le 30 novembre 2021, annonce Vatican News le 1er décembre.

Une opération qui s’inscrit dans le programme de corridors humanitaires créé par la communauté Sant’Egidio, une association de laïcs catholiques très proche du pape. La venue de ces migrants a été réalisée en accord avec les pouvoirs publics grecs et italiens.
Cette annonce survient quelques heures avant le début du voyage du pape François à Chypre et en Grèce, du 2 au 6 décembre, et pourrait précéder une autre arrivée de migrants, cette fois en provenance de Chypre. C’est ce qu’a confié à I.MEDIA un coordinateur du voyage du pontife, même si le Saint-Siège n’a pour l’heure pas confirmé l’information.

L’arrivée des 46 migrants de Lesbos se place, selon le portail officiel du Saint-Siège, dans la continuité de l’action effectuée par le pape François lors de son précédent voyage à Lesbos en 2016. À l’époque, il était revenu en avion à Rome avec 12 migrants syriens à bord. Ils avaient été confiés à la communauté Sant’Egidio.

Un programme d’insertion

Les 46 migrants de Lesbos viennent d’Afghanistan, du Cameroun, du Congo, d’Irak, de Syrie, de Somalie et du Soudan du Sud. Ils ont passé « plusieurs mois, pour certains plusieurs années, dans des camps de réfugiés en Grèce ».
Parmi eux se trouvent trois mineurs – dont un jeune Syrien de 12 ans – qui pourront aller à l’école. Tous les migrants seront répartis dans plusieurs régions en Italie et auront l’opportunité d’apprendre l’italien. Une fois leur statut de réfugié obtenu, ils bénéficieront d’un programme d’insertion dans le monde du travail.