BONUS !

Quand les élus de la Ville de Paris croient pouvoir disposer d’un terrain paroissial sans l’avis de son curé, c’est toute la communauté paroissiale de St-Denys-du-St-Sacrement (Paris IIIe) qui se mobilise. Pacifiquement et en chanson, mais avec détermination. Curé doyen du Marais, le père Pierre Vivarès raconte l’histoire de cette tentative de main basse sur cet îlot de verdure en principe protégé par la loi de 1905.

[RECETTE] Le gâteau de Saint Jacques, la friandise des pèlerins de Compostelle

Élaborée à base d'amandes moulues, cette génoise typiquement galicienne est toujours décorée par une belle croix de Saint Jacques, imprimée sur une fine couche de sucre.

Au fur et à mesure que les pèlerins s’approchent de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, le terme de leur pèlerinage qui, dans sa cathédrale, recueille le tombeau de l’apôtre Jacques, un dessert sucré fait son apparition dans les derniers kilomètres : il s’agit du fameux gâteau de Saint Jacques.

Un dessert d’origine médiévale
Au délicat goût d’amande, ce gâteau délicieux et particulièrement tendre remonte au Moyen Âge, époque où tous n’avaient pas les moyens de le savourer car les amandiers ne poussaient pas dans la province de Galice. Ce fruit sec a commencé à être consommé dans cette région lorsqu’à des fins gastronomiques et thérapeutiques, il a été importé par mer depuis le Levante espagnol. La première référence à ce gâteau est notée en 1577 en tant que « tarta real » (gâteau royal). Il était d’usage alors de le déguster lors des fêtes et des célébrations dans les maisons ou institutions riches de Galice.

Cependant, sa première recette appelée en espagnol Tarta de Santiago se trouve dans le livre Cuaderno de confitería (cahier de confiseries), rédigé en 1838 par Luis Bartolomé de Leybar. À partir de ce moment, il a commencé à se répandre dans tous les livres de recettes de pâtisseries galiciennes.

Mais ce n’est qu’en 1924 que la génoise a été ornée de croix de Saint Jacques par José Mora Soto, fondateur de Casa Mora, l’une des plus grandes pâtisseries de Compostelle, appelée aujourd’hui Pastelería Mercedes Mora. Cette idée a été suivie par le reste des pâtissiers de la ville, jusqu’à devenir une véritable tradition.

Populaire sur le chemin de Compostelle
À partir de ce moment, le gâteau est devenu très populaire grâce aux pèlerinages. Tous les nouveaux arrivants visitaient d’abord la cathédrale. Ensuite, ils se rendaient dans tous les quartiers de la ville et savouraient la cuisine locale, dont la traditionnelle « tarta de Santiago ». Ainsi, la recette est connue comme l’une des plus typiques de la Galice. Selon la tradition, le gâteau doit être de forme ronde, recouvert de sucre glace, orné de la croix de l’ordre de Saint Jacques.

En ce qui concerne les ingrédients, les amandes doivent être de la plus haute qualité et représenter au moins 33% en poids de la pâte. Le sucre doit être raffiné et représenter également au moins 33% en poids de la pâte. La quantité d’œufs doit représenter au moins 25% de la pâte et, selon l’art culinaire, on peut y ajouter des zestes de citron, du sucre glace ou du marc de raisin. C’est une recette très facile et rapide à préparer.

 Le gâteau de Saint Jacques

Ingrédients pour 8 personnes : 250 g d’amandes moulues ; 250 g de sucre ; 5 œufs moyens ; zeste d’un citron ; du beurre pour graisser le moule ; du sucre glace pour la décoration.

Ustensiles nécessaires : moule à gâteau à charnière de 24 cm de diamètre. Pour la décoration, voici le dessin de la croix de Saint Jacques à imprimer ou à copier :

 

Préparation :
1. Préchauffez le four à 180 °C.
2. Graissez un moule avec du beurre.
3. Râpez le citron.
4. Mélangez le zeste de citron avec le sucre.
5. Mélangez les œufs avec le sucre aromatisé et battez-les.
6. Ajoutez les amandes moulues.
7. Enfournez le tout pendant 30 minutes à 180 °C.
8. Laissez refroidir pendant une heure avant de décorer.
9. Placez la silhouette de la croix de Saint-Jacques sur le gâteau et saupoudrez toute la surface de sucre glace. Retirez délicatement le dessin.

Enfin, servez et dégustez !

LES DEUX JOIES

Il y a la joie qui vient du dehors
Et il y a celle qui vient du dedans.
Je voudrais que les deux soient tiennes.
Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie.
Car lorsque les deux se rencontrent et s’unissent,
Il y a un tel chant d’allégresse que ni le chant de l’alouette
ni celui du rossignol ne peuvent s’y comparer.

Mais si une seule devait t’appartenir,
si pour toi je devais choisir,
je choisirais la joie qui vient du dedans.

Parce que la joie qui vient du dehors
est comme le soleil qui se lève le matin et qui, le soir, se couche.
Comme l’arc-en-ciel qui paraît et disparaît,
comme la chaleur de l’été qui vient et se retire.
Comme le vent qui souffle et passe.
Comme le feu qui brûle puis s’éteint…
Trop éphémère, trop fugitive…

J’aime les joies du dehors.
Je n’en renie aucune.
Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il le fallait…
Mais j’ai besoin de quelque chose qui dure,
de quelque chose qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir.
Et la joie du dedans ne peut pas finir.
Elle est comme une rivière tranquille, toujours la même, toujours présente.
Elle est comme le rocher,
comme le ciel et la terre qui ne peuvent ni changer ni passer.
Je la trouve aux heures de silence, aux heures d’abandon.
Son chant m’arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue.
Elle ne m’a jamais quitté.

C’est Dieu – c’est le chant de Dieu en moi,
cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les hommes
et qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir.

Il y a la joie qui vient du dedans
Et il y a celle qui vient du dehors.
Je voudrais que les deux soient tiennes.
Qu’elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie.
Mais si une seule devait t’appartenir,
si pour toi je devais choisir,
je choisirais la joie qui vient du dedans.

(Extrait du livre de Lézard)

Une prière du patriarche Athénagoras

La guerre la plus dure, c’est la guerre contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer.
J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé.
Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur.
Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.
J’accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets.
Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif.

Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur. C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.

Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

[RECETTE] La délicieuse soupe de saint Joseph

Et si on mijotait la soupe de saint Joseph pour célébrer la fin de son année spéciale décrétée par le pape François, ce 8 décembre ? Voici la recette savoureuse de Marie-France Delpech, fine-bouche du Sud-Ouest, qui cuisine depuis trente ans selon les principes de sainte Hildegarde de Bingen.

Pleine de saveur, la soupe de saint Joseph est un véritable clin d’œil. A commencer par son nom. Comme le décrit Marie-France Delpech, auteur de Cuisiner avec Hildegarde de Bingen (Le Rocher), ce plat traditionnel chez les Provençaux, appelé du nom du père adoptif de Jésus, est désigné quand il faut se contenter d’une cuisine « maigre ». Ensuite, il y a certainement un lien avec l’apparition de saint Joseph dans la région, plus précisément au sanctuaire de Cotignac. Enfin, il s’agit de la soupe aux pois chiches, l’une des soupes préférées du pape François, que la famille Bergoglio aimait beaucoup cuisiner. Bref, au moins trois raisons de découvrir la recette de Marie-France Delpech.

Soupe de saint Joseph
Pour 4 personnes, préparation : 30 min, cuisson : 1 h, 10 min

Ingrédients :

200 g de pois chiches, 1,25 l d’eau, 1 gros oignon, 1 branche de céleri, 2 carottes, 1 feuille de laurier, sel et poivre.

Préparation :

1. La veille, mettre les pois chiches à tremper.

2. Faire bouillir les pois chiches 30 minutes dans une casserole.

3. Pendant ce temps, hacher l’oignon et le céleri, couper les carottes en bâtonnets.

4. Ajouter les légumes et la feuille de laurier aux pois chiches, saler, poivrer.

5. Maintenir la cuisson 40 minutes.

6. Ôter le laurier avant de servir.

7. Servir chaud.