ÉDITO (29 août 2022)

COMMUNION EUCHARISTIQUE !

Ce matin, lors de la messe, alors que j’invitais une amie à s’avancer pour la communion, elle me répondit : « Je ne sais pas si je le mérite ! » La connaissant bien, je l’ai encouragée à faire la démarche ! A la fin de la messe, elle m’a remerciée de l’avoir fait ! Je me suis alors permis de lui partager « mon point de vue » sur ce que représente pour moi la « Communion Eucharistique » !

En effet, l’Eucharistie n’est pas une récompense que l’on mérite, si c’était le cas, personne ne mériterait de communier, car tout homme est pécheur ! Ainsi, ceux qui communient, pensant qu’ils le méritent, commettent le péché d’orgueil !

Au contraire, en recevant l’Eucharistie, après avoir reconnu que nous n’en sommes pas dignes, nous recevons le Corps du Christ qui vient dans l’intimité de chacun, se faisant « Tout en tous » pour nous purifier de nos péchés et nous donner la Force de son Esprit-Saint ! Car sans Lui, nous ne pouvons rien faire !

Cependant, lorsque nous reconnaissons que nous ne sommes pas dignes, et qu’il suffit d’une Parole pour que nous soyons guéris, il convient de discerner si notre cœur n’est pas trop envahi par la haine, car dans ce cas, il n’y aurait pas de place pour accueillir l’Amour de Jésus et il nous faudrait passer par le sacrement du « Pardon » pour le purifier !

Ainsi, par cette « Communion Eucharistique », nous devenons le Corps du Christ, chacun de nous étant membre de ce Corps ! C’est pourquoi, je trouve essentiel, après avoir communié, de faire silence et de rentrer dans l’intimité de mon cœur, pour être en tête à tête avec Jésus ! Je lui présente toutes les personnes qui sont dans mon cœur, mais particulièrement, tous les chrétiens persécutés qui ne peuvent le recevoir, et je lui demande d’envoyer sur eux, son Esprit-Saint !

Après ce moment de recueillement, nous rassemblons notre prière pour recevoir la Bénédiction du Seigneur et son envoi en mission ! Alors, en sortant de l’église, je peux ouvrir la porte de mon cœur, pour montrer ce Visage du Christ, qui sans moi, ne serait pas connu !

VIVRE LA MESSE !

"Vivre la messe chaque dimanche est, pour moi, faire un saut dans le temps
Et me retrouver au milieu des apôtres, pour vivre en direct avec eux,
à travers les gestes du prêtre,
La Vie de Jésus et son Enseignement, de son Baptême à sa mort,
sa Résurrection, son Ascension dans le Ciel
Et son envoi en Mission, dans la Paix, adressé à tous les baptisés dont je suis » !

Françoise

 

ÉDITO (28 août 2022)

« CE QUE TU AS CACHÉ AUX SAGES ET AUX SAVANTS,
TU L’AS RÉVÉLÉ AUX TOUT-PETITS » (MT 11, 25-27)

 

EVANGÉLISER
C’est « Semer la Parole de Dieu » et l’arroser avec le « Sang du Christ »
Pour récolter le « Pain de Vie » !

Depuis la fin du mois de juillet, date à laquelle, après ma « chute providentielle », j’ai commencé à écrire et publier quotidiennement mes articles, j’ai la coutume de conclure mes propos par une des nombreuses penséesn, répertoriées depuis plus d’un an, que j’ai reçues spontanément le matin au réveil ! Aujourd’hui, c’est en prologue que je situe cette étincelle du milieu de la nuit qui m’inspire ce texte !

En effet, comment expliquer de façon rationnelle cette activité nocturne non réfléchie, émanant davantage d’un « Savoir culturel » que d’une érudition, si ce n’est le fait d’une révélation ? Et je ne peux m’empêcher de faire le lien avec cette Parole de Jésus : « Ce que tu as caché aux Sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11) A mon sens, il ne s’agit pas là d’une critique du « Savoir » mais plutôt d’une invitation à reconnaître que celui-ci, même très érudit, ne possède pas toutes les vérités que seule, l’école de Jésus peut révéler à ceux qui ouvrent leur cœur avec humilité !

Il me semble en ce qui me concerne que ces inspirations nocturnes, sont le fruit d’une révélation de l’Esprit Saint, accompagnée des « talents » nécessaires pour la partager ! J’ai bien conscience que ces dons ne m’appartiennent pas mais qu’il m’appartient de les faire fructifier pour en rendre compte, le moment venu, au retour du Maître !

Je crois que pour chacun de nous, il est essentiel, de reconnaître et d’accepter les talents que nous avons reçus pour découvrir, à travers eux, la Mission évangélisatrice qui nous est confiée, car Dieu sait ce dont nous avons besoin ! A l’école de Jésus, sa pédagogie consiste à former des disciples, par des moyens adaptés à la sensibilité et au fonctionnement de chacun, car une méthode efficace pour l’un, peut être préjudiciable pour l’autre ! Ainsi, gardons-nous bien de faire une comparaison, qualitative ou quantitative, entre nos talents reçus et ceux que nous jalousons chez les autres ! Mais cela ne peut se faire que par la voie de l’Amour qui passe par le cœur, car « ce qui a été caché aux Sages et aux savants a été révélé aux tout-petits » !

Ainsi je peux dire comme saint Paul :

« Frères,
Vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
Par révélation, il m’a fait connaître le mystère ».

 

Françoise

ÉDITO (27 août 2022)

« INCLINE MON CŒUR VERS TES EXIGENCES » ! (Ps 118)

La Croix est le signe de son appartenance au Christ, qui caractérise un chrétien ! Il ne s’agit pas de celle qu’il porte sur sa poitrine, mais de celles qu’il rencontre sur sa route et qu’il accepte de porter, son regard fixé sur Jésus, jusqu’au bout de son chemin de vie, et qui contiennent le code d’entrée de la porte étroite ! Il peut arriver que, devant une croix trop lourde à porter, nous soyons découragés et tentés d’emprunter un autre chemin pour faciliter le parcours, mais c’est prendre le risque, n’ayant pas le code, de se faire refouler à la porte du Paradis !

Une autre caractéristique du chrétien c’est d’écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique ! Il est donc essentiel pour connaître le chemin de connaître Jésus qui a dit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14) puis « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger. (Mat 11) Nous n’avons donc aucune raison de nous inquiéter si nous nous abandonnons à Lui avec confiance ! J’en fais moi-même, chaque jour l’expérience en prenant le temps de faire les choses comme elles se présentent à moi selon la Volonté de Dieu et en vivant l’instant présent !

Cependant s’abandonner n’est pas chose facile, il n’est pas question de ne rien faire et de laisser Jésus agir à notre place, il s’agit au contraire, d’accepter de faire ce qu’Il nous demande en suivant ses instructions, ce qui nécessite un effort de volonté pour renoncer à nos propres décisions, et qui est impossible sans avoir recours à l’arme de la prière, comme je le fais régulièrement en disant : « Jésus, donne-moi la volonté de m’abandonner à la Tienne et ôte de mon cœur tout désir qui ne vient pas de Toi » !

Cela suppose de discerner ce que le Seigneur attend de nous et de suivre sa Volonté en acceptant de renoncer à nos propres désirs ! Cette décision est une exigence de notre volonté personnelle, que nous assumons en toute liberté, mais qui, par manque d’humilité peut être cause de souffrance en égratignant notre orgueil, par exemple lorsque cette exigence nous pousse à accepter la blessure d’un rejet d’amitié !

« A quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage » (Luc 12)

J’ai toujours considéré que j’avais beaucoup reçu, c’est pourquoi je me dois de répondre aux exigences de Dieu pour faire bon usage des dons que j’ai reçus, en suivant les préceptes énoncés dans le Psaume 118 et qui sont une véritable apologie des exigences de Dieu !

Voici quelques versets sur les 176 que contient ce psaume dont la majorité se fait l’éloge des volontés, des commandements, des décisions et des exigences de Dieu, desquels on retire la plus grande Joie !

« Incline mon cœur vers tes exigences » !
« Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses » !
« Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences ». (Ps 118)

 

RÉPONDRE AUX EXIGENCES DE DIEU !
"La seule voie qui me permet de répondre librement aux exigences de Dieu,
C’est de m’abandonner à sa Volonté !
Ainsi je n’ai aucun mal à renoncer à mes propres désirs
Et à accepter les injustices et les humiliations
Qui fortifient mon âme pour le salut d’une autre" !

Françoise

 

 

 


ÉDITO (26 août 2022)

MON CHEMIN DE CROIX !

Je n’avais que 5 ans lorsque, pour la première fois, je fus choisie pour porter la Croix de Jésus ! Le dimanche 20 juin 1954, jour de la « Fête Dieu », qu’on appelle aujourd’hui : « Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ » célébrée le dimanche qui suit la Trinité, était à l’époque une fête traditionnelle, au cours de laquelle, le Saint Sacrement était porté en procession, dans toutes les rues de la ville ! Celles-ci, pour la circonstance, avaient été décorées d’une allée de sciure colorée, représentant des figures géométriques encadrées de pétales de fleurs, conduisant chacune à un petit oratoire ! La coutume, dans ma ville natale, était de désigner un jeune enfant pour représenter le Petit Jésus portant sa Croix, et c’est à moi que revint cet honneur !

On m’avait habillée d’une robe de bure, rouge, avec sur la tête, une couronne d’épines et aux pieds une paire de spartiates, composées d’une semelle maintenue aux pieds par des lacets entourant la jambe ! Je me souviens encore de mon angoisse lorsque les lacets, glissant le long de mes jambes, ne retenaient plus mes semelles qui empêtraient chacun de mes pas ! Terrifiée par la peur de tomber, je me suis mise à pleurer quand soudain, je me suis sentie soulevée dans les airs par un monsieur qui, agissant par compassion, me remit dans les bras de maman ! Celle-ci, comme par magie, échangea mes spartiates contre une paire d’espadrilles qui m’ont permis de poursuivre ce chemin de Croix, en toute quiétude !

Après un peu plus de 70 ans, il me semble que je n’ai jamais quitté ce long chemin, exigu et sinueux, qui conduit à la porte étroite ! Bien sûr, il m’a fallu changer plusieurs fois de sandales lorsque celles-ci, fatiguées n’assuraient plus mes pas, au point de me faire tomber et de lâcher la Croix ! Alors, une fois confortablement rechaussée, je retrouvais mon enthousiasme pour continuer le chemin !

Cependant, en regardant autour de moi, je constatais que certains de mes compagnons de route semblaient en difficulté ! Je réalisais alors que cette chance que j’avais d’être bien équipée pour la marche, était un don que j’avais reçu pour aller vers ceux qui, éloignés de la Croix, étaient restés sur le bord du chemin, et les aider à se relever en leur tendant la main ! Ainsi, pour éviter les cahots, accrochée à la Croix de Jésus, je scrutais le chemin et marchais devant eux, les prenant par la main !

Malgré cette mesure de prudence, je ne pus éviter de glisser dans quelques ornières qui ont un peu ébranlé ma confiance, sans toutefois venir à bout de ma détermination et de mon courage, ferments de persévérance et d’espérance ! C’est donc avec foi que je recherchais l’aide du Simon de Cyrène qui me relèverait en me tendant la Croix ! Ces épreuves m’ont fait prendre conscience que, dans mon orgueil, j’avais un peu trop compté sur mes propres forces, en oubliant que ce n’était qu’un don qui pouvait m’être retiré à tout moment et que, comme le dit Saint Paul :

« Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » car la « puissance [de Dieu] s’accomplit dans la faiblesse »

C’est effectivement ce que j’ai réalisé et qui m’a permis d’affronter la grande épreuve du départ de Jacky, lorsqu’il m’a confiée à Marie ! Et je sais que c’est Elle, la première en chemin qui, au pied de la Croix, avec l’Eglise en marche, entraînera mes pas sur mon chemin vers Dieu !

L’HUMILITÉ
« L’humilité c’est reconnaître que l’on n’est pas parfait
Et accepter sa faiblesse pour se laisser relever par le Christ ! »

Françoise

 

ÉDITO (25 août 2022)

PETITE LEÇON D’HUMILITÉ

Il était une fois, un petit chien de berger qui avait pris l’habitude de ramener les brebis perdues vers la bergerie ! L’une d’elle, avait attiré son attention par son humeur joviale, qui semblait vouloir jouer avec lui ! Cependant, malgré sa petite taille et son âge avancé, ce petit chien avait surmonté, les épreuves de la vie avec confiance et persévérance ! Cette expérience avait développé chez lui un instinct naturel protecteur, et Il comprit très rapidement que l’attitude de cette brebis n’était qu’un masque pour cacher une fragilité ! Il fut pris de compassion et s’attacha à cette brebis pour la confier aux bons soins du berger ! Au bout de quelques mois, les visites régulières du berger et l’amitié du petit chien, ont eu un effet bienfaisant sur la brebis qui, peu à peu, a retrouvé une partie de sa vitalité !

Un soir du mois d’août, alors que le petit chien, très fatigué pour avoir conduit le troupeau, dans la baie du Mont saint Michel, s’apprêtait à se reposer, il eut le pressentiment que sa brebis l’appelait au secours et accourut aussitôt près d’elle ! Elle lui confia que, juste après avoir quitté le berger, elle s’était sentie mal et qu’’elle avait très peur de passer la nuit toute seule ! Malgré sa grande fatigue, le petit chien lui promit de veiller sur elle toute la nuit en espérant que dès le lendemain, elle serait prise en charge par une équipe spécialisée ! Son vœu fut exaucé et la brebis fut dirigée vers un établissement pour y subir des soins appropriés avant de rentrer au bercail, quelques semaines plus tard ! Heureux d’apprendre son retour, le petit chien se proposa de lui rendre visite ! Malheureusement, celle-ci, encore affaiblie par les différents examens et traitements subis, le rabroua par des propos très agressifs qui lui transpercèrent le cœur ! Malgré sa souffrance, il lui pardonna, car il savait que sa douleur n’avait rien de comparable à ce qu’avait vécu son amie, et l’assura de sa sympathie, lui affirmant qu’il serait toujours là, chaque fois qu’elle en aurait besoin !

Le temps a passé et le petit chien a tenu sa promesse d’être là pour son amie, malgré les quelques blessures infligées par son humeur instable ! Il faut dire que cette force est un don qui, tout au long de sa vie, lui avait permis d’« Être là » : « habiter le silence, par sa simple présence, pour apporter la Joie et semer l’Espérance, à une âme brisée qui a perdu confiance » ! …

Un soir, le petit chien, emporté par son élan, fit une chute qui plongea son esprit dans une sorte d’éclipse passagère dont il n’a gardé aucun souvenir ! Quelques brebis qui avaient assisté à la scène, se relayèrent pour lui porter secours, rassurées de voir que son état, malgré la violence du choc, ne suscitait pas d’inquiétude majeure ! Quelques jours plus tard, au-delà des douleurs physiques qu’il commençait à ressentir, il éprouva un grand sentiment de solitude ! Il se promena en direction de la bergerie, espérant y trouver cette présence dont il avait tant besoin ! Malheureusement, il trouva le berger en grande discussion avec quelques brebis et, n’osant perturber la conversation, il attendit patiemment près de l’entrée ! Mais personne ne remarqua sa présence, pas même son maître qui passa près de lui, sans un regard ! Le petit chien regagna sa niche où il resta seul quelques jours, envahi par une immense tristesse ! Il aurait tant aimé que le berger le prenne dans ses bras comme il le faisait pour consoler ses brebis, et il souffrait de cette indifférence ! …

Soudain, il réalisa que son maître n’était pas en mesure de lui apporter le soutien qu’il prodiguait à ses brebis et que ce qu’il prenait pour de l’indifférence n’était qu’un moyen de le faire réagir ! Il connaissait bien son petit chien et il savait qu’il avait les ressources en lui ! En effet, la mission d’un chien de berger n’est-elle pas d’être au service de son maître ? Ainsi le petit chien réalisa que la meilleure façon de combler sa solitude était, non pas d’attendre quelque chose de son maître, mais d’être là pour lui, s’il y avait besoin ! Il sentit alors, son cœur se remplir d’un Amour inconditionnel, prêt à donner sa vie pour ses brebis, sans rien attendre en retour ! Et lorsque le berger s’absenta quelques semaines, il redoubla de vigilance pour prendre soin du troupeau, jusqu’à ce qu’il revienne !

"SERVIR" !
« Que je sois » chien de berger », « petite éponge » ou « violon »,
Je veux être au service de ceux qui m’utilisent ! »

Françoise

ÉDITO (24 août 2022)

MALHEUREUX ÊTES-VOUS !

Lorsque dans l’Evangile, je vois Jésus reprocher aux pharisiens leur hypocrisie, les accusant d’attacher plus d’importance au « paraître » qu’à « l’être » ou plus à la « forme » qu’au « fond », il me semble que cela pourrait s’adresser à certains chrétiens de notre époque qui se comportent un peu comme des pharisiens !

Je suis toujours étonnée de voir le comportement de certaines personnes, entrant dans l’église, faire la génuflexion devant un groupe de personnes ou derrière un pilier ! Dernièrement, un homme est entré, faisant son signe de croix devant moi ! Lorsque j’en ai fait la remarque à ma fille, elle m’a dit : Tu aurais dû lui répondre : « Vous vous trompez, de personne, je ne suis pas Dieu ! » Cela peut prêter à sourire, mais je trouve dommage que certaines habitudes traditionnelles soient devenues des gestes vides de sens, effectués machinalement ! En effet, certaines pratiques adoptées, plus ou moins par mimétisme depuis l’enfance, peuvent être exécutées de manière instinctive lorsque, devenu adulte on se contente de reproduire ces gestes par habitude !

Je pense personnellement qu’Il est bon de prendre des habitudes pour ordonner sa vie et lui donner du sens, mais il est essentiel d’en changer lorsque celles-ci deviennent une habitude dont on a oublié le sens !

C’est pourquoi il m’apparaît fondamental de se remettre régulièrement en question, en se référant à l’essentiel du message de l’Evangile qui nous rappelle que le plus important dans la Loi c’est : la Justice, la Miséricorde et la Fidélité (He 4) « Vous filtrez le moucheron et vous avalez le chameau ! »

En effet, il ne faut pas apporter plus d’importance au bâtiment de l’église qu’à la présence de Dieu lui-même dans le saint sacrement ! Tout comme il ne faut pas apporter plus d’importance au livre de l’évangile qu’à son contenu qui est la Parole de Dieu ! Le livre (objet) peut être détruit, la Parole restera !

J’ai envie de dire : « Malheureux êtes-vous, si vous attachez plus d’importance à ce qui se voit, qu’à la présence réelle de Dieu en nous ! Jésus n’a-t-il pas dit Lui-même : « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » ?

J’ai bien conscience, que c’est cette présence effective de Jésus dans mon cœur, qui me procure cette paix intérieure et cette joie de l’Evangile que je souhaite partager avec vous, afin de pouvoir dire :

« Heureux, êtes-vous si votre regard peut se poser au-delà des apparences !
Et donner aux autres l’envie de vous connaître, en leur révélant par votre attitude,
Un Visage du Christ qui sans vous, ne serait pas connu » !

Françoise

ÉDITO (23 août 2022)

DOIT-ON PRÉFÉRER LA VÉRITÉ AU BONHEUR ?

Depuis le début de l’humanité, les principales raisons de vivre de l’Homme ont été la quête de la Vérité et la recherche du Bonheur. Il serait certainement plus facile de ne pas se poser de questions et de vivre simplement ce qui nous arrive sans avoir à faire ces choix qui se posent chaque jour à nous. Cependant, c’est le propre de l’Homme de prendre des décisions et de s’assurer qu’elles soient nécessaires. Ainsi pour trouver le « chemin » il est essentiel de se poser la bonne question : « Doit-on préférer la Vérité au Bonheur ? »

Lorsque nous arrivons à la croisée des chemins, il est important de connaître exactement notre destination et de choisir le meilleur moyen d’y parvenir. Cela implique une profonde réflexion permettant d’examiner, en détail, tous les paramètres afin d’obtenir une idée, la plus réelle, possible sur la situation. Cela correspond en quelque terme à la définition de la Vérité qui est : l’adéquation entre la réalité et la façon dont elle est perçue par l’Homme. Ainsi si nous percevons une situation ou un état tel qu’il est dans la réalité, nous connaissons la Vérité, l’unique, la Vérité absolue. Cependant, comment savoir exactement si ce que nous percevons est bien réel ? Il s’agit, en effet, d’une affirmation tout à fait personnelle, car ce que je vois et ressens, peut être différent de ce que voit et ressent quelqu’un d’autre, tout dépend du point de vue de chacun.

Ainsi, plusieurs peintres, installés dans un village pour peindre une même bâtisse, ne peuvent pas être exactement au même endroit, ils sont installés en demi-cercle autour de leur sujet et si chacun est persuadé avoir reproduit la réalité, le résultat sera obligatoirement différent, chacun ayant un « point de vue » correspondant à son propre emplacement. Comment un jury pourra-t-il déterminer qui détient la Vérité ? Si un juge se place devant un tableau, il déduira que celui-ci est le vrai, mais s’il se déplace devant un autre, il pensera que c’est celui-ci, et ainsi devant chaque tableau. Comment alors savoir lequel est le vrai ? Chaque tableau reproduit exactement ce que l’on voit à l’endroit où il a été fait, on peut donc dire que tous les tableaux sont vrais, il y aurait alors plusieurs vérités ? Il s’agit en fait de vérités relatives. La différence entre la Vérité absolue et les vérités relatives est que ces dernières ne représentent pas la réalité telle qu’elle est, mais telle qu’elle nous apparaît, la Vérité absolue étant la bâtisse elle-même, telle qu’elle est construite dans son ensemble. Cet exemple montre qu’il peut exister autant de vérités que d’individus, chacun pensant détenir la Vérité absolue, car il est certain de ce qu’il voit et de ce qu’il ressent, ce qui lui donne l’assurance d’avoir raison. Ceci est en partie vrai, la vérité relative étant une partie de la Vérité absolue, celle que recherchent depuis toujours un certain nombre de personnes. Certains passent leur vie à cette quête et sont tellement concentrés sur cet objectif qu’ils en oublient tout le reste. Cela demande en effet, de privilégier la raison au cœur, ne laissant aucune place aux sentiments. Malheureusement, beaucoup arrivent à la fin de leur vie, sans avoir trouvé cette « Vérité » tant espérée !

Pour d’autres, la vie est centrée sur la recherche du Bonheur. Là encore, il faut connaître la définition exacte de ce mot. Si on se réfère au dictionnaire, il s’agit en fait d’un état de satisfaction totale, de plénitude. Cette interprétation correspond à ce qu’on pourrait considérer comme le Bonheur absolu, celui qui est la raison de vire d’un grand nombre d’individus. On retrouve ici une similitude avec la Vérité dans ce sens que l’un et l’autre sont uniques. Cependant, comme pour les vérités relatives, chacun a sa propre notion du Bonheur, confondant souvent cet état de satisfaction totale avec de multiples plaisirs provoquant des satisfactions éphémères que l’on peut considérer comme l’antithèse du Bonheur. En effet, celui-ci procure un état de sérénité alors que le côté transitoire des plaisirs entraîne un désir de plus en plus insatisfait, conduisant à la frustration et à la souffrance. Si Vérité et Bonheur présentent des similitudes, ils présentent également une grande différence en ce sens que la Vérité est une logique qui fait appel à la raison alors que le Bonheur est un état qui passe par le cœur. En effet, la recherche du Bonheur ne peut se faire sans avoir recours au système émotionnel, c’est pourquoi il est si difficile de confondre les sensations données par les plaisirs éphémères avec la sensation de plénitude. Il semble important, pour distinguer la différence, de ne pas donner libre cours aux émotions seules mais d’écouter la voix de la raison afin de trouver un équilibre.

Comment trouver cet équilibre entre cœur et raison si ce n’est en regardant à l’intérieur de soi par la méditation ? Et si la connaissance de soi était le chemin du Bonheur ? C’est peut-être aussi celui de la Vérité ? En prenant le chemin de la Vérité, il est toujours possible de s’égarer mais en prenant le chemin du Bonheur il est possible de trouver la Vérité.

"N’ayant pas la Vérité absolue, cette réflexion m’amène à penser qu’un seul chemin mène à la Vérité et au Bonheur et qu’il n’est de préférence à donner à l’un plutôt qu’à l’autre, l’un ne va pas sans l’autre, tout est question d’équilibre. Ceci est ma vérité relative".

Françoise

ÉDITO (22 août 2022)

SAVOIR ET CONNAISSANCE !

« Connaître », étymologiquement, « naître avec », se rapporte aux « connaissances » que l’on acquiert, spontanément, depuis le « point de vue » de notre naissance, par l’observation de notre famille, notre éducation, notre milieu de vie, nos émotions, tout ce qui nous entoure et qui participe au développement de notre état de conscience, ou la connaissance intuitive et innée de notre existence !

Le « Savoir » désigne un ensemble de connaissances, acquises par l’étude et l’expérience pratique, dispensées par un établissement d’enseignement, dans un domaine général ou spécialisé ! Il ne s’agit plus là, de connaissance intuitive mais d’un processus d’assimilation de connaissances acquises collectivement !

Lorsqu’un jeune enfant fait l’expérience de la scolarité, il est confronté à une méthode d’enseignement, basée sur un fonctionnement linéaire, logique et rationnel qui correspond au mode de pensée le plus courant, ce qui lui permet d’assimiler, un « Savoir » de façon naturelle ! Cependant, pour un petit nombre, dont les connaissances sont acquises de façon intuitive, il peut être difficile, voire impossible d’assimiler un « Savoir », par ce procédé qui peut perturber l’élève au point même d’être cause d’un échec scolaire !

Il me semble que je fais partie de cette deuxième catégorie et je commence à comprendre la raison pour laquelle je détestais autant l’école et arrêté mes études après le Brevet d’Etudes du Premier Cycle que, malgré deux tentatives, je n’ai pas réussi à décrocher ! Ainsi, bien que je ne sache rien, je connais beaucoup de choses de façon intuitive, ce qui a pour conséquence de me plonger dans le doute, lorsque mes idées semblent être en contradiction avec la conscience collective ! En effet, il est très difficile, d’exprimer des opinions personnelles lorsque celles-ci sont inspirées par un simple ressenti, émotionnel ou intuitif, sans autre critère de référence, ce qui suppose d’avoir une grande confiance en soi, sans pour autant être sûr d’avoir raison ! Ce qui me fait dire :

*"Le « Savoir » ne laisse pas de place au doute,
Mais la « Connaissance » est le fruit de la « Foi »
Confiance, dans l’incertitude, parsemée du doute qui la fait grandir !"

*Il ne s’agit là que d’une simple « Connaissance, intuitive » et en aucun cas d’un « Savoir, argumenté ! »

Françoise

 

ÉDITO (21 août 2022)

UN VISAGE DU CHRIST !

« Bonne humeur, détermination et courage », ces dispositions dont me qualifiait Jacky sont, il me semble, des grâces que j’ai reçues le 15 avril 1956, lorsque j’ai accueilli Jésus dans mon cœur, pour la première fois ! Je n’avais alors que 7 ans, mais je pressentais déjà l’importance que cette présence « réelle » de Jésus en moi, pourrait avoir sur l’orientation du reste de ma vie ! C’est ce potentiel reçu, qui a développé et fait grandir en moi ces vertus que sont « La Foi, l’Espérance et la Charité » et donné cette force qui m’a permis d’être là, comme une sorte de « Simon de Cyrène » pour aider à porter les croix douloureuses de mon entourage !

Bien consciente de cette ardeur qui m’animait, je gardais jalousement Jésus, prisonnier dans mon cœur, glissant doucement dans la tentation de l’orgueil de me sentir forte ! C’est ainsi que peu à peu, enlisée par l’ampleur de ma tâche, je suis entrée dans la tentation du découragement et j’ai délaissé la pratique des sacrements ! Je me sentais plus seule que jamais, ne trouvant personne pour soulager mes propres blessures ! Pourtant je n’ai jamais cessé de prier pendant des années, pour retrouver la clé qui ouvrirait mon cœur !

Après avoir Persévérer, Résister, Insister, et Espérer, j’ai Retrouvé cette clé
Le vendredi saint 2019, jour anniversaire de la mort de maman !

Cependant, si cette clé a permis de débloquer la serrure, je n’ai pas pour autant réussi à ouvrir entièrement la porte, un peu rouillée d’être restée fermée aussi longtemps ! C’est pourquoi le « serrurier » de mon cœur m’a donné une formule à prononcer chaque jour, pour la dégourdir afin qu’elle retrouve souplesse et mobilité !

J’ai appliqué, régulièrement, cette recette, plusieurs fois par jour, pendant plus d’un an et, le 12 août 2020, j’ai fait appel au « serrurier » afin qu’il ouvre grand la porte de mon cœur pour que je puisse « montrer un visage du Christ qui, sans moi, ne serait pas connu » ! Depuisl, le « serrurier » a une place privilégiée dans mon cœur dont il est devenu le gardien, ouvrant ou fermant la porte, afin de le protéger, lorsqu’il sent qu’un danger le menace !

"Mon cœur est grand !
Mais Dieu est plus grand que notre cœur et Il se fait "tout petit" pour l'habiter tout entier
Père et Fils et Saint-Esprit,
Ce qui fait de mon cœur un temple de la Trinité
Ouvrant grandes ses portes à l'Amour de mes frères » !

Françoise

 

ÉDITO (20 août 2022)

A CONTRE COURANT !

« Il y a plus de 50 ans,
Jacky et moi, nous avions embarqué sur le même bateau,
Et tout en naviguant sur les « Eaux de l’Amour »,
Nous avons vérifié à travers ses détours,
Malgré quelques revers que le monde était beau ! … »

C’est avec cette phrase d’introduction que j’avais convié famille et amis à la célébration de nos « Noces d’Or » en ce 10 août 2019 » ! Contrairement aux « Noces de l’Evangile », nous avons eu le grand bonheur de voir le plus grand nombre de nos invités, se rendre disponibles, abandonnant leurs occupations pour participer à la fête !

Pour conclure la cérémonie, Jacky avait écrit une sorte de témoignage dans lequel il faisait allusion au fait que nous aimions « ramer à contre-courant » ! Cette métaphore est pour moi, l’illustration de ce sentiment, que j’aie depuis toujours, de ne pas être de ce monde, et qui montre la nécessité de louvoyer pour garder le cap lorsque nous sommes confrontés à des vents contraires !

Dès le début de notre traversée, nous avions entrepris de remonter le courant pour revenir à la source ! Ce n’était pas la solution la plus facile et nous nous trouvions face à un afflux d’embarcations qui, dans le sens inverse, semblaient emportées par le courant, avec pour seul horizon le dos de ceux qui les précédaient ! J’avais la sensation qu’ils n’étaient pas maîtres de leur destinée, se laissant porter par les flots, sans même désirer connaître leur destination !

La voie que nous avions choisie était certes beaucoup plus difficile, car nous devions fournir un effort considérable pour ne pas nous laisser emporter par le courant ! Cependant il nous paraissait indispensable de découvrir d’où nous venions pour connaître notre destinée ! Mais notre force c’était l’Amour qui nous faisait regarder dans la même direction ! Il nous fallait être solidaires et nous soutenir mutuellement pour traverser les tempêtes de la vie, mais nous avions pris le contrat d’assurance du sacrement de mariage qui nous garantissait la présence de l’Esprit Saint, tout au long de la vie, à condition de nous acquitter régulièrement du montant des cotisations indexées sur les épreuves traversées !

C’est ainsi que nous avons pu compter l’un sur l’autre, jusqu’au naufrage où Jacky a donné sa vie pour que, par son amour, nous puissions continuer le voyage, ainsi qu’il l’avait dit ce 10 août 2019 !

« Avec toi, Françoise, si Dieu nous prête vie, avec ta bonne humeur, ta détermination, ton courage et tout l’amour que je te porte, alors continuons la route ensemble ! »

Le 4 décembre 2020, Jacky quittait cette terre pour entrer dans la Vie
Depuis, je continue la route avec lui puisque,
J’ai toujours ma bonne humeur, ma détermination, mon courage
Et que l’Amour qu’il me porte ne passera jamais !

Françoise

 

ÉDITO (19 août 2022)

TEMPS IMPARTI A LA PRIĖRE !

Le temps imparti à la prière de louange et d’intercession est semblable à celui d’un cabinet médical ! Lorsqu’un patient sollicite un rendez-vous, la secrétaire cherche à connaître les raisons de l’appel afin d’adapter les plages horaires disponibles en fonction du degré d’urgence ! Lorsque celle-ci discerne une situation d’urgence absolue, elle demande au malade de venir immédiatement, pour passer entre deux rendez-vous ! Il est en effet important de savoir bousculer une planification quand la nécessité l’exige !

Il en est de même lorsqu’une personne en souffrance entre dans une église, peu avant une prière d’intercession, pour confier son souci ! Peut-on invoquer le temps imparti limité, pour refuser de prendre sa demande en considération, sans chercher à en évaluer la nécessité ? La prière peut-elle être soumise à un temps limité, lorsqu’il s’agit de soulager l’angoisse d’un frère ou d’une sœur dans la peine, alors que la consolation est précisément un des effets bienfaisants de la prière d’intercession ?

Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de discerner la détresse d’une personne, lorsqu’on est soi-même en souffrance, et cela n’est possible que si le médiateur est suffisamment serein pour être à l’écoute et entrer en empathie avec son interlocuteur !

C’est pourquoi il m’apparaît essentiel, lorsqu’on dirige un groupe de prière, de nous rendre disponible à l’Esprit Saint, qui saura nous éclairer et nous guider, pour que cette prière collective soit adaptée aux attentes de chacun et le moyen de partager ses fardeaux ou ses joies avec d’autres, sans être tributaire d’un temps imparti !

POUR QUE NOTRE VIE TOUT ENTIÈRE DEVIENNE PRIÈRE !
"Il faut prendre le temps de faire les choses
Comme elles se présentent à nous, selon la Volonté de Dieu,
Et vivre l'instant présent, en se laissant regarder par Lui !"

Françoise

 

ÉDITO (18 août 2022)

UNE PAROISSE ÉLASTIQUE !

Notre paroisse, ainsi que le fait remarquer le Père Olivier, notre curé, est une paroisse très élastique ! En effet, elle se transforme, augmentant son volume, au gré des périodes de congés qui ponctuent les saisons, et change littéralement de visage pendant la période estivale, pour retrouver sa forme initiale dès la rentrée de septembre !

Sa situation géographique, dans une région qui relie terre et mer, et sa grande église, aux airs de cathédrale, en fait un lieu de passage privilégié pour accueillir, les estivants séjournant dans le secteur, ou les pèlerins d’un jour ! Ce record d’affluence en période estivale, oblige la paroisse à multiplier ses célébrations et messes dominicales, ce qui peut se faire tout naturellement par la présence, providentielle, d’un certain nombre de prêtres et d’évêques, en vacances dans la région !

Il est à signaler que bon nombre de paroissiens habituels ont également profité des vacances pour s’expatrier dans d’autres lieux, modifiant ainsi le profil des assemblées dominicales, et « bousculant » tant soit peu, les habitudes ! Ce qui ne manque pas de perturber les « plus fidèles paroissiens » quelque peu allergiques au changement !

Pour ma part, n’ayant pas pour principe d’agir selon les habitudes ou les traditions dont je ne vois pas l’intérêt, je profite de ce temps ou, point n’est besoin de partir pour changer d’horizon ! Il est intéressant d’observer comment des chrétiens venant de milieux différents vivent leur foi, à travers des gestes qui dénotent une éducation familiale traditionnelle, ou d’autres, néophytes qui semblent plus attachés au fond qu’à la forme !

En ce qui me concerne, bien que née dans une famille chrétienne, j’aime me situer dans la deuxième catégorie qui me correspond davantage, car ma foi est depuis toujours, entièrement inhérente à la Vie du Christ par la lecture de l’Evangile ! Pour moi, être chrétien, c’est suivre le Christ et le laisser agir en nous, en s’abandonnant, avec confiance, à sa Volonté ! Ce qui n’est possible que par la grâce des sacrements ! Peu importe la forme, puisque comme le dit saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ! « Sa grâce seule me suffit » !

C’est pourquoi si les habitudes traditionnelles de certains m’agacent un peu, je n’ai pas de jugement à porter car, Dieu seul, connaît le cœur et la sincérité de chacun !

« La Foi naît dans l’incertitude mais se perd dans les habitudes !
Elle est le fruit d’une quête incessante du sens de notre existence ! »

Françoise

 

ÉDITO (17 août 2022)

LE PUZZLE

Depuis toujours je me suis sentie différente et en décalage avec le reste du monde ! Je ne comprenais pas pourquoi mes pensées étaient toujours à l’opposé de la plupart des personnes, et je souffrais terriblement de ne pas être comprise !

Ce n’est que récemment, et tout à fait fortuitement, que j’ai découvert mon mode de pensée différent ! Alors que la majeure partie des personnes ont un fonctionnement de pensée linéaire, je fais partie d’une minorité dont la pensée fonctionne en arborescence ou par associations !

Eh oui ! Je fonctionne différemment du modèle de pensée, statistiquement le plus courant et qui peut par sa fréquence être considéré comme une norme, sans que cela traduise pour autant un comportement anormal ! Il s’agit en réalité d’un mode de pensée, global, aussi différent du mode linéaire que peut l’être le comportement, d’une personne qui manifeste, dans un monde de « droitiers », une préférence pour la main gauche, dans l’exécution de ses tâches ! S’il est établi comme une vérité que la « norme » désigne un ensemble de caractéristiques répandues dans la majorité des cas, il est bien « normal » que ceux qui sont dans ce cas, puissent considérer qu’un comportement, différent du leur, soit « anormal » !

Ce ne sont pas les pensées qui sont directement mises en cause, mais leur fonctionnement ! Lorsque je fais état de ma différence, certains me disent : « Mais nous sommes tous différents ! » Bien sûr que chacun a ses propres opinions et si celles-ci sont différentes, en fonction de ses différents points de vue, elles ne sont pas nécessairement, ni mauvaises, ni meilleures les unes que les autres, il suffit de s’écouter, pour découvrir et accepter la richesse, que peut nous apporter la complémentarité de certaines différences de points de vue ! Cependant ce n’est pas au niveau des pensées elles-mêmes que se situe le problème mais de la façon dont celles-ci nous parviennent !

Si pour le plus grand nombre de personnes, les pensées arrivent les unes après les autres, allant directement d’un point « A » vers un point « B » pour former une idée, en ce qui me concerne, mes pensées fusent toutes en même temps, par associations d’idées, telles des pièces aimantées d’un puzzle qui se bloqueraient spontanément pour former un véritable projet !

Ce qui pourrait être considéré comme un véritable atout, et reçu comme un cadeau, est souvent vécu comme un fardeau par le rejet dont il fait l’objet ! J’en ai fait moi-même l’expérience, avant de connaître et de comprendre l’origine de ma créativité, débouchant sur un projet, récusé par l’incompréhension qu’il suscite !

Je sais maintenant qu’il me faut accepter d’être patiente, et de laisser à d’autres le temps de rassembler les pièces du puzzle pour reconstituer le projet !

Je crois que ce mode de pensée différent, est un don de l’Esprit Saint, source de créativité, que j’ai reçu pour témoigner de l’Evangile par la grâce d’une imagination féconde !

« Je ne suis qu’un instrument dans la main de Dieu,
Et un violon sans son musicien reste muet ! »

 Françoise

 

ÉDITO (16 août 2022)

 

DU CÔTĖ DE MARIE !

Ce lundi 15 août, alors que, comme chaque jour, je récitais mon chapelet du côté de Marie, un couple avec 3 enfants rentra dans l’église et s’installa dans le banc derrière moi ! Les enfants posaient beaucoup de questions et parlaient un peu fort, quand la maman leur dit de faire silence pour prier !

Je me suis alors retournée pour dire : « Mais les enfants peuvent prier en chantant ! » Ce qui eut l’heur d’étonner le papa, lequel fit comprendre que cela risquait d’être un peu trop bruyant ! Je dis alors : « C’est beau de prier avec des enfants » Il sourit et demanda à sa petite fille de chanter, elle entonna « Gloria in excelsis Deo » que je chantais avec elle !

J’ai alors entamé la conversation, leur demandant d’où ils venaient. Ce à quoi ils m’ont répondu qu’ils étaient venus de Lille, en vacances à Saint Cast le guildo, après être passés par Lisieux. Les parents ont pour prénom, Ambre et Matthieu, et leurs enfants se nomment Adrien, Gabrielle et Raphaël ! Constatant qu’ils avaient choisi des prénoms d’archanges, je leur ai confié que j’avais une fille qui s’appelait Ezéchielle ! Matthieu dit alors : « C’est un nom de prophète », ce qui montre qu’il connait assez bien les textes bibliques, contrairement à beaucoup de chrétiens qui me demandent d’où vient ce prénom qu’ils ne connaissent pas !

C’est un de leurs enfants qui a demandé à entrer dans l’église comme ils ont l’habitude de le faire quand celles-ci sont ouvertes, ce qui n’est pas toujours le cas ! Ambre m’a fait remarquer que la Vierge était mise en valeur, et qu’elle l’avait tout de suite repérée ! Je n’ai pu m’empêcher de lui parler de Jacky qui avait installé le panneau bleu et le chevalet sur lequel il est posé, ainsi que ses dernières paroles avant de mourir : « Va du côté de Marie ! »

Ambre a bien su me dire que, lorsqu’on traverse des moments difficiles, nous nous tournons vers Dieu qui nous aide, mais qu’il ne fallait pas oublier de se tourner vers Lui aussi quand tout va bien pour lui rendre grâce ! Lorsqu’ils m’ont quittée, je leur ai dit que j’étais très heureuse de cette belle rencontre et que je les ajoutais à la liste, déjà longue, des personnes qui sont dans mon cœur, et pour qui je prie ! Je dois dire que, sans cette rencontre, je n’aurais eu personne à qui parler de ma journée ! Etant seule, un jour de fête où la plupart sont en famille, j’avais pensé ouvrir l’Oasis pour accueillir celles qui auraient été dans mon cas, mais, heureusement j’étais la seule ! Et pour moi ce n’est pas grave, car quelqu’un qui me connaît bien m’a dit un jour : « Tu as les ressources en toi ! » Alors je suis venue du côté de Marie !

J’ai bien conscience que cette rencontre, du côté de Marie, le jour de son Assomption, est une grâce de plus que j’ai reçue du Seigneur, et pour laquelle je le remercie en disant :

MAGNIFICAT !
« Avec Toi, Marie, mon âme exalte le Seigneur,
Comme Toi, Marie,
Je suis comblée de Grâces !
Avec Toi, Ô Marie,
Le Seigneur fait pour moi des Merveilles
Et mon cœur exulte de joie !
Saint est son Nom ! »

Françoise

ÉDITO (15 août 2022)

MAGNIFICAT !

En cette fête du 15 août, notre paroisse offre plusieurs propositions pour célébrer l’Assomption de Marie ! J’avais depuis plusieurs années, pris l’habitude d’assister à la messe, célébrée en plein air, au Moulin de Buglais à Lancieux ! Cette messe qui rassemble chaque année entre 700 et 800 fidèles est composée essentiellement de vacanciers venus assister à la messe de la traditionnelle fête du moulin ! De loin, assistent en spectateurs, quelques badauds, venus flâner autour des stands, attirés par cet évènement qui a éveillé leur curiosité ! Pendant que musiciens et danseurs s’organisent pour le spectacle de divertissement de l’après-midi ! C’est donc dans une ambiance joyeuse, au milieu des cris et des bruits de fête que se déroule cette messe, dont les conditions sont moins propices au recueillement !

Cette année, j’ai opté pour la messe d’anticipation à la solennité de l’Assomption d’hier soir, qui avait lieu, comme chaque année, dans le petit village de Plessix-Balisson ! Je dois dire que j’ai un peu hésité, craignant de me retrouver seule au milieu d’inconnus ! J’ai alors proposé à Katy de l’emmener, elle semblait ravie de venir avec moi ! La messe étant à 20 heures, je lui ai donné rendez-vous pour 19h15 au bas de sa rue et quand je suis arrivée à 19h13, elle était déjà là ! Je savais qu’elle serait là et elle savait que je serai là, juste avant l’heure !

En arrivant au Plessix, nous passons devant la statue de Notre Dame de Fatima, décorée d’une kyrielle de lumignons, avant de parvenir à l’entrée du bourg, devant la petite église dont la porte d’entrée est ornée d’un rosier rouge ! Cette petite église qui est à l’opposée de notre grande église de Ploubalay, aux airs de cathédrale, est empreinte d’humilité et porte à la louange, surtout quand, par ses portes ouvertes, les chants des oiseaux s’unissent à nos voix !

Lorsque les premières personnes sont arrivées, je me suis installée à l’entrée pour distribuer les feuilles de chant à chaque arrivant ! C’est ainsi que j’ai pu accueillir, un à un chaque fidèle, en recueillant, avec joie, leur sourire qui répondait au mien, jusqu’à ce que l’église soit pleine ! Avant de rejoindre ma place au premier rang, j’ai aperçu un couple qui, dans la maison d’en face semblait se réjouir de voir l’église se remplir, avant de traverser, sans oser monter les marches, alors je leur ai fait signe de venir et quand je leur ai donné une feuille, ils m’ont remerciée avec un beau sourire ! C’est dans une ambiance de communion, en toute simplicité que Pierre-Marie est entré en procession pour célébrer la messe !

Nul besoin de musique pour accompagner les chants, animés par Christophe et repris en chœur par toute l’assemblée ! Point de tenue spéciale pour le servant d’autel qui est venu « comme il était » ! En raison d’une petite erreur pour la lecture de saint Paul, nous avons eu droit à deux lectures au lieu d’une ! Et au moment de la consécration, point de grande hostie ! Mais, le Corps du Christ ne sait-il pas, se faire tout-petit pour s’adapter à la taille de l’hostie ?

C’est donc en toute humilité que nous avons pu « exulter » de Joie, en nous associant au cantique de Marie, par ce Magnificat, belle prière d’action de grâce pour les merveilles dont le Seigneur nous a comblés ! Puis, la messe terminée, nous avons allumé nos cierges pour sortir en procession, jusqu’à la Vierge de Fatima, à travers les rues décorées de flambeaux, sous les regards bienveillants de quelques spectateurs !

Sur la route du retour, Katy et moi, nous exultions de joie pour cette messe au cours de laquelle nous nous sentions totalement en communion les uns et les autres, avec Marie !

MAGNIFICAT !
« Avec Toi, Marie, mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon sauveur !
Depuis qu’à l’heure de sa mort, Jacky, mon mari, m’a confiée à toi,
Je viens chaque jour de ton côté !
Et par toi, Marie, je me suis consacrée à Jésus !
Comme Toi, Marie,
Je suis comblée de Grâces !
Comme Toi, j’ai dit « Oui » !
Avec Toi, Ô Marie,
Le Seigneur fait pour moi des Merveilles
Et mon cœur exulte de joie !
Saint est son Nom ! »

Françoise

ÉDITO (14 août 2022)

RÉVÉLATION !

Les prophéties apocalyptiques de la Bible sont semblables à un père qui fait découvrir le feu à ses enfants ! Il l’allume devant eux en prenant soin de les tenir à distance ! Puis, il leur fait observer la beauté de la flamme qui vacille et qui éclaire, tout en dégageant une douce chaleur qui va réchauffer la pièce et également permettre de cuire des aliments !

Ce feu est donc merveilleux ! Il est à la fois beau, bon et utile !

Cependant, par amour pour ses enfants, ce papa ne peut pas les abandonner devant ce feu sans une mise en garde ! En effet, si ce feu permet de cuire des aliments, il peut aussi brûler vivement si on l’approche de trop près ! C’est pourquoi il va leur expliquer les précautions à prendre, pour éviter qu’ils ne se brûlent, en précisant qu’il ne faut en aucun cas le toucher !

Quelque temps plus tard, il voit un de ses enfants qui tente de contrevenir à la recommandation en essayant de toucher le poêle, il réalise qu’il n’a pas été assez clair dans sa mise en garde, et que pour convaincre du danger il lui faut révéler, d’une manière réaliste et détaillée, les conséquences lourdes et désastreuses des graves brûlures dues au non-respect du règlement, en insistant sur leur caractère irrémédiable ! Bien sûr ces annonces « catastrophiques » ne sont pas inéluctables, elles restent subordonnées à la désobéissance et ne concernent pas les enfants qui respectent les mesures de prudence ! Il s’agit en quelque sorte d’un avertissement des risques encourus dont le père n’est absolument pas responsable !

C’est ainsi que j’interprète le livre de l’Apocalypse, comme étant un récit concernant l’humanité depuis la création jusqu’à la fin des temps ! Dieu, en nous donnant la Vie, nous fit le cadeau de la Création ! « Il vit que cela était bon » et nous demanda d’en prendre soin en se mettant au service les uns des autres ! Mais les hommes ont voulu se l’approprier pour la dominer et la mettre à leur service, sans réfléchir aux conséquences de leurs actes qui ont amené le chaos sur la terre !

Dieu, Notre Père, dans son infinie Bonté, a envoyé des prophètes pour mettre en garde les hommes, qui refusent de le reconnaître pour Père, en leur annonçant les catastrophes qui accompagneraient leur inéluctable descente aux enfers s’ils ne se convertissaient pas !

Dieu a parlé par les prophètes ! Le prophète Ezéchiel a annoncé : « Je changerai votre cœur de pierre en cœur de chair, je mettrai en vous, un esprit nouveau ! » Mais les hommes ont refusé d’écouter les prophètes et les ont mis à mort ! Alors Dieu a envoyé son Fils, Jésus qui a dit : « Je suis venu allumer un feu sur la terre, comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » « Je ne suis pas venu apporter la Paix sur la terre mais la division » Il ne s’agissait pas là d’une menace mais d’un fait avéré, car Il savait que sa Parole serait signe de contradiction et de division dans les familles !

Seuls ceux qui acceptent de changer leur cœur de pierre, pour le rendre « doux et humble » comme le sien, sont en mesure de recevoir le feu de l’Esprit, qui les fait devenir « Apôtre » du Christ, chargé d’annoncer que le Royaume est proche ! C’est par son baptême dans l’Esprit que le chrétien se reconnaît « Enfant de Dieu » et qu’il reçoit la mission de le faire connaître au monde, en acceptant de suivre le chemin de la Croix ! Comme le Christ, le chrétien est la cible d’attaques au sein même de sa famille et de son entourage ! C’est pourquoi, s’il veut suivre Jésus jusqu’à la Croix, il lui est nécessaire d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique par la grâce des « sacrements » !

L’Apocalypse, dernier livre de la Bible, est la Révélation de la Victoire finale et définitive du Bien sur le Mal qui entraînera dans sa chute tous ceux qui auront choisi de le suivre !

Alors, si nous avons choisi de suivre le Christ jusqu’à la Croix,
« N’ayons pas peur ! Nous sommes déjà vainqueurs !

Françoise

 

ÉDITO (13 août 2022)

JÉSUS-CHRIST, VRAI DIEU ET VRAI HOMME !
Dieu nous a créés à son image pour que nous devenions saints comme Lui ! Mais notre « humanité » ne nous permet pas de nous élever jusqu’à Lui, c’est pourquoi il nous a envoyé son Fils, Bien-Aimé afin de nous montrer le chemin ! Pour cela, Il a dû s’abaisser jusqu’à nous, et « naître avec » nous pour « connaître » les joies, les peines et les souffrances, engendrées par notre condition d’Hommes ! Ce qui lui a permis d’éprouver des émotions et des sentiments qui l’ont fait réagir humainement !

Ainsi, à l’âge de 12 ans, à leur retour de Jérusalem, Jésus a faussé compagnie à ses parents qui l’ont retrouvé au bout de 3 jours, dans le temple au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et les interrogeant ! A la demande de Marie : « Mon enfant pourquoi nous as-tu fait cela ? » Jésus répondit : « Ne savez-vous pas que je dois être dans la Maison de mon Père ! » J’imagine assez bien que cette réponse, même si elle est légitime, peut correspondre à celle d’un adolescent qui, conscient de sa future vocation, n’a pas réalisé l’inquiétude de ses parents !

Plus tard, pendant les Noces de Cana, la réponse de Jésus à sa Mère : « Femme, que me veux-tu ? mon heure n’est pas encore venue ! » est bien celle d’un adulte qui, dans un premier temps, semble importuné par cette demande de sa Mère qu’Il finit par exaucer devant la détermination de Celle-ci !

Dans l’Evangile, l’épisode où Jésus chasse les marchands du Temple peut, humainement, s’apparenter à une colère, cependant il s’agit là, davantage d’une saine colère, à travers un geste prophétique, annonçant la destruction du Temple de Jérusalem en 3 jours, pour préfigurer sa mort et sa Résurrection !

Jésus avait également un grand sens de l’humour, comme on peut le voir à travers ses paraboles, notamment « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur ! » qui ne se veut en aucun cas l’apologie du vol ou de la malhonnêteté ! Mais l’illustration que, le partage est un moyen habile pour créer du lien et se faire des amis !

C’est d’ailleurs au cours de repas partagés à Béthanie que Jésus a pu créer un fort lien d’amitié avec Marthe et Marie ainsi que leur frère Lazare dont il a pleuré la mort avant de le ressusciter ! C’est le signe que, dans son humanité, Jésus a ressenti des émotions telles que des joies, des peines, des douleurs, et des peurs et ! Comme au jardin des oliviers où commençant à éprouver de la tristesse et des angoisses, Il dit alors : « Mon âme est triste à en mourir restez ici, et veillez avec moi. Puis il pria ainsi : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme toi, tu veux. »

Jésus, Fils de Dieu est à la fois vrai Dieu puisque, conçu du saint Esprit, et vrai Homme puisque né d’une femme ! Si sa « Divinité » lui a permis de résister aux tentations et de se laisser humilier jusqu’à la mort, en revanche son « humanité », ne lui a pas épargné, ni atténué la violence des souffrances, incommensurables de sa Passion, que dans sa « Divinité » ’Il a accepté de subir pour la rémission de nos péchés, en passant par le bois de la Croix !

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
Qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. (Mt 16)

"C'est parce que j'ai choisi de donner ma préférence à Jésus et de porter ma croix
Que je suis capable d'aimer les autres !"

Françoise

 

ÉDITO (12 août 2022)

JE NE SUIS PAS DE CE MONDE
« Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas de ce monde, si vous étiez du monde, le monde vous aimerait car vous seriez à lui. Vous n’êtes pas du monde mais je vous ai choisis du milieu du monde, c’est pour cela que le monde vous déteste. » (St Jean 15, 19)

Il m’est souvent arrivé de penser que je n’étais pas de ce monde. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste dans laquelle chacun prône son droit à la liberté individuelle en faisant abstraction de celle des autres. Mais qu’est-ce vraiment que la Liberté ? Un certain nombre de personnes pensent qu’être libre c’est pouvoir faire ce que l’on a envie de faire, pour ma part, je crois qu’il s’agit de faire ce que l’on choisit de faire. En effet, si l’on fait ce que l’on a envie de faire, ce n’est pas nous qui décidons mais nous nous laissons entraînés par nos désirs et nos envies, en réalité nous subissons une sorte de manipulation émotionnelle. Si au contraire nous choisissons ce que nous voulons faire, il s’agit d’un acte réfléchi de notre part qui fait appel à notre capacité de discernement pour choisir entre plaisir et devoir ou entre ce qui est bien ou mal.

Dans un premier temps, il est certainement plus facile de céder à la tentation du plaisir que de faire le choix du devoir. Cela demande moins d’effort, il suffit de se laisser aller, ce qui donne en effet, la sensation d’être libre. Cependant cette sensation de liberté n’est qu’un leurre. Contrairement aux animaux qui agissent par instinct, nous avons la liberté de choisir notre sort en renonçant à ce qui ne dépend pas de notre volonté et en décidant ce qui est le mieux pour nous dans le moment présent. Certes, renoncer à un moment agréable pour accomplir une chose importante, est souvent perçu, sur le moment comme un manque de liberté mais, en ce qui me concerne, j’ai constaté que la satisfaction du devoir accompli procure une joie bien supérieure et durable que le plaisir ressenti lorsqu’on a cédé à nos envies !

Une autre tendance de notre époque consiste à faire systématiquement valoir tout ce que l’on peut considérer comme un droit en oubliant que tout droit entraîne des devoirs. Dans la mesure où nous considérons notre liberté individuelle comme étant absolue, nous empiétons sur celle des autres, c’est donc la loi du plus fort qui prédomine. Ainsi, si l’on considère que toutes les femmes qui le désirent peuvent mettre au monde un enfant ou obtenir légalement le statut de mère, sans avoir recours à l’union naturelle d’un homme et d’une femme dans un acte d’amour, c’est considérer l’enfant, non pas comme une personne, mais comme un simple objet utilisé pour assouvir un désir égoïste de maternité. L’enfant ainsi conçu perd son droit de liberté et d’égalité, statut de tout être humain, puisqu’il ne peut revendiquer l’accès à ses racines et ses origines paternelles.

Cependant, si je ne suis pas de ce monde, je suis dans ce monde et je dois y trouver ma place. Chacun de nous a une mission à accomplir en fonction de ses talents ou de ses dons et faisant partie d’une minorité, j’ai d’abord cru être une sorte de levain dans la pâte avant de m’apercevoir que c’était prétentieux d’assumer seule ce rôle, qui ne pouvait être attribué qu’à un ensemble de chrétiens, regroupés autour de leur pasteur, pour faire grandir la paroisse, et de réaliser que je n’étais qu’un simple grain de sel pour donner de la saveur à la vie. Une infime quantité de sel suffit pour donner un sens à la vie et le goût de vivre !

"Vous êtes la Lumière du monde et le Sel de la Terre" C'est à chacun de nous que s'adresse cette Parole de l'Evangile.

Être la Lumière ne signifie pas être dans la lumière mais plutôt être un projecteur pour éclairer et mettre dans la lumière tout ce qui est beau ou important à révéler. Cependant une lumière trop puissante peut éblouir et aveugler. Nous avons tous des charismes ou des talents différents et il nous faut adapter leur intensité lumineuse en fonction des besoins de l'endroit et du moment où nous nous trouvons. Ainsi les projecteurs utilisés pour éclairer un match en nocturne ne seront d'aucune utilité pour une chambre d'enfant, pas plus que la veilleuse de celle-ci ne pourra remplacer un projecteur et pourtant les deux sont aussi importants. Si nous pouvons admirer chez d'autres les talents que nous n'avons pas, acceptons plutôt de reconnaître ceux que nous avons et de les partager !

Être le sel de la terre, c'est donner de la saveur à la vie. A l'instar d'une trop grande lumière qui aveugle, une trop grande quantité de sel fait perdre le goût !

Alors, sachons doser pour donner un sens à la vie et le goût de vivre ! »

Françoise

ÉDITO (11 août 2022)

CITÉ CÉLESTE !

Mardi 9 août, un mois jour pour jour après ma chute « providentielle », je participais au pèlerinage paroissial du Mont saint Michel auquel je m’étais inscrite avec ma fille, Ezéchielle !

Je dois dire que, si je n’ai aucun souvenir des douleurs ressenties lors de ma chute, celles-ci se révèlent peu à peu dans la journée pour atteindre leur paroxysme pendant la nuit, provoquant insomnies et crises d’angoisse ! C’est ainsi que la veille du départ, j’avais l’intention d’annuler ma participation en raison d’une nuit très douloureuse me faisant craindre que je ne fusse en « état de marche » !

Je demandais quand même à Jésus son avis en me donnant un signe ! C’est alors que je reçus un appel de ma fille Clotilde, me demandant s’il était encore possible de s’inscrire pour le pèlerinage ! J’ai aussitôt posé la question à Éric qui me confirma qu’une place était disponible, suite à un désistement ! Je pris cela comme une réponse de Jésus qui me faisait comprendre que je ne pouvais pas rater l’occasion d’accomplir ce chemin, accompagnée de mes deux filles et que Lui, étant au milieu de nous, je n’avais rien à craindre !

Ma première bonne surprise fut de me trouver assise dans le car à côté du Père Ponce, ce qui m’a permis d’échanger et de partager avec lui, l’expérience de mon « vécu spirituel » depuis la mort de Jacky !

Puis, nous avons commencé notre « traversée du désert » sous l’égide de notre guide, Christophe qui nous a conduits, à travers les méandres symboliques du chemin, au pied de l’Archange saint Michel, gardien de la Cité Céleste ! Ce parcours, scandé des intentions de prières de louange, de peines et d’attentes, de chacun, confiées à Marie, fut aussi l’occasion de belles rencontres, comme celle de Cécile, de Versailles en vacances à Pleurtuit, ou d’Aurélia et de Martial, de Pau, qui viennent prendre leur place dans mon cœur !

Arrivés au pied de la Cité Céleste, nous avons pu rendre grâce à Dieu pour ce pèlerinage, au cours de l’Eucharistie, célébrée par le Père Ponce, dont je n’ai pu m’empêcher de comparer les conditions à celles d’une messe célébrée dans le désert pendant le pèlerinage en Terre Sainte, auquel j’aurais tant aimé participer, mais que j’ai pu suivre, en communion, à travers les photos partagées par Pascale !

VIVRE LA MESSE !
Est, pour moi,
Faire un saut dans le temps et se retrouver en « Terre Sainte »
Pour vivre en direct avec les apôtres, à travers les gestes du prêtre,
La Vie de Jésus et son Enseignement, de son Baptême à sa mort,
Sa Résurrection, son Ascension dans le Ciel
Et son envoi en Mission, dans la Paix, adressé à tous les baptisés dont je suis !

Françoise

ÉDITO (10 août 2022)

SERVIR OU ASSERVIR

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ;
Et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur ». (Jn 12)

En parcourant l’Evangile à travers les textes de Marc, Matthieu, Luc et Jean ou des lectures de Pierre, Jacques et Paul, je constate que, quel que soit le sujet ou le style, ce fil rouge qui les relie avec le mot « Amour » constitue l’essentiel du message commun !

L’Amour n’est autre que Dieu Lui-même qui nous a créés à son image, et qui s’est donné à nous ! Ainsi « aimer » c’est reconnaître, en l’autre, le visage de Dieu et se donner à lui ! « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même » comme l’a si bien dit sainte Thérèse ! ou comme jésus lui-même l’a dit « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses amis »

Donner sa vie ne signifie pas obligatoirement mourir pour quelqu’un mais le servir en lui donnant de son temps, de sa personne, en étant là pour celui qui en a besoin ! Cependant servir ce n’est pas faire pour l’autre ou se mettre à sa place, c’est apprendre à connaître (naître avec) ses besoins qui ne sont pas les nôtres et répondre à ses attentes par un accompagnement en respectant ses choix ! C’est une véritable oblation de soi qui ne peut se faire que par Amour, c’est-à dire par Dieu avec Dieu et en Dieu !

Malheureusement, il est souvent tentant de vouloir aider l’autre en agissant à sa place, sans tenir compte de ses besoins qui ne sont pas nécessairement les nôtres ! Ce geste a pour effet de le dominer, en le privant de sa liberté d’agir comme il le souhaite, et de l’asservir, le réduisant à un état de dépendance et de reconnaissance à celui qu’il considère comme un bienfaiteur plutôt qu’à un serviteur !

Ainsi, tout geste de solidarité n’est pas toujours acte de charité s’il a pour effet d’attendre une reconnaissance ! Le véritable serviteur est celui qui n’agit que par Amour, sans rien attendre en retour que de grandir en humilité !

Et comme le dit saint Paul : « Dieu aime celui qui donne joyeusement » ! (2 Co)

PAR DON DE L'AMOUR !
"On ne peut garder pour soi
Tout l'Amour que l'on reçoit
Puisque l'Amour est un Don
C'est Par Don que nous aimons !"

Françoise

ÉDITO (8 août 2022)

ABANDON
Le 9 novembre 2020, mon époux Jacky a dû être hospitalisé à l’hôpital de Saint Malo pour une leucémie myéloblastique aigüe ! Si la première semaine, je n’avais pas le droit aux visites, à partir de la deuxième, je pouvais m’y rendre, grâce à la chaîne de solidarité mise en place pour m’y conduire une demi-heure chaque jour !

Lorsque j’arrivais dans sa chambre, je le voyais souriant, il était heureux de me voir ! Je crois que c’est là que j’ai commencé à sourire ! Le mercredi 2 décembre, il m’a fait comprendre qu’il était fatigué de tous les examens qu’il devait subir et pour l’encourager à se battre, je lui ai même chanté : « Soyons toujours joyeux et prions sans cesse ! ... » !

Le jeudi, alors que je me préparais pour ma visite quotidienne, il me demanda de ne pas venir, prétextant qu’on devait lui faire des examens et qu’il ne serait peut-être pas dans sa chambre ! Je lui ai dit : « Je vais aller à l’église » et il m’a répondu : « Oui, c’est ça ! Va du côté de Marie ! » C’est bien sûr ce que j’ai fait, mais contrairement à l’habitude, j’ai récité mon chapelet tout entier puis, spontanément, je me suis tournée vers le tabernacle en disant : « Seigneur, que ta Volonté soit la mienne et si ce n’est pas le cas, donne-moi la force de l’accepter ! » Je n’avais alors aucune idée de ce qu’était ma volonté car je n’imaginais pas une seconde que mon mari puisse mourir !

Le lendemain, vendredi 4 décembre, Dieu l’a rappelé à Lui et je me suis abandonnée à sa Volonté !

Depuis, j’ai pris l’habitude de m’abandonner à la Volonté de Dieu en disant : « Jésus, donne-moi la volonté de m’abandonner à la tienne et ôte de mon cœur tout désir qui ne vient pas de toi ! » Puis, je prends le temps de faire les choses comme elles se présentent à moi selon la Volonté de Dieu et je vis l’instant présent ! Je suis toujours surprise et émerveillée de voir comment se déroule ma journée lorsque je laisse mon regard fixé sur Jésus ! Mais s’il m’arrive de détourner les yeux pour les tourner vers moi, alors je m’écroule ! …

S’abandonner à la Volonté de Dieu, ce n’est pas attendre qu’Il agisse pour nous, c’est demander à Marie qui nous dit : « Fais ce qu’Il te dira » ! et ce n’est pas forcément ce que l’on a envie de faire ! C’est pourquoi il faut beaucoup de volonté pour décider de s’abandonner ! Cela demande un effort à renouveler à chaque instant de la journée, ainsi : « Le matin, à l’heure où je m’éveille, lorsque j’ouvre les yeux, je te souris, Jésus et je me donne à Toi ! Jusqu’au soir à l’heure où je m’endors, quand je ferme les yeux, je me blottis, Jésus et m’abandonne en Toi ! »

Cependant si tout semble facile quand on s’abandonne, le plus difficile est justement de s’abandonner surtout quand, dans un moment de faiblesse on se sent abandonné de ceux que l’on croyait ses amis !

Mais « La PRIÈRE est l’arme qui permet de lutter contre le découragement, PRIER c’est
« Persévérer, Résister, Insister, Espérer, Recevoir ! »


LE COMBAT SPIRITUEL
"Comme il est violent le combat spirituel
Quand on détourne son regard du bois de la Croix
Pour le tourner vers soi
Et qu’on a lutté toute la nuit
Dans la douleur et dans les larmes
En se croyant abandonné !
Mais au matin, on s’aperçoit
Que Celui qu’on croyait perdu
A nos côtés s’était battu
Alors on crie : « Pardon Seigneur » !
Et la Paix revient dans nos cœurs !"

Françoise

 

ÉDITO (7 août 2022)

UNE PLUIE DE GRÂCES !
La veille de sa mort, les dernières paroles de mon mari furent : Vas du côté de Marie !" Ces paroles eurent pour moi l'effet d'un testament, comme l'expression de sa dernière volonté ! Il savait, lui, que son heure était venue et que seule, Marie pourrait m'aider à affronter cette épreuve ! Depuis, je vais chaque jour du côté de Marie et je reçois une pluie de grâces qui sont autant de bouquets de roses !

Mais j'avais oublié que les roses avaient aussi des épines pour les protéger des prédateurs, et il n'est pas rare que j'en ressente la blessure, si je ne prends pas garde de les manipuler avec les gants de la prière ! Plus les grâces sont fortes et plus les blessures sont douloureuses ! Mais ne sont-elles pas là pour me rappeler de ne pas entrer en tentation ? Et quand je prie le Seigneur d'éloigner de moi ces souffrances, il me répond comme à Saint Paul : "Ma grâce te suffit car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse" C'est pourquoi maintenant, lorsque je me sens triste et seule, je pense à la réponse que j'aie reçue un jour : " Tu dois apprendre à gérer ta peur et tes angoisses toute seule, tu as les ressources en toi !" Alors je m'adresse directement à Jésus par la prière et il me répond !

Je peux dire maintenant comme Saint Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi !"

Alors que, en perdant Jacky, je pensais avoir perdu la moitié de ma vie, je réalise que celle-ci est encore plus riche qu'avant ! Je reçois des grâces en abondance ! J'ai la sensation que ses dernières paroles : "Vas du côté de Marie", sont une sorte de fil conducteur qui me relie à lui en passant par Marie dont je le sens proche ! Nous sommes réellement en communion ! Cette surabondance de grâces que j'ai reçues chaque jour de ce mois d'août 2021 ont été pour moi l'occasion de vivre une véritable retraite spirituelle au cours de laquelle j'ai entrepris ma consécration à Jésus par Marie en 30 jours !

J'ai bien conscience que ce n'est pas donné à tout le monde et que j'ai beaucoup reçu ! alors je pense à l'évangile de St Luc (12,48) "Si quelqu'un a beaucoup reçu on exigera beaucoup de lui ; et plus on vous aura confié, plus on demandera de vous" C'est pourquoi je n'ai pas d'autre choix que de faire fructifier toutes les grâces que j'ai reçues !

Pour terminer je voudrais citer quelques passages du "Combat spirituel"

"Jésus aime les cœurs joyeux, il aime une âme toujours souriante !"

"Cultiver la bonne humeur est une école exigeante mais particulièrement efficace pour détruire les racines de la philautie, pour nous décentrer de nous-mêmes"

"La bonne humeur est d'abord une décision avant d'être une envie"

"Un cœur joyeux est le résultat normal d'un cœur brûlant d'amour, car elle donne plus, celle qui donne avec joie, et Dieu aime celui qui donne avec joie ... !"

J'ai bien conscience que ma bonne humeur est un Bien précieux que j'ai reçu de Dieu et que je dois cultiver pour sa plus grande gloire ! Et s'il lui arrive parfois d'être écorchée par quelques épines, il suffit du baume de la prière pour qu'elle retrouve toute sa vigueur !

Françoise

ÉDITO (6 août 2022)

TRANSFIGURATION
Il me semble que notre vie sur terre est semblable à un pèlerinage vers la Cité Céleste ! A l’instar de saint Jacques de Compostelle, nous pouvons choisir des points de départ différents, conduisant à des chemins plus ou moins difficiles d’accès, avant de trouver le seul vrai chemin où tout le monde se retrouve ! Nous pouvons effectuer ce pèlerinage seul ou à plusieurs, sachant que même seul, il peut nous arriver de très belles rencontres avec lesquelles nous pouvons nouer de nombreuses relations d’amitié ! Certains peuvent continuer la route avec nous et d’autres, aller plus vite ou rester en arrière, chacun allant à son rythme !

Le début du chemin semble facile, on est plein d’énergie et de motivation, prêt à affronter les difficultés avec l’enthousiasme des optimistes ! Cependant si celui-ci n’est que l’effet d’une illusion il peut être mis à mal par des obstacles mal évalués qui peuvent conduire au découragement ! En revanche si l’enthousiasme est engendré par la certitude de réussir à franchir les obstacles et la foi de parvenir au bout du voyage, nous pouvons être sûrs d’obtenir le succès d’un bonheur au-delà de nos espérances !

Il peut arriver que certains passages difficiles soient jalonnés de moments de grâce qui peuvent être une force pour affronter ces épreuves ! C’est ainsi qu’au mois d’août 2020, j’ai reçu une grâce qui m’a redonné le goût de vivre et retrouver l’envie de marcher, chaque jour, à travers mon petit chemin, au son de ma playlist de louanges ! Ces balades journalières me procuraient une joie incommensurable qui m’a fait écrire le 6 octobre : « Quand je suis dans mon petit chemin j’ai l’impression d’être aux portes du Paradis, mais je sais que le chemin est encore long, car on ne peut aller au Père sans passer par la Croix ! » J’avais déjà conscience qu’une grande épreuve m’attendait et que je devais passer par là pour atteindre cette Vie nouvelle dont j’avais cru entrevoir les prémices !

Lorsque nous vivons ces moments de grâce, nous sommes tentés de nous installer et de planter notre tente, mais le voyage n’est pas fini ! Il nous faut repartir si nous voulons atteindre définitivement ce bonheur éternel que nous avons entrevu l’espace d’un instant !

N’est-ce pas ce qui s’est passé pour Pierre, Jacques et Jean, lorsqu’ils ont assisté à la Transfiguration de Jésus ! C’était l’étape ultime avant l’épreuve de la crucifixion où Jésus leur est apparu dans sa Gloire, laissant apparaître la beauté de son Royaume !

Je crois que tout au long de notre parcours et principalement avant d’affronter les épreuves, si nous fixons notre regard sur Jésus, nous pourrons voir sa transfiguration, laissant apparaître sa gloire à laquelle nous serons, nous-mêmes, associés lorsque nous franchirons les portes du Royaume Eternel !

« L’Homme vient de Dieu pour retourner à Dieu !
Chacun de nous a un destin bien tracé mais nous sommes libres de le suivre ou d’emprunter un autre chemin ! Si nous choisissons de voler de nos propres ailes,
Nous prenons le risque de nous perdre et d’arriver au bord du précipice !
Mais si nous choisissons le chemin balisé,
Alors nous sommes certains d’arriver à destination ! »

Françoise

 

ÉDITO (5 août 2022)

QUI VEUT SAUVER SA VIE LA PERDRA !
Le 6 octobre 2020, en rentrant de ma marche matinale dans le petit chemin « si cher à mon cœur », j’écrivais de manière intuitive : « Quand je suis dans mon petit chemin, j’ai l’impression d’être aux portes du Paradis, mais je sais que le chemin est encore long car on ne peut aller au Père sans passer par la Croix ! J’ai bien conscience que cette grâce que j’ai reçue, le 12 août, n’est pas une récompense mais une force qui m’est donnée pour affronter une épreuve plus grande ! J’ai peur ! L’épreuve que je redoute le plus de devoir affronter c’est le départ de Jacky ! »

A ce moment-là, il n’était pas malade et si je savais que cela arriverait un jour, dans 15 ou 20 ans, je n’imaginais pas une seconde que cela surviendrait deux mois plus tard ! Ainsi, je ne m’étais pas trompée, c’est bien cette grâce qui m’a permis de supporter cette épreuve et de la rendre féconde puisque depuis ce jour je suis re « née » à une nouvelle vie ! Je suis devenue celle que j’ai toujours rêvé d’être et dont je ne me croyais pas capable !

Le 9 juillet dernier, à la lecture d’Isaïe, « Me voici, envoie-moi », j’ai senti que cet appel s’adressait à moi et j’ai répondu : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! Me voici, envoie-moi pour marcher avec Toi sur un chemin de Croix » ! J’avais bien compris que pour suivre Jésus, il fallait que je prenne ma croix ! Cependant, ce n’est pas à nous de choisir notre croix ou de la comparer à celle des autres, il nous faut accepter celle que nous sommes capables de supporter, chacun à sa mesure ! Et le soir-même, je faisais cette chute qui m’a projetée sur le parvis de l’église ! Assommée par la violence du choc, je n'ai ressenti, sur le moment, ni peur, ni douleur ! Ce n’est que plus tard que sont apparues les premières épines, mais les plus grandes souffrances ne sont pas celles du corps, mais les blessures de l’âme qui se sent abandonnée par ceux que l’on croyait ses amis !

Il me semble que cette croix dont la violence du choc a été amortie par la Croix de Jésus était pour me faire comprendre que ce dont Lui-même a le plus souffert, ce ne sont pas les violences physiques qu’il a subies, mais l’abandon de ceux qui avaient promis de le suivre et qui n’ont pas eu le courage de l’accompagner jusqu’à la Croix !

Jésus, par cette chute « providentielle », Tu m’as fait comprendre que ce ne sont pas nos péchés qui te font le plus souffrir mais notre manque d’Amour et de confiance en ton infinie Miséricorde !

Tu as dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera ». (Mat 16)

« C’est parce que j’ai choisi de donner ma préférence à Jésus et de porter ma croix
Que je suis capable d’aimer les autres ! »

Françoise

 

ÉDITO (4 août 2022)

POUR VOUS QUI SUIS-JE ?
Cette question que Jésus a posée à ses disciples, c’est à chacun de nous qu’elle s’adresse encore aujourd’hui ! Si j’ai depuis toujours une foi inébranlable et peut-être un peu naïve sans me poser de questions, depuis quelques années, des témoignages de rencontres avec Jésus, qui avaient eu lieu dans mon entourage, comme celui de ma fille Ezéchielle m’ont amenée à me poser la question : « Pourquoi moi, n’avais-je pas eu cette chance de sentir sa présence de manière concrète, sous forme d’une chaleur intérieure ? J’ai alors réalisé, à la lumière de l’Esprit-Saint, que j’étais un peu comme le frère aîné du fils prodigue et que je n’avais pas moi-même besoin de cette « révélation » extraordinaire puisque depuis toujours je sens sa présence à mes côtés ! Ce qui m’a amenée à me poser cette première question :

« EN QUI JE CROIS ? »
Mon credo : Je crois en Dieu, notre Père, tout-puissant, qui s’est incarné pour s’abaisser jusqu’à nous, par l’intermédiaire de son fils, Jésus, qui a pris chair de la Vierge Marie pour prendre notre condition d’homme afin de nous élever jusqu’à Lui. Il est donc à la fois vrai Dieu et vrai homme ! Vrai Dieu puisque conçu du Saint Esprit et vrai homme puisque né de la Vierge Marie. Si pour moi la création est une preuve incontestable de l’existence de Dieu, il n’existe pas de preuve tangible que Jésus soit fils de Dieu. Pourtant c’est mon intime conviction. En effet, connaissant la nature de l’homme, il me paraît impossible qu’un homme se prétendre fils de Dieu en se laissant humilier et persécuter jusqu’à donner sa vie pour nous. Et je pense que Dieu seul pouvait résister aux tentations de Satan comme ce fut le cas au désert. Cependant, le fait même qu’il ait été tenté de renoncer à sa passion avant de dire : « Père, que ta volonté soit faite et non la mienne » montre qu’il savait ce qui l’attendait et qu’il a accepté de souffrir par amour pour nous !

Ce que Jésus a enseigné à ses disciples, il l’a vécu lui-même, en les invitant à le suivre. Il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie, nul ne peut aller vers le Père sans passer par moi ». Cela nous paraît difficile en raison de notre orgueil, pourtant tout serait si simple si nous faisions preuve d’humilité ! Je crois aussi que Dieu seul est Saint, Il est notre créateur et nous a créés à son image, c’est pourquoi nous sommes tous appelés à devenir saints, il suffit de suivre son exemple. Il a dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » Cependant il faut toute une vie pour atteindre la perfection et il nous faudra nous dépouiller de notre enveloppe charnelle pour mourir à la vie avant d’entrer dans une vie nouvelle, appelée « La Communion des Saints » !

« POURQUOI JE CROIS ? »
Si nous n’avons pas de preuves tangibles, nous avons des témoignages probants à travers le kérygme des premiers chrétiens affirmant : « Jésus-Christ est le fils de Dieu, mort et ressuscité pour nos péchés, nous en sommes témoins ! » Ce qui, à mon sens, constitue le meilleur témoignage est l’attitude changeante de Pierre avant la crucifixion et après la Résurrection de Jésus. Parmi les disciples, Pierre est le premier qui a su répondre à la question : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » en disant : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant » ce à quoi Jésus a répondu : « Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela mais mon Père qui est dans les cieux ! Pierre ne comprenait pas pourquoi celui qui était son ami devait mourir, et s’il devait en passer par là, il se disait prêt à mourir avec lui. Or, le soir même, après l’arrestation de Jésus, en entendant le coq chanter, Pierre se rappela les paroles de Jésus qui avait affirmé : « Avant que le coq n’ait chanté, tu m’auras renié trois fois ». Il prit alors conscience de sa trahison et pleura amèrement ! Après la mort de Jésus, Pierre et les disciples se sentaient abattus, désespérés, abandonnés par leur Maître qu’ils n’avaient pas eu le courage de suivre jusqu’à la croix, craignant de subir le même sort !

Comment peut-on imaginer que des hommes aussi peu courageux, s’ils ne l’avaient pas vu ressuscité, acceptent de mourir en martyrs pour témoigner que le Christ leur est apparu vivant ?

« La Foi naît dans l’incertitude mais se perd dans les habitudes !
Elle est le fruit de la quête incessante du sens de notre existence ! »

Françoise

 

 

ÉDITO (3 août 2022)

 IL EST GRAND LE MYSTÈRE DE LA FOI !

 Comme il est grand le mystère de la foi ! Je suis bouleversée chaque fois que j’entends cette phrase que prononce le prêtre, juste après la consécration et à laquelle nous répondons :

« Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous PROCLAMONS TA RÉSURRECTION, nous attendons ta venue dans la gloire » !

C’est une véritable profession de foi, de reconnaître que, par les mains du prêtre, prononçant la bénédiction, sous l’action de l’Esprit-Saint, comme Jésus lui-même l’a fait au soir de la Cène, cette petite hostie est réellement devenue le Corps du Christ ! Je ne suis pas certaine que toute l’assemblée ait bien conscience de ce mystère qui dépasse notre intelligence et que l’on ne peut saisir que si nous savons regarder, avec confiance, au-delà des apparences !

Cette foi est un don de Dieu, offert à tous, mais que nous sommes libres d’accepter ou de refuser ! Il s’agit simplement d’accepter de ne pas tout comprendre et de se laisser conduire, avec confiance par l’Eprit-Saint, en toute humilité !

"Le « Savoir » ne laisse pas de place au doute,
Mais la « Foi » est « confiance » dans l’incertitude, parsemée du doute qui la fait grandir !"

 Françoise

 

ÉDITO (2 août 2022)

DOUX MOIS D’AOÛT !

Je fête en ce 2 août le 53ème anniversaire de notre mariage ! Et si mon Jacky n’est plus là aujourd’hui, il est toujours présent au plus profond de mon cœur ! Je rends grâce à Dieu de nous avoir confié l’un à l’autre pour accomplir son projet de fonder une belle famille pleine d’Amour ! Et je veux, à cette occasion, faire mémoire des merveilleuses « douceurs » qu’Il m’a accordées ces derniers mois d’août !

• 10 août 2019
Célébration de nos « Noces d’Or » par le Père Olivier, en présence de toute notre famille, de nos amis et de nombreux membres de notre paroisse !

12 août 2020
Grande grâce reçue de guérison, de mon corps et de mon âme, en retour à ma prière adressée à Jésus de me répondre par une voix humaine ! Cette grâce même qui m’a donné la force d’affronter cette grande épreuve du départ de Jacky, 4 mois plus tard !

• Août 2021
Là, point n’est besoin de préciser la date car chaque jour de ce mois, j’ai reçu une grâce particulière lorsque j’allais du côté de Marie ! Il s’agissait pour la plupart de rencontres éphémères ou d’autres plus durables qui ont marqué le début d’une véritable amitié ! Mais la plus grande bénédiction est, sans nul doute, celle reçue le 3 août vers 11h15, lorsque commençant à prier, seule, du côté de Marie, j’ai éprouvé une irrésistible envie de voir quelqu’un se joindre à ma prière ! Au moment même où je sentais mon cœur « crier » ce besoin, je vis sortir de la sacristie, 3 prêtres : Pierre-Marie, Louis et Olivier venant concélébrer une messe qui m’a paru être une réponse au-delà de mes espérances !

Il me semble que cette grâce reçue est, une « grâce concomitante »
Celle que, Dieu nous accorde au cours de nos actions pour les rendre méritoires !

(Définition théologique)

Françoise

 

ÉDITO (1er août 2022)

 LE MURMURE DU VENT !

J’ai entendu dire et j’en fait moi-même l’expérience, que la mort coupe toute communication mais approfondit la communion !

Il me semble que toute séparation peut être assimilée à une petite mort, surtout quand le robinet de la communication, entre deux âmes sœurs, a été volontairement fermé car la pression était trop forte ! Peu à peu, l’âme blessée, meurtrie par le vide de l’absence, se laisse sombrer jusqu’au plus profond de son cœur !

Et soudain, c’est au sein même de ce silence qu’elle peut saisir le murmure du vent, qui évoque le bruissement d’un souffle et témoigne d’une douce présence, unissant les deux âmes en parfaite communion ! N’est-ce pas là le signe de l’amour inconditionnel d’une véritable amitié spirituelle ? Cette douce quiétude, qui ne peut exister sans le secours de la prière et des sacrements, devient alors une véritable source de fécondité apostolique !

C’est dans le murmure du vent que l’on peut trouver Dieu !
Et pour cela point n’est besoin de parler !
Il suffit juste de savoir se taire ensemble !

Françoise

ÉDITO (31 juillet 2022)

L’ASCÈSE DU SILENCE
QUAND « VACANCE » RIME AVEC « SILENCE » !

« Quand un poste est abandonné
Pour un repos bien mérité
Quelle est lourde cette vacance
Quand dans le vide de l’absence
S’évanouit toute effervescence
Et qu’elle impose le silence ! »

Cette saison de l’été correspond pour beaucoup d’entre nous à ce que l’on appelle « Les grandes vacances » ! Cette évocation me rappelle une époque particulièrement heureuse de mon enfance, puisqu’elle signifiait pour moi la cessation de toute activité scolaire que je vivais comme un véritable cauchemar ! Ces deux longs mois de juillet-août étaient l’occasion de nous retrouver en famille, et de vivre pleinement l’instant présent, en profitant de la nature (mer ou montagne selon les années) ! C’était une période pleine d’effervescence, ou le « supplice » des leçons et des devoirs laissait place à un état d’exaltation recréateur d’énergie !

Plus tard, à l’âge adulte cette période de vacances prend une autre dimension ! Il ne s’agit plus à proprement parler, de grandes vacances mais d’une cessation d’activité professionnelle d’une durée déterminée que chacun peut, selon ses besoins ou ses envies, vivre comme un temps de repos, dans son milieu de vie ou en changeant d’environnement, et pour d’autres comme un temps de voyage, riche de découvertes !

Puis, vient l’âge de la retraite, où toute cessation d’activité professionnelle peut être assimilée à de très grandes vacances ! C’est-à-dire un changement de vie total que l’on peut vivre comme un temps de repos bien mérité, en se retournant sur soi-même, ou en faisant de cette disponibilité, une occasion gratuite de se tourner vers les autres dans une action de bénévolat !

C’est cette dernière solution que mon époux et moi avons choisie, en décidant de faire de notre retraite, une vie offerte, au sein de notre paroisse ! Cette disponibilité gratuite a été pour nous l’occasion de faire de belles rencontres et de nouer de nombreux liens d’amitié qui m’ont permis d’affronter, le 4 décembre 2020, le départ de Jacky vers le Père, après m’avoir confiée à Marie vers qui je me rends tous les jours pour prier le chapelet à l’intention des personnes, de plus en plus nombreuses qui sont dans mon cœur !

Mais aujourd’hui, en ce temps de vacances, dans notre église qui rassemble de très nombreux estivants, je ne reconnais plus les visages familiers de ceux qui « abandonnant » leur poste pour quelques semaines de repos bien mérité, sont partis en vacances vers d’autres lieux !

Cette « vacance » de mes frères est pour moi synonyme de vide et de solitude qui impose le silence ! Un silence du cœur qui ne peut exprimer une souffrance passagère que je ne peux confier qu’à « Marie qui gardait toutes ces choses dans son cœur » !

Mais ne faut-il pas voir cette « ascèse » du silence
Comme un moyen d’avancer sur ce parcours initiatique pour la Vie Eternelle ?

Françoise

ÉDITO (30 juillet 2022)

SAINTETÉ
Il me semble que pour un grand nombre de chrétiens cette qualité de « Sainteté » soit réservée à une élite dont ils se sentent exclus ! Beaucoup se fient à l’exemple de grands saints dont la vie semble avoir atteint la perfection ! Sans doute s’attache-t-on trop à tout ce qui a été dans leur vie des critères de sainteté, en oubliant ou en méconnaissant leurs faiblesses et leurs fragilités ! En effet, un saint quel qu’il soit, est avant tout un homme pécheur ! Seule Marie est née sans péché !

Je suis persuadée que tout chrétien baptisé est appelé à la sainteté et que le Seigneur a un projet pour chacun de nous ! Lorsque nous lisons les écritures, nous voyons que les hommes se sont toujours vu confier une mission qu’ils avaient la liberté d’accepter ou de refuser ! Bien sûr, nous ne connaissons que celles qui ont été consenties par leur interlocuteur et qui ont eu un rôle décisif dans la venue du Christ rédempteur et notre invitation à le suivre pour le salut du monde !

Ainsi le rôle de Judas, qui a trahi Jésus, bien qu’étant un acte mauvais, était nécessaire à la réalisation du projet de Dieu pour sauver l’humanité ! Cependant sa plus grande faute n’a pas été la trahison mais de ne pas croire à la Miséricorde de Dieu qui peut tout pardonner quand on le lui demande avec repentir ! Pierre, lui a aussi en quelque sorte trahi Jésus, quand il l’a renié trois fois alors qu’il avait promis de ne pas l’abandonner ! Mais reconnaissant son péché, il a demandé pardon avec une grande confiance dans l’Amour de Jésus qui, non seulement lui a pardonné mais lui a confié les clefs du Royaume ! Quant à Saint Paul, quel crime plus grand peut-on commettre que de persécuter des chrétiens ? Et pourtant, c’est lui que Dieu a appelé pour être son premier apôtre d’évangélisation !

J’ai personnellement l’exemple de mon grand-père et de ma maman, sa fille qui ont eu, chacun, une vie ordinaire mais vécue dans l’amour de Dieu et du prochain par la prière et la charité, offrant jusqu’à leur mort, leurs souffrances pour participer à celles du Christ ! Je n’ai aucun doute sur leur état de sainteté et j’espère, moi aussi suivre leur exemple ! Depuis la mort de mon mari, Jacky, je me rends tous les jours, à sa demande, du côté de Marie ! Depuis ce temps, toute ma vie est centrée sur Dieu et je demande chaque jour à Jésus de me donner la volonté de m’abandonner à la sienne et d’ôter de mon cœur tout désir qui ne vient pas de Lui ! Je réalise que si je fais les choses comme elles se présentent à moi selon la Volonté de Dieu, en vivant l’instant présent, mes prières sont exaucées et je n’ai plus de souci à me faire ! Pourtant, il m’arrive parfois de douter en pensant que je ne suis pas digne d’être sainte ! Que je ne mérite pas l’honneur d’être appelée à suivre Jésus sur la Croix ! Mais quand je lui dis ce que j’en pense, il me répond : « N’est-ce pas plutôt la peur de la Croix qui te fait hésiter ? Femme de peu de foi ! Ne crains pas, tu as les ressources en toi et je suis avec toi !
Alors, je lui dis :

« Le matin, à l’heure où je m’éveille, dès que j’ouvre les yeux,
Je te souris, Jésus et je me donne à Toi !
Jusqu’au soir à l’heure où je m’endors, quand je ferme les yeux,
Je me blottis, Jésus et m’abandonne en Toi ! »

Françoise

ÉDITO (29 juillet 2022)

AMOUR ET CHARITÉ !
Si tout chrétien baptisé qui se respecte connaît bien sûr ce double commandement de Jésus « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force », puis, « tu aimeras ton prochain comme toi-même », je ne suis pas certaine qu’il soit toujours compris et appliqué comme il devrait l’être !

A en juger le nombre d’associations caritatives qui ont pour objectif de venir en aide aux plus démunis, on pourrait croire que la Charité est une vertu très répandue et que la mise en pratique de l’Evangile est respectée ! Mais qu’en est-il en vérité ?

Si je m’en réfère à la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (Chap.13), véritable hymne à l’Amour !

03 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
04 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil
08 L’amour ne passera jamais. [...]

Si l’on croit que Dieu est Amour, on ne peut connaître l’Amour si on ne connaît pas Dieu ! Celui qui n’aime pas, ne connaît pas Dieu ! C’est parce qu’il nous aime d’un Amour infini que nous pouvons aimer à notre tour !

Ainsi lorsque nous nous engageons dans une association dont l’objectif est de venir en aide aux personnes démunis, vulnérables ou en situation de précarité, le faisons-nous au nom d’un état, d’une commune ou d’une paroisse, par souci d’humanité ou pour se donner bonne conscience en faisant œuvre de charité ? ou le faisons-nous au nom de Dieu, mus par l’énergie de son Amour ?

La vraie charité n’est autre que la mise en œuvre, de l’Amour de Dieu en nous, pour l’amour de nos frères, en les aimant d’un amour inconditionnel qui n’attend rien en retour !

Françoise

ÉDITO (28 juillet 2022)

ENGAGEMENT ET DISPONIBILITÉ
Nous vivons dans un monde où chacun rêve de pouvoir faire ce qu’il a envie de faire, et la notion de liberté est considérée comme un droit à pouvoir faire ce que l’on veut ! Il s’agit donc bien d’une façon d’exercer librement sa propre volonté ! Reste à savoir si l’envie résulte d’un acte volontaire ! Ainsi, si nous avons envie de fumer est-ce que cette envie est issue de notre volonté ou n’est-ce pas notre volonté qui est soumise à l’envie ? Il me semble que si nous décidons de faire ce que nous avons envie de faire, nous sommes sous l’emprise de nos envies en pliant notre volonté à nos désirs ! Cela revient à dire que nous ne sommes plus en mesure de décider selon notre volonté ! Notre meilleure garantie de sauvegarder cette liberté est de faire en sorte que notre volonté ne se laisse pas submerger par nos envies mais qu’elle en soit le maître !
Notre société de consommation a pour objectif d’attiser les envies par n’importe quel moyen publicitaire qui, sans que nous en ayons conscience, nous donne l’illusion d’un besoin à satisfaire et fait basculer notre volonté dans l’envie de satisfaire ce besoin, comme d’une impérieuse nécessité ! Et si cela nous est impossible à réaliser nous dénonçons énergiquement cette contrainte comme une atteinte à notre liberté !
Il en résulte donc que tout ce que nous n’avons pas envie de faire nous apparaît comme une contrainte, dès lors que nous ne l’avons pas choisi !
Le fait même de choisir nécessite d’opter pour une chose en renonçant à une autre, ce qui veut dire que si nous hésitons entre plusieurs envies que nous ne pouvons satisfaire, il nous faudra faire appel à notre discernement pour savoir à laquelle renoncer et ceci ne pourra se faire qu’en exerçant librement notre volonté de faire un choix !
Le choix d’opter ou de renoncer ne peut se faire, en toute liberté, qu’à partir de notre volonté !
C’est ainsi qu’il en est de l’engagement ! L’engagement, ce gros mot qui tente de plus en plus à disparaître tant il fait craindre de perdre sa liberté ! On hésite à s’engager dans le mariage car on a peur de ne pas s’aimer toute la vie ! Cela suppose que l’on est esclave de nos désirs et que nous agissons en fonction d’eux, leur laissant la liberté de disparaître pour laisser place à d’autres ! C’est un leurre que de croire garder sa liberté en ne s’engageant pas ! Car si nous nous engageons en toute liberté, il nous appartient de rester maître de cette liberté en décidant librement de respecter notre choix sans se laisser déstabiliser par les aléas de la vie !
Dans le domaine du bénévolat, particulièrement au niveau pastoral ou paroissial, il est reconnu qu’il vaut mieux un maximum de personnes qui en fait le minimum, qu’un minimum qui en fait le maximum ! Hélas, c’est encore la deuxième solution qui prévaut majoritairement ! En effet, là encore c’est la notion d’engagement qui est en cause ! Il y a d’une part, les personnes qui sont engagées depuis toujours et qui se croyant indispensables ne se décident pas à laisser leur place, empêchant certains éventuels volontaires de s’engager ! D’autre part, il y a des nouveaux qui arrivent avec une expérience de bénévolat et de nombreuses propositions pour lesquelles il n’est pas facile de trouver suffisamment de volontaires ! C’est ainsi que plusieurs bénévoles se retrouvent engagés dans plusieurs services en plus de leurs obligations familiales ou professionnelles et ne peuvent être disponibles pour assurer leur tâche comme ils le souhaiteraient !
En ce qui me concerne, j’ai toujours attaché une importance considérable à la notion d’engagement ! Il s’agit pour moi de la plus haute expression de ma liberté ! C’est pourquoi il m’apparaît difficile de m’engager dans plusieurs endroits à la fois au risque de ne pouvoir tout assurer ! contrairement à beaucoup d’autres, j’ai cette particularité de vivre seule, de ne pas avoir d’obligations familiales, ni professionnelles et de ne m’absenter que très rarement, c’est la raison pour laquelle je n’ai aucun autre engagement que celui de me rendre disponible pour ceux qui ne le sont pas ! Je ne suis responsable de rien ! Je suis juste là, où il y a besoin, pour faire ce qu’on attend de moi, comme un serviteur inutile !

Françoise

ÉDITO (27 juillet 2022)

O A S I S
Ces 5 lettres composant à elles seules un nom commun sont également les initiales de 5 verbes qui constituent tout un programme offrant les caractéristiques essentielles de la Mission !

1. Oser
Signifie ne pas avoir peur, sortir de chez soi pour témoigner, aller sur les chemins, sur les places ou sur les parvis ! …

2. Accueillir
C’est s'ouvrir, laisser venir, accepter, accompagner, écouter, recevoir, fêter et bien d’autres synonymes, marquant tous une action bienveillante envers une ou plusieurs personnes !

3. Sourire
C’est en quelque sorte ouvrir la porte de son cœur pour dévoiler sa lumière intérieure !

4. Inviter
Ou encore convier, prier, appeler à entrer dans l’intimité de son cœur pour découvrir le Maître des lieux !

5. Servir
C’est être là, où il y a besoin, pour agir avec l’autre, lui apporter son aide par sa présence, une écoute bienveillante, des paroles de consolation, ou tout simplement savoir se taire ensemble, en toute humilité, comme un serviteur inutile !

Il me semble que ce programme contient là l’essentiel d’une Mission d’Evangélisation, procédant de l’extérieur vers l’intérieur, si j’ai bien compris ce que j’ai retenu du Congrès Mission 2021, accessible et même préconisée à tout chrétien ayant reçu par le baptême la vocation de Prêtre, Prophète et Roi !

Françoise

 

 

ÉDITO (26 juillet 2022)

DANS LA NUIT DE MA FOI !

Le jour où j’ai dit à Jésus :
« J’ai confiance en Toi,
Me voici, envoie-moi
Pour marcher avec Toi
Sur un chemin de Croix ! »

Le soir même je me suis sentie projetée, hors de l’église, comme par une main invisible, pour retomber violemment sur le parvis ! Si j’ai eu conscience, pendant l’infime instant où mon pied a heurté quelque chose, que j’allais trébucher, tout s’est passé si vite que je n’ai pas eu le temps ni d’avoir peur, ni d’avoir mal ! De ces 50 minutes qui ont précédé l’arrivée des pompiers, je n’ai gardé que le souvenir flou de quelques « samaritains » qui semblaient, tels des anges, veiller sur moi ! Je me souviens seulement avoir été soulevée de terre, comme dans un rêve, avant de me retrouver dans le camion des pompiers ! Cependant, dans cette atmosphère un peu étrange, mon souvenir le plus précis reste mon insistance à prouver aux brancardiers que, étant tout à fait consciente et n’ayant mal nulle part, je n’avais aucun besoin d’être hospitalisée ! L’idée de me retrouver seule dans une chambre d’hôpital, était pour moi, une véritable souffrance qui m’était intolérable ! Ceux-ci ont accédé à ma demande de rentrer chez moi avec l’assurance que mon amie, Martine veillerait sur moi ! …
La première douleur qui m’est apparue fut celle de m’apercevoir que j’avais perdu ma croix qui paraît-il, avait éclaté pendant la chute ! Je ne pouvais me résoudre à y croire tant que je n’avais pas retrouvé les éclats qui auraient dû joncher le sol ! Puis, après avoir jeté un œil sur le miroir de ma salle de bain, je constatais que je n’avais plus de dents, mon appareil s’étant brisé par la violence du choc sur mon menton, anesthésié, qui présentait une plaie saignante à l’extérieur avec un hématome qui tuméfiait mon visage ! Plus tard, dans la nuit, je commençais à ressentir de violentes douleurs dans le bras gauche, pouvant évoquer une fracture !
Le lendemain j’acceptais la proposition de mes amis de me conduire aux urgences pour des radios qui n’ont révélé aucune fracture visible ! J’étais donc rassurée et, réalisant que j’avais eu beaucoup de chance, j’ai pensé que cette chute était providentielle puisqu’elle était une manœuvre du diable pour éprouver ma foi par la tentation de l’orgueil ou du découragement dans laquelle je ne suis pas entrée ! La nuit suivante, contrairement à mon habitude, j’ai très bien dormi ce qui m’a donné un regain d’énergie me plongeant même dans une sorte d’euphorie !
Malheureusement, cet état de grâce n’a duré qu’un temps, dissipé par une nuit sans sommeil, tourmentée par de violentes douleurs physiques, mais surtout spirituelles avec des doutes que j’aurais aimé pouvoir partager ! Mais vers qui me tourner ? Je ne comprenais pas pourquoi Jésus lui-même m’avait laissé tomber, je ne trouvais pas le Simon de Cyrène dont j’avais tant besoin ! J’ai eu soudain l’impression que toute la lumière de ma joie de l’Evangile s’éteignait peu à peu pour faire place à l’obscurité de la nuit de ma foi ! Plus ma foi avançait pour atteindre le plus profond de mon âme et plus celle-ci se trouvait plongée dans une nuit obscure, envahie par le doute et la tristesse !
S’il m’est arrivé, en marchant dans mon chemin, d’avoir parfois la sensation d’être aux portes du Paradis, tellement je me sentais bienheureuse, cette fois la tristesse douloureuse de mon âme me fait évoquer la torture des flammes de l’enfer !
Je continuais de parler à Jésus comme je l’ai toujours fait, en lui redisant ma confiance en Lui et je ne comprenais pas pourquoi, s’Il avait exaucé ma demande de marcher avec lui sur un chemin de croix, il me refusait l’aide de mon Simon de Cyrène ? Je m’adressais à Marie pour essayer de comprendre, elle qui avait tant enduré de souffrance dans le silence de son Cœur ! C’est là que j’ai compris que c’est dans le Silence que l’on trouve Jésus et non en s’agitant pour demander ce que l’on désire et qui n’est peut-être pas sa Volonté !
J’ai réalisé que j’avais inversé les rôles ! Quand je lui ai demandé de marcher avec Lui sur un chemin de croix, j’avais, dans mon orgueil, présumé de ma force en me croyant capable d’être là pour Lui, alors qu’il me fallait simplement accepter d’apprendre à marcher à son côté, le laissant me tenir par la main ! N’était-ce pas Lui étendu sur sa Croix qui avait amorti ma chute en me tendant les bras ?
Il me semble qu’un rayon de Lumière, vient à l’instant de traverser mon âme !

Françoise

ÉDITO (25 juillet 2022)

« MA COUPE VOUS LA BOIREZ »
« Si quelqu’un a beaucoup reçu, on exigera beaucoup de lui » (Luc 12) ! Personnellement je considère que, depuis ma naissance, j’ai reçu beaucoup d’Amour au sein de ma famille, contrairement à mon mari, Jacky qui n’avait pas eu cette chance ! Lui qui n’avait pas eu de maman, je lui ai donné la mienne et à son tour, la veille de sa mort, il m’a confiée à notre maman du ciel, en me disant : « Vas du côté de Marie » !
Depuis ce jour, je vais chaque jour du côté de Marie pour prier le chapelet et lui confier toutes les intentions de ma famille, des malades qui me sont confiés, de ma paroisse, de ses prêtres et de tous les paroissiens engagés ou plus éloignés de l’Eglise ! Je prie également pour des intentions particulières d’amis hors paroisse, pour les couples en difficulté que je connais et bien sûr pour l’Eglise tout entière avec notre Pape, François, les Evêques, tous les prêtres, pour les chrétiens divisés afin que ce qui les unit prenne le pas sur ce qui les oppose et les divise, pour les chrétiens persécutés afin que, s’ils ne peuvent recevoir le Corps du Christ, ils reçoivent par ma prière, et ma communion, l’Esprit-Saint qui leur donne la force, par leur attitude, de montrer un Visage du Christ qui sans eux, ne serait pas connu ! Pour terminer, je confie à Marie, notre monde en détresse afin qu’elle demande à son Fils de lui donner sa Paix !
Depuis, le Seigneur fait pour moi des merveilles en m’accordant de nombreuses grâces comme en ce mois d’août 2021 où je peux dire que j’ai reçu une grâce par jour !
C’est pourquoi, je n’imagine pas un instant demander quelque chose, sans apporter ma petite contribution en offrant mes souffrances physiques mais également celles plus douloureuses des blessures qui atteignent le plus profond de mon âme par des injustices et des humiliations ! Dans le psaume 118, il est dit : « Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses ! » et je dois reconnaître que lorsque je réussis à accepter ces humiliations pour avoir ma part à la rédemption du monde, je trouve une joie et une paix intérieure qui valent toutes les richesses !
Cependant, j’avoue que ce n’est pas toujours facile car le Malin tente à me faire croire que je ne suis pas obligée d’être aussi « exigeante » avec moi-même puisque Dieu dans sa grande Bonté ne peut être exigeant envers nous ! Là, je le rejoins tout à fait puisque Dieu nous laisse libres de répondre à son appel et c’est librement que je me suis engagée à le suivre en respectant les conditions qu’Il a lui-même précisées dans l’Evangile d’aujourd’hui : « Celui qui veut devenir grand parmi vous, sera votre serviteur et celui qui veut être le premier, sera votre esclave, ainsi le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ! » (St Mt 20-28)
C’est pourquoi en acceptant de boire à la coupe de Jésus, j’accepte librement ses exigences et "La seule voie qui me permet de répondre librement aux exigences de Dieu, c’est de m’abandonner à sa Volonté ! Ainsi je n’ai aucun mal à renoncer à mes propres désirs et à accepter les injustices et les humiliations qui fortifient mon âme pour le salut d’une autre !"
Et s’il m’arrive, malgré tout, de tomber dans la tentation de l’orgueil ou du découragement, "Ce ne sont pas les grâces reçues qui nous mènent vers la sainteté, mais celles que nous trouvons, chaque fois que nous chutons, et qui nous aident à accrocher la main de Dieu pour nous relever" !"

ÉDITO (24 juillet 2022)

LA PRIÈRE

La foi, c’est quelque chose que l’on ressent au plus profond de nous, comme une évidence, mais qu’on ne peut expliquer ! Il me semble, en ce qui me concerne, que si je remonte au plus lointain de mes souvenirs, j’ai toujours eu la foi ! Depuis ma plus tendre enfance, ma feuille de route a été l’Evangile qui, malgré les épreuves a toujours été pour moi une source de Joie ! Même si je n’ai pas toujours respecté à la lettre les traditions de l’Eglise dont je ne comprenais pas le sens, je me suis toujours sentie plus proche des pensées de Jésus que de celles de ce monde où je ne trouvais pas ma place ! Si ma foi a évolué tout au long de ma vie, elle n’a jamais perdu de sa vigueur, même dans les moments difficiles ! Il faut dire que la prière est une arme redoutable que je manipule assez bien à voir le nombre incalculable d’exaucements reçus ! Il ne faudrait pas croire que c’est une solution magique car il ne s’agit pas de demander à Dieu de faire notre volonté mais de la rendre conforme à la sienne ! Et le meilleur moyen d’y parvenir c’est d’adresser notre prière à Marie qui nous dira comme à Cana : « Fais, ce qu’Il te dira ! » Ainsi pour que notre prière soit exaucée, il est indispensable de s’abandonner avec patience et confiance à la Volonté de Dieu mais également de

Persévérer, Résister, Insister, Espérer et nous Recevons !

Si j’ai constaté que mes prières étaient toujours exaucées, pour certaines seulement au bout de plusieurs années, et si la réponse ne correspondait pas exactement à ce que j’avais demandé, elle dépassait toujours mes espérances ! C’est pourquoi toute ma vie est devenue prière et quand je prie je sais que j’ai déjà reçu ce que j’ai demandé pour mes frères et pour moi !

Françoise

ÉDITO (23 juillet 2022)

LE MUSICIEN ET SON VIOLON

Un jour, en entrant dans l’église j’ai entendu une divine musique qui semblait m’être destinée ! J’ai aperçu le violon d’où émanait cette « Mélodie d’Amour » comme un parfum exhale d’une fleur ! L’Aura qui enveloppait le musicien ne me permettait pas de voir son visage ! L’archet, seul, semblait caresser les cordes, faisant vibrer l’âme du violon jusqu’à atteindre la mienne ! J’ai alors ressenti l’Amour infini du Musicien et je suis tombée amoureuse ! C’est alors qu’Il m’a fait cadeau de ce violon, en bois d’olivier, afin de me témoigner son Amour, par aubade en matinée ou sérénade, en soirée ! Comme ces mélodies étaient douces à mon cœur et me remplissaient de Joie !

Cependant, une tentation m’est venue de jouer moi-même du violon, pensant qu’il me suffirait de laisser glisser l’archet sur les cordes, présumant d’un talent que je n’avais pas ! Et j’ai fait mal au violon, ses cordes ont grincé, le violon a pleuré, il s’est désaccordé ! Alors le Musicien a repris son violon et l’a confié au luthier pour qu’il le remette en état ! Depuis, mon âme est triste, mais j’ai compris le message ! Ce violon ne m’appartient pas, c’est juste un cadeau façonné spécialement pour moi, afin que le Musicien, lui-même, interprète selon son désir, les compositions réalisées à mon intention ! Je sais maintenant que sans son musicien le violon reste muet !

Je connais la Miséricorde infinie de mon amoureux et j’attendrai patiemment son retour !

ÉDITO (22 juillet 2022)

ON POURRA EN PARLER ?

Il est curieux de constater que les seules personnes avec lesquelles je peux partager ma Joie de l’Evangile, sont mes deux meilleures amies qui sont éloignées de l’Eglise ! Il m’apparaît beaucoup plus difficile de le faire avec des chrétiens engagés qui, pour un certain nombre, se préoccupent davantage de leur salut personnel, en veillant à respecter les traditions ou obligations de l’Eglise, que de donner envie à ceux qui ne le connaissent pas encore, de découvrir Jésus ! Peut-être par peur de le perdre, le gardent-ils enfermé dans leur coeur !

Lorsque nous avons rencontré le Christ n’ayons pas peur d’ouvrir grand notre cœur pour montrer de Lui un visage qui sans nous ne serait  pas connu !

En ce qui me concerne, c’est mon attitude qui, sans que j’aie besoin d’en parler, suscite des réflexions du genre : « Il faut dire que Françoise est une vraie chrétienne ! » ou encore une interrogation comme « C’est ta foi qui te porte ? On pourra en parler ? » Il me suffit donc simplement de montrer en qui et en quoi je crois, en continuant à écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique ! Il me semble que la mission du chrétien consiste davantage à faire découvrir le Christ, pour permettre à une multitude de personnes d’avoir accès à la Vie éternelle, que de s’inquiéter de son propre salut et que le meilleur moyen d’être saint est d’aider un autre à le devenir !

Cependant si mon enthousiasme peut forcer l’admiration de certains, il peut également pousser à l’exaspération le Malin qui se vengera en attisant, chez d’autres, un sentiment de jalousie dans le but de me faire entrer dans la tentation du découragement ! C’est pourquoi un chrétien doit pouvoir compter sur l’amitié et le soutien de son frère dans le Christ, pour ne pas tomber dans ce piège !

Françoise

ÉDITO (21 juillet 2022)

ME VOICI, ENVOIE-MOI !

Ce samedi 9 juillet, à la lecture d’Isaïe, lorsque le prophète dit : « Me voici, envoie-moi » je me suis sentie spontanément appelée et j’ai dit : « Jésus, j’ai confiance en toi, me voici, envoie-moi pour marcher avec toi sur un chemin de Croix ! »

Ce soir -là, je devais accueillir deux petits chanteurs à la Croix de bois, après leur concert dans l’église de Ploubalay !

Je me souviens de tout ce que j’ai fait avant ma sortie de l’église jusqu’à ce que j’aie la sensation que j’allais tomber, puis, plus rien jusqu’à l’arrivée des pompiers, 50 mn plus tard !

D’après les personnes présentes, j’aurais effectué un véritable plongeon, retombant à plat ventre, le menton cognant sur les dalles du parvis avec un bruit pouvant évoquer l’éclatement de mon visage !...

Lorsque je repense à ce qui m’est arrivé, il me semble que c’est un vrai miracle que je m’en sois sortie avec seulement le menton, le bras et la cuisse gauche tuméfiés et je suis persuadée qu’en tombant sur ma belle croix qui s’est brisée et que j’ai pu recoller, Jésus a exaucé ma prière en m’accueillant sur sa Croix ! Depuis, je chemine avec Lui et si mon corps se remet peu à peu du choc, mon âme garde des séquelles du traumatisme qui l’a fragilisée !

Et si en cette période de vacances je n’ai pu bénéficier du baume qui aurait pu apaiser sa blessure, je me contenterai d’offrir ma souffrance pour soulager celle de ceux qui n’ont pas la chance d’avoir rencontré Dieu !

Françoise