ÉDITO (1er OCTOBRE 2022)

« ACTION ET CONTEMPLATION » !
Cette nuit encore je me suis réveillée avec une violente douleur dans la jambe gauche et spontanément j’ai appelé Jésus ! Il m’a répondu : « Je suis là ! » et peu à peu, la brume de mon cœur s’est dissipée pour laisser place au jour ! J’ai alors compris que cette souffrance était une partie de la croix que j’avais accepté de porter, pour alléger celle de Jésus ! De même qu’on ne peut regarder par la fenêtre sans ouvrir les volets, on ne peut voir avec les yeux du cœur qu’à la Lumière de l’Esprit-Saint ! Ainsi Action et Contemplation sont indissociables, et tout comme il est essentiel de regarder pour voir, d’écouter pour entendre, d’entendre pour comprendre, il est indispensable de faire ce que l’on dit pour suivre le Chemin, la Vérité et la Vie !

Aujourd’hui, dans le livre de Job, Dieu lui répond : « Quel chemin mène à la lumière, et l’obscurité quel est son lieu, pour que tu conduises chacune à son domaine et discernes les sentiers de sa maison ?» C’est une réponse sous forme de question qui amène Job à reconnaître sa petitesse devant Dieu et à accepter de ne pas tout comprendre ! Contrairement à Job, même si je reconnais ma petitesse, j’ai reçu cette grâce qui m’a fait rencontrer Jésus, et suivre sa Lumière qui conduit sur le chemin d’éternité ! Quand je lui parle, Il me répond ! Et maintenant, je rends grâce à Dieu, reconnaissant devant Lui, le prodige, l’être étonnant que je suis ! « Car ce qu’Il a caché aux Sages et aux savants, Il l’a révélé aux tout-petits » ! Et sans Lui, nous ne pouvons rien faire !

ACTION ET CONTEMPLATION SONT INDISSOCIABLES !
"La contemplation c'est se tenir en présence de Dieu, dans le silence,
Et se laisser regarder par le Christ afin que,
Accomplies sous son regard, toutes nos actions futures deviennent "PRIÈRE"
Pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde !"

Françoise

ÉDITO (30 SEPTEMBRE 2022)

« LES YEUX DU CŒUR » !
Les lectures d’aujourd’hui nous mettent en relation avec la vision d’un univers invisible qu’on ne peut voir qu’avec les yeux du cœur en regardant au-delà des apparences ! Lorsque Jésus rencontre Nathanaël, celui-ci lui demande : « Comment, me connais -tu ? » et Jésus lui répond ; « Quand tu étais sous le figuier je t’ai vu ! » Il a suffi à Jésus de le voir sous le figuier pour comprendre que c’était la place d’un homme « chercheur de Dieu » à travers les écritures ! Et par la réponse de Jésus, Nathanaël a compris qu’Il ne pouvait être que le Fils de Dieu ! Lorsque nous faisons une rencontre personnelle avec Jésus, Il nous dit ; « Je te connais déjà ! » alors nous savons que c’est Lui, Jésus, le Fils de Dieu ! Nous n'avons pas besoin de preuve tangible, il nous suffit de reconnaître les signes en regardant au-delà des apparences !

J’ai moi-même fait l’expérience, à trois reprises, de reconnaître quelqu’un avant de l’avoir rencontré ! La première fois, j’ai reconnu celui qui allait devenir mon époux en l’apercevant, debout, à la porte d’un restaurant ! Un simple regard nous a suffi pour que nos cœurs se reconnaissent et, dès cet instant, choisissent de s’unir pour n’en faire qu’un.

La deuxième expérience concerne l’exaucement d’une prière, que j’espérais depuis 10 ans et, un simple signe a suffi pour que, avant même d’en avoir la confirmation, j’ai la certitude d’avoir été écoutée ! Depuis, je sais que je ne me suis pas trompée et que j’ai été exaucée au-delà de mes espérances !

La troisième a eu lieu devant le cercueil de Jacky ! Une nouvelle voisine, que je connaissais peu, m’a demandé : « C’est ta Foi qui te porte ? » Quand j’ai répondu « Oui », elle a ajouté : « On pourra en parler ? » J’ai reconnu en elle, un « chercheur de Dieu » qui avait vu en moi un visage du Christ qu’elle souhaitait découvrir davantage ! Depuis nous en parlons et nous grandissons ensemble dans la Foi !

J’ai bien conscience que tous ces signes ne sont visibles qu’avec les yeux du cœur, car « Les yeux du cœur sont le microscope qui permet de voir la beauté invisible à l’œil nu et de s’en émerveiller » !" L’émerveillement est un don que nous possédons tous dès la naissance mais qui s’amenuise à mesure que l’on apprend à regarder l’avenir avec gravité. En ce qui me concerne, cette faculté n’a cessé de grandir ! Comment ne pas s’émerveiller devant le spectacle de la vie, comme la naissance d’un enfant, le rétablissement d’une personne malade, la réconciliation entre époux, amis ou frères et sœurs séparés par des divergences d’intérêts ou d’opinions, des gestes simples de solidarité. Chaque personne ou chaque chose possède un bon et un mauvais côté, et chaque personne ou chaque chose peut être source d’émerveillement si on la regarde du bon côté ! Chacun de nous possède des qualités quelquefois insoupçonnées, il suffit de les découvrir pour s’en émerveiller et connaître le vrai bonheur !

Aujourd’hui, fête des archanges, saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël, j’ai une petite pensée pour ces petits anges, Gabriel et Raphaël, qui sont venu me visiter, le 15 août à l’église, quand j’étais, seule du côté de Marie ! Comment ne pas reconnaître là une grâce concomitante !

LE VISAGE DU CHRIST !
Lorsqu’on a la Joie d’avoir fait une rencontre personnelle avec le Christ,
Nous ne devons pas le garder pour soi, il nous appartient de montrer son Visage
Pour donner aux autres l’envie de le connaître !


Françoise

 

ÉDITO (29 SEPTEMBRE 2022)

CRISE DE « FOI » !
Lorsque j’ai demandé à Jésus, « Me voici, envoie-moi, pour marcher avec Toi sur un chemin de Croix » je me sentais prête pour le suivre jusqu’au bout ! Je pensais ma foi inébranlable ! Je me suis tellement entendu dire que j’étais forte, que j’avais les ressources en moi, que j’avais fini par croire que j’étais invincible face à l’adversaire ! Il est vrai que toute ma vie j’avais été le « Simon de Cyrène » qui aidait les autres à porter leur croix et je me croyais rôdée pour porter la mienne toute seule !

Aujourd’hui, je sens le poids de ma croix, je n’imaginais pas qu’elle soit si lourde à porter et je ne trouve sur ma route aucun « Simon de Cyrène » ! Il faut dire que, si on se fie aux apparences, on ne voit pas les plaies qui recouvrent mes épaules et commencent à s’infecter, car il m’est difficile de m’appliquer du baume, toute seule, pour calmer mes blessures !

Cette nuit, des douleurs violentes, envahissant mon âme, m’ont sortie du sommeil, et rempli mon cœur d’une immense tristesse ! J’ai réalisé que cette croix écrasante n’était autre que le poids de la solitude que je ne pouvais partager avec personne, Jésus Lui-même semblait loin de moi et j’avais si mal ! Je criais vers Lui, espérant une réponse de sa part comme Il le fait toujours quand je l’appelle ! Mais il avait disparu dans la brume de mon cœur rempli d’amertume !

Alors j’ai décidé d’écouter la Parole de Dieu dans les lectures d’aujourd’hui et j’ai compris, à travers le livre de Job, que Jésus avait écouté ma voix et répondu à mon appel, en me rappelant que c’est moi qui lui avais demandé de marcher avec Lui sur un chemin de croix et puisque j’avais décidé de le suivre, il me fallait aller jusqu’au bout sans regarder en arrière ! Avec Lui je ne crains rien, sa grâce seule, me suffit !

ACCEPTER ET OFFRIR CE QUI NOUS FAIT SOUFFRIR !
"Jésus, aide-moi à accepter de ne pas être comprise
Et à offrir les souffrances de ma susceptibilité écorchée
Pour la Gloire de Dieu et le Salut des âmes !"

Françoise

ÉDITO (28 SEPTEMBRE 2022)

 « PÈRE POURQUOI M’AS-TU ABANDONNÉ » !

Alors que Job dans la lecture d’hier semblait accepter sa situation, aujourd’hui il semble complètement découragé, jusqu’à regretter d’être né et de souhaiter la mort ! On pourrait croire que l’adversaire a gagné ! Cependant, s’il ne comprend pas ce qui lui arrive, Job, en proie à un véritable combat spirituel, qu’il ne se sent pas la force d’affronter seul, ne rend jamais Dieu responsable de son malheur ! Dans sa détresse, il crie vers lui, comme un enfant blessé vient se réfugier dans les bras de son père, en criant ! Jésus lui-même n’a-t-il pas dit juste avant de mourir : « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? »

 Plus notre foi est grande et plus nous aimons Dieu, plus nous risquons d’être confronté à ce combat spirituel comme j’en fais moi-même l’expérience ! Je crois que Dieu éprouve celle qui l’aime pour tester sa fidélité, mais pour gagner ce combat je dois lui faire confiance en m’abandonnant à Lui !

LE COMBAT SPIRITUEL
"Comme il est violent le combat spirituel
Quand on détourne son regard du bois de la Croix
Pour le tourner vers soi
Et qu’on a lutté toute la nuit
Dans la douleur et dans les larmes
En se croyant abandonné !
Mais au matin, on s’aperçoit
Que Celui qu’on croyait perdu
A nos côtés s’était battu
Alors on crie : « Pardon Seigneur » !
Et la Paix revient dans nos cœurs !"

 Depuis plusieurs années, je me bats pour inviter, frères et sœurs, à entrer dans une Oasis qui n’est toujours pas accessible, malgré mes nombreuses et vaines sollicitations pour une ouverture officielle ! Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus me fait comprendre qu’il ne sert à rien de vouloir forcer le passage et qu’il me faut patienter jusqu’à ce qu’une ouverture se présente naturellement ! En effet, quand Jacques et Jean propose qu’un feu tombe du ciel pour détruire les samaritains qui refusaient de les recevoir, Jésus les réprimanda, leur demandant de partir vers un autre village ! Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec une conversation d’hier à l’Oasis ! Une personne disait qu’elle priait pour que Poutine attrape la Covid, je lui ai répondu que je préférais prier pour qu’il reçoive l’Esprit de Sagesse ! Ce n’est pas par la haine que nous obtiendrons la douceur, mais par l’Amour qui est plus fort que la haine !

OŬ ES-TU, JÉSUS ?
Si notre cœur se remplit d’amertume
C’est alors que Jésus disparaît dans la brume
Combien de temps encore devrons nous le chercher
Pour au bout de trois jours enfin le retrouver
Là où Il est sans cesse
Au cœur de nos détresses
Là où Il nous accorde
Son infinie Miséricorde
Et où règne toujours
Son cœur brûlant d’Amour !

 Françoise

 

ÉDITO (27 SEPTEMBRE 2022)

« LE SEIGNEUR A DONNÉ, LE SEIGNEUR A REPRIS, QUE SON NOM SOIT BÉNI » !

Lorsque je me rends chaque jour à l’église pour aller du « Côté de Marie », en entrant dans la Maison du Seigneur, j’ai l’impression de rentrer chez moi ! Même lorsque je suis seule, dans ce lieu où règne le silence, je le sens habité par la présence de Jésus vivant, dans le tabernacle, par Marie, et Jacky présent à son côté, puisque c’est là qu’il m’a donné rendez-vous ! Mais je perçois également l’attention de saint Paul et de sainte Thérèse qui veillent sur moi ! Et bien que j’y aille tous les jours à des heures différentes, il est très rare que je n’y croise personne ! J’y ai fait de très belles rencontres avec des personnes de passage dont j’ai gardé le souvenir de leur prénom gravé dans mon cœur et que je confie à Marie !

Le dimanche, lorsque j’accueille les fidèles à la messe, je suis heureuse de voir le nombre grandissant de ceux que j’appelle par leur prénom et qui me répondent avec un sourire bienveillant ! La messe est pour moi l’image de la grande réunion de famille des enfants de Dieu et lorsque nous avons la chance d’y célébrer des baptêmes, je suis très heureuse d’accueillir dans la joie, ces nouveaux « frères et sœurs dans le Christ » qui viennent agrandir la famille ! Ce qui a malheureusement l’heur d’ennuyer certaines personnes qui trouvent cela trop bruyant et trop long !

Cependant à la fin de la messe, au moment où nous recevons l’énergie pour l’envoi en mission, et où la plupart se retrouve en famille, je rentre seule à la maison et le visage rayonnant du Christ que j’ai pu révéler au cours de l’assemblée, s’éteint doucement pour laisser apparaître un sentiment de tristesse ! Rassurez-vous, il me suffit de retourner près de Marie pour retrouver ma joie de l’Evangile !

Bien sûr ce n’est pas si simple, car il arrive parfois que je me laisse aller au découragement lorsque je détourne mon regard du bois de la Croix pour le tourner vers moi et je ne comprends pas pourquoi je dois renoncer à tant de choses sans voir le résultat que j’attends depuis longtemps ! C’est ce qui s’est produit hier soir quand je me suis sentie fatiguée et terriblement seule ! J’ai bien conscience que, ayant tellement reçu, il me fallait redonner beaucoup et j’ai utilisé mes talents pour accomplir la mission dont je me sentais investie, persuadée qu’elle serait reconnue ! Mais mes multiples demandes sont restées lettres mortes et je ne comprenais pas pourquoi, quand j’étais certaine de faire la Volonté de Dieu ! Alors j’ai parlé à Jésus et dans la nuit, Il m’a répondu par la lecture du livre de Job !

J’ai compris que l’adversaire, agacé de voir ma confiance inébranlable en ce Dieu qui me protège, a demandé au Seigneur de m’éprouver en voilant mes paroles afin qu’elles ne puissent produire leurs fruits comme je l’espérais !

Ainsi, comme Job lui-même l’a reconnu, je peux affirmer que :
« Nue je suis sortie du ventre de ma mère, nue j’y retournerai ?
Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le Nom du Seigneur soit béni ! »


INDIFFÉRENCE SPIRITUELLE !
(Choisir Dieu et non les œuvres de Dieu)
"Lorsque l’Esprit Saint souffle à notre esprit créatif de belles et grandes pensées,
Il nous faut discerner avec « HUMILITÉ » celles que nous pouvons réaliser nous-mêmes
Et celles qu’il convient de confier à des personnes compétentes
Qui pourront se les approprier et sauront les mettre en œuvre le moment venu !"

Françoise

 

ÉDITO (26 SEPTEMBRE 2022) 

« SOUFFRANCE ET CONSOLATION » !
L’Evangile d’aujourd’hui nous parle de l’indifférence de l’homme riche, qui passe la plupart de son temps à festoyer, vautré sur son divan, sans se soucier du pauvre Lazare couché à sa porte ! L’éclat de sa richesse lui trouble la vue et le rend aveugle sur l’extérieur, limitant son horizon aux murs de sa maison ! Entouré de ses amis, il profite de la vie avant que la mort ne l’entraîne dans le néant pour l’éternité !

Il me semble que, malheureusement nous sommes entourés de personnes qui ne connaissent pas la Vie Eternelle, et préfèrent profiter des plaisirs de la vie terrestre, en pensant que la mort est la fin de tout ! Nous chrétiens, nous savons que la mort est l’entrée dans la Vie Eternelle, accessible à tous, pauvres ou riches, à condition de prendre soin les uns des autres ! Ainsi richesse ou pauvreté sont avant tout un état d’esprit avant d’être une réalité concrète ! En effet, un riche peut faire le bien en mettant sa richesse au service de la pauvreté, ce qui fait de lui un « pauvre en esprit » contrairement à un pauvre, prêt à tout pour devenir riche ! De même qu’un pauvre, peut être riche de l’amour qu’il reçoit, quand il le partage en nouant de nombreux liens d’amitié !

Cependant il peut arriver à chacun de nous d’avoir l’esprit occupé par des soucis personnels et de ne pas voir la détresse d’une personne en souffrance ! C’est ainsi que j’ai vécu l’expérience de ma première croix lorsque, abattue par le traumatisme de ma chute, je pensais trouver un soutien consolateur près de mes amis ! N’osant les déranger, je restais à la porte, n’espérant que quelques miettes d’un sourire ou d’un geste amical, mais ceux-ci préoccupés par des problèmes d’organisation, sont passés devant moi, sans même m’adresser un regard ! Cette attitude m’a profondément blessée et anéantie, sans qu’aucun d’eux ne prenne conscience de l’intensité de la souffrance qu’il venait de m’infliger ! C’est alors que je me suis rappelé la réponse, que j’avais reçue un jour : « Tu dois apprendre à gérer tes peurs et tes angoisses toute seule, tu as les ressources en toi ! » et fixant mon regard sur Jésus, j’ai compris que la seule façon de me consoler était « d’être là » pour les autres, comme j’aurais aimé qu’on le soit pour moi ! Habiter le silence, là où il y a besoin !

Cette épreuve qui aurait pu être malheureuse pour d’autres, m’a permis en recherchant les ressources que j’avais en moi, de trouver la consolation !

VIOLENCE DE L’INDIFFÉRENCE
Il n’est pire violence
Que l’indifférence
Face à la souffrance
Du poids de l’absence !

VRAIES RICHESSES !
Lorsque le Seigneur nous envoie des épreuves,
Si nous lui faisons confiance, Il nous donne les moyens de les traverser
Et nous fait découvrir des richesses inespérées !

Françoise

ÉDITO (25 SEPTEMBRE 2022) 

« DE L’ALLÉGRESSE À LA SAGESSE » !
Depuis toujours j’ai cette sensation de ne pas appartenir à ce monde dont les pensées sont à l’opposé des miennes ! Et cela s’avère encore aujourd’hui à travers cette lecture de Qohèleth qui reflète bien les pensées des hommes ! C’est une vision très pessimiste de la vie qui peut être déprimante si on s’en tient à ce qui est écrit sans regarder au-delà du voile qui les recouvre !

 Lorsque j’avais 30 ans, j’étais à cette époque, mère au foyer et j’écoutais Tino Rossi qui chantait : « La vie commence à 60 ans » ! Cela me faisait sourire, car je pensais que c’était un moyen de se rassurer ! Pour moi, il était évident que cet âge qui me paraissait très lointain, signifiait au contraire que la vie était derrière nous !

 A 40 ans, lorsque mes enfants ont quitté le foyer pour voler de leurs propres ailes, je suis retournée à l’école pour faire une remise à niveau de mes connaissances en préparant un bac pro, bureautique, informatique afin de me lancer dans le monde du travail ! Si cette formation était davantage orientée vers un secrétariat commercial, mon objectif était de devenir secrétaire médicale et c’est la seule solution que j’ai trouvée ! Je me souviens encore de l’attitude de certaines personnes qui, lorsque je leur annonçais ma démarche me disaient d’un air sceptique : « Ah ! tu crois que tu trouveras du travail dans ce domaine, c’est tellement bouché » ! Je répondais simplement : « Je ne suis pas certaine de trouver du travail, la seule chose dont je sois sûre c’est que si je ne fais rien, je ne trouverais rien » ! Et avant même que je n’ai eu le temps de passer le bac j’avais trouvé un emploi de secrétaire médicale chez une femme médecin, gynécologue !

 A 60 ans, l’âge de la retraite ! Eh oui déjà ! Avec Jacky nous avons décidé de changer de vie en quittant notre région pour nous installer à Ploubalay ! Une nouvelle vie commençait pour nous !

 A 70 ans, après le décès de Jacky, une vie nouvelle s’offrait à moi, j’ai consacré ma vie à Jésus par Marie et « Il a changé mon deuil en une danse » !

 J’ai ainsi constaté que chaque étape de ma vie était une nouvelle « jeunesse » rimant avec « Allégresse », cette Joie de l’Evangile qui, indélébile ne s’efface jamais, quelques soient les épreuves, mais avec la « vieillesse » se transforme en « Sagesse » !

 Cependant, je n’ai pas oublié ce que j’avais écrit le 6 octobre 2020 ; « Quand je suis dans mon petit chemin, j’ai l’impression d’être aux portes du Paradis, mais je sais que le chemin est encore long car on ne peut aller au Père sans passer par la Croix » ! C’est pourquoi ce 9 juillet à la lecture d’Isaïe : « Me voici, envoie-moi » j’ai demandé à Jésus de marcher avec Lui sur un chemin de croix ! Et Il m’a exaucée le soir-même, en m’invitant à le suivre sur ce sentier qui mène aux « Béatitudes »

« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute
Et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi.
Soyez dans la joie et l’allégresse,
Car votre récompense sera grande dans les cieux. »

 La croix la plus douloureuse pour moi est ce sentiment d’injustice et d’incompréhension auquel je dois faire face, car à la lecture de l’Evangile, je réalise que, comme pour Jésus, beaucoup sont dans l’admiration de ce que je fais, sans percevoir le sens de ce que je dis, comme si mes paroles étaient voilées ! Mais pour suivre Jésus, je dois porter ma croix à sa manière, en « n’ouvrant pas la bouche » !

RÉPONDRE AUX EXIGENCES DE DIEU !
"La seule voie qui me permet de répondre librement aux exigences de Dieu,
C’est de m’abandonner à sa Volonté !
Ainsi je n’ai aucun mal à renoncer à mes propres désirs
Et à accepter les injustices et les humiliations qui fortifient mon âme pour le salut d’une autre" !

Françoise

 

ÉDITO (24 SEPTEMBRE 2022)

« INSTANT D’ÉTERNITÉ » !
Jésus si tu me demandes comme à Pierre, pour toi qui suis-je ? Je te répondrais : « Tu es Jésus, mon Sauveur ! » Tu as donné ta vie pour moi et comme tu l’as dit aux Apôtres : « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ! » C’est pourquoi je veux t’aimer en retour en te donnant ma vie !

Tu as dit à Pierre : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands-prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que le troisième jour Il ressuscite. » Tu as dit également : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! » Et au moment de nous quitter pour monter au Ciel tu nous as dit : « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » C’est pourquoi le samedi 9 juillet en entendant la lecture d’Isaïe : « Me voici, envoie-moi » j’ai senti que cet appel s’adressait à moi et j’ai répondu spontanément : « Jésus, j’ai confiance en toi, me voici, envoie-moi pour marcher avec toi sur un chemin de croix » ! Et tu m’as exaucée en faisant de cette chute, le soir-même, le début de mon chemin de croix où tu m’as fait vivre avec toi, la croix de l’abandon dans la douleur de l’indifférence ! C’est dans cette épreuve que j’ai pris conscience qu’il fallait « être là »

Pour celui ou pour celle qui souffre de l’absence !
Pour assécher les larmes de celui qui pleure !
Pour apporter la Joie et semer l’Espérance
A une âme brisée qui a perdu confiance
En ce Dieu Tout Amour et rempli de tendresse !
Habiter le silence, là où il y a besoin !

Le vendredi saint 2019, à la fin d’une confession, l’Esprit-Saint m’a conseillé de dire chaque jour : « Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien » depuis, que je récite chaque jour cette prière comme une oraison jaculatoire, Tu as fait ta demeure en moi et maintenant je n’ai plus à me soucier de la « durée du temps que tu as mis dans mon esprit pour embrasser l’œuvre de Dieu du début jusqu’à la fin » (Qohèleth), puisque m’abandonnant à ta Volonté, je prends le temps de faire les choses comme elles se présentent à moi, selon ta Volonté et je vis l’instant présent ! Ainsi, comme tu as su changer mon deuil en une danse, mon temps devient le tien et il se fait « instant d’éternité » pour transformer le mal en bien !

Comme tu l’as proclamé dans les Béatitudes !
« Heureux les pauvres en esprit,
Car le Royaume des Cieux est à eux. »
« Heureux les persécutés pour la justice,
Car le Royaume des Cieux est à eux. » (Mat,5)

PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI !
L’Homme vient de Dieu pour retourner à Dieu !
Chacun de nous a un destin bien tracé mais nous sommes libres de le suivre
Ou d’emprunter un autre chemin !
Si nous choisissons de voler de nos propres ailes,
Nous prenons le risque de nous perdre et d’arriver au bord du précipice !
Mais si nous choisissons le chemin balisé alors nous sommes certains d’arriver à destination !

Françoise

ÉDITO (22 SEPTEMBRE 2022)

« RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL » !
Les lectures de la messe d’aujourd’hui m’ont interpellée ! Alors que celles-ci sont censées être la Parole de Dieu, qui nous donne cette Joie de l’Evangile, je trouve cette lecture de Qohèleth beaucoup plus proche de la pensée des hommes de ce monde dans lequel je ne me reconnais pas ! C’est un monde désabusé qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et qui ne comprend pas le sens de l’existence !

J’entends souvent autour de moi, des personnes se plaindre de leur destin, affirmant faire les choses parce qu’elles n’ont pas le choix ! « De toute façon on n’a pas le choix ! » Je ne comprends pas cette façon de penser car il me semble qu’au contraire on a toujours le choix de faire ce que l’on choisit de faire, il suffit de donner un sens à ce que l’on fait ! On ne peut jamais obliger quelqu’un à faire quelque chose contre sa volonté et j’ai un exemple précis pour illustrer cette opinion !

Je me souviens avoir été bouleversée par une « Nuit des veilleurs » retransmise sur KTO depuis Notre Dame de Paris, il y a quelques années ! Il s’agissait d’un hommage rendu à tous ceux qui sont morts martyrs, durant l’année écoulée, et parmi eux le cas de 17 personnes de toutes générations que des terroristes ont descendu d’un car, les menaçant de mort si elles n’abjuraient pas leur foi chrétienne et pas une, même les enfants, n’a choisi de renoncer à sa foi chrétienne, pour sauver sa vie !

Bien sûr cela n’est possible que si notre vie a un sens et il nous appartient de rechercher le sens de notre existence en sachant, avec les yeux du cœur, voir au-delà des apparences, ce qui nous oblige à regarder la vérité en face ! Si nous voulons comprendre le mystère de la Croix, n’ayons pas peur de regarder en face les souffrances que Jésus, en tant que « Vrai Homme » a endurées à cause de nos péchés, avant de ressusciter en tant que « Vrai Dieu » ! Ainsi, devant la croix, en regardant la mort, nous découvrons la « Vie » à travers l’Espérance de la Résurrection !


En conclusion, si nous nous convertissons en changeant notre regard,
Pour voir avec les yeux du cœur,
Nous découvrirons l’essentiel de cette
« Bonne Nouvelle »
Que nous apporte cette Joie de l’Evangile !

Alors n’y-a-t-il vraiment rien de nouveau sous le soleil ?

CONVERSION
« La Foi naît dans l’incertitude mais se perd dans les habitudes !
Elle est le fruit d’une quête incessante du sens de notre existence !
Et Chaque pas de notre vie, jusqu’à celui de notre mort,
Doit être un pas de conversion, car il n’est point de conversion définitive, avant l’éternité ! »

Françoise

ÉDITO (22 SEPTEMBRE 2022)

UN SEUL SEIGNEUR, UNE SEULE FOI, UN SEUL BAPTÊME !

Il me semble que si on acceptait de « regarder » les différences, avec un esprit ouvert et curieux, pour les « voir », les « écouter » pour les « entendre », on apprendrait à les connaître, et à découvrir des arguments et des critères différents qui viendraient élargir l’étendue de nos connaissances, devenant source d’enrichissement ! Malheureusement je m’aperçois que la tendance actuelle, par, soi-disant, « souci d’égalité », est de gommer ces différences, et ceci à tous les niveaux, à commencer par l’identité de genre ! Ce qui n’était alors qu’une minorité est proposé, par « souci de liberté », comme étant un choix à assumer librement ! Ce qui était la norme à une époque est considéré aujourd’hui, par certains, comme une exception appelée à disparaître !

Nous sommes entrés, de plain-pied dans le monde de l’absurde si cher à Ionesco ! Mais aurait-il pu, lui-même, aller jusqu’à concevoir de telles aberrations ! Je constate également que toute cette énergie, déployée pour faire disparaître les différences, cause plus de divisions qu’elle ne rassemble ! Et ce qui m’attriste profondément c’est de voir qu’il en est de même pour les chrétiens de différentes confessions, qui se préoccupent davantage de détails qui divisent, qu’à faire l’unité, en proclamant d’une seule voix ce qui fait l’essentiel de leur foi !

Comment pouvons-nous espérer la Paix pour le monde si les chrétiens eux-mêmes sont divisés ? C’est à nous tous, chrétiens, qui que nous soyons, de porter la Paix du Christ autour de nous et ce n’est qu’à ce prix que nous pouvons espérer un jour, peut-être, la Paix dans le monde !

Cependant, j’ai cette particularité de voir au-delà des apparences et dans ce monde perverti, il me semble apercevoir une lueur dans la nuit ! Ne serait-ce pas le signe annonciateur d’un nouveau monde ? Le mal ne peut venir de Dieu mais Il le permet pour qu’à travers lui, le transformant en bien, il manifeste sa gloire ! C’est ainsi, qu’Il a donné son Fils au monde, en rémission de nos péchés, pour que par Lui, le monde soit sauvé ! Et nous savons que par sa mort sur la Croix et sa Résurrection, Christ est vainqueur de la mort ! C’est l’essentiel du message commun à tous les chrétiens, alors prions, pour que ce qui nous unit, prenne le pas sur ce qui nous oppose et nous divise afin « qu’avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, nous nous supportions les uns, les autres, avec amour, et que nous ayons soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la Paix » ! (St Paul)

Et que ceux qui nous voient disent : « Voyez comme ils s’aiment » !

PRIÈRE POUR LA PAIX DANS LE MONDE !
"Lorsque nous prions pour la Paix dans le monde,
il suffit de dire : « Que ton règne vienne » !
Car seul le règne de Dieu peut apporter la Paix sur la terre !"

Françoise

 

ÉDITO (21 SEPTEMBRE 2022)

« FRATERNITÉ » !

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus nous enseigne une Vérité qui ne peut être comprise que dans une dimension spirituelle ! Lorsqu’on l’informe que sa mère et ses frères sont venus pour le voir, la réponse de Jésus « Ma Mère et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » peut paraître pour certains, une sorte de reniement de sa famille, alors qu’à mon sens, il s’agit plutôt d’un élargissement !

En effet, à cette époque et comme c’est peut-être encore le cas aujourd’hui dans certaines régions, le nom de « frère » désigne davantage un lien affectif de proximité familiale, qui existe entre des cousins, ou des amis, qu’un lien strictement biologique ! Car nous le savons, Jésus n’avait pas de frère, Marie, restée vierge, n’ayant pas eu d’autre enfant que Jésus, Fils de Dieu !

Par cette réponse, Jésus nous enseigne que cette « fraternité » est accessible à tous ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique ! Je ne peux m’empêcher de faire le lien entre cette déclaration et ses dernières paroles sur la Croix quand Il a dit, s’adressant à sa Mère : « Voici ton fils » et à l’apôtre Jean « Voici ta Mère » ; Il me semble qu’en s’adressant à Jean, le seul des disciples à l’avoir suivi jusqu’au bout, il entérinait ce précepte de fraternité, le désignant comme un exemple à suivre pour faire de nous ses frères !

Ainsi, écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique, n’est rien d’autre que de garder les yeux fixés sur Jésus et de l’accompagner jusqu’à la Croix !

DIEU PLUS GRAND QUE NOTRE COEUR !
« C'est parce que j'ai choisi de donner ma préférence à Jésus
Et de porter ma croix que je suis capable d'aimer les autres »
"Mon cœur est grand ! Mais Dieu est plus grand que notre cœur
Et Il se fait "tout petit" pour l'habiter tout entier
Père et Fils et Saint-Esprit, ce qui fait de mon cœur un temple de la Trinité
Ouvrant grandes ses portes à l'Amour de mes frères » !

Françoise

 

ÉDITO (20 SEPTEMBRE 2022)

« SERVITEUR INUTILE » !

Lorsque nous nous engageons au service de l’Eglise au moyen d’un charisme particulier que nous avons reçu, il est tentant d’attendre un peu de reconnaissance espérant au moins un « Merci » pour le service rendu ! Dans l’Evangile de Saint Luc (17, 5-10) Jésus nous donne une bonne leçon à travers la parabole du serviteur inutile.

Aux Apôtres qui lui demande de faire grandir en eux la foi, il répond : « si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier : déracine-toi et va te planter dans la mer, et il vous obéirait. » Ainsi la foi, comparée à la graine de moutarde, ne peut pas grandir d’un coup de baguette magique, il ne suffit pas de souffler dessus ! Contrairement au caillou qu’on enfonce dans la terre et ne grandira pas, la graine de moutarde est une matière vivante qui a besoin d’eau, de chaleur, de lumière et de terre pour puiser dans le sol, les éléments nutritifs qui vont l’aider à se développer. Ainsi en est-il de notre foi qui, semée dans le « bon terreau » a besoin de temps, de lumière et des soins d’un jardinier pour grandir.

Pour certaines personnes qui ont un terreau particulièrement fertile, leur foi peut se développer très rapidement alors que pour d’autres il faudra toute une vie pour que celle-ci arrive à maturité. En ce qui me concerne, j’ai bénéficié de conditions plutôt favorables dès ma naissance. J’ai eu des parents qui ont su planter en moi cette graine de foi et lui ont apporté les premiers soins. Les racines, de bonne qualité, ont permis à ma foi de se développer doucement tout au long de ma vie avec des événements ou des rencontres particulières qui, à certains moments, en ont accéléré la croissance.

• Le premier événement important dont je me souvienne, a eu lieu le dimanche 15 avril 1956, jour où j’ai reçu Jésus dans mon cœur pour la première fois à l’âge de 7 ans.
• L’année de mes 12 ans, j’ai effectué ma retraite de profession de foi. C’est à cette occasion que mon grand-père, pour lequel j’avais une très grande admiration, me confia que le jour de ma profession de foi, il irait à la messe et irait communier, me demandant d’en garder le secret
• Le jour de mon 16ème anniversaire, je suis tombée gravement malade, à cette occasion j’ai fait la connaissance de notre nouveau curé, Eugène qui plus tard nous a mariés et est devenu le parrain de notre fille aînée !
• J’avais 18 ans lorsque j’ai accompagné un groupe d’enfants pendant leur retraite de profession de foi, avant de me lancer, en catéchèse l’année suivante. Il me semble que j’ai toujours eu en moi cette envie de faire connaître l’Evangile. J’ai retrouvé l’Evangile de mes 12 ans dans lequel j’avais souligné des passages qui m’ont servi de repères tout au long de ma vie : « La tempête apaisée » ou « Ne vous souciez pas de demain, à chaque jour suffit sa peine » et bien d’autres qui m’ont aidée à garder en moi cette joie de l’Evangile et à traverser les épreuves.
• Paradoxalement la mort de maman fut l’un des plus beaux moments de ma vie ! Après sa mort, en redécouvrant ses poèmes, j’ai redécouvert l’Evangile et compris le sens de certains passages qui m’avaient alors échappé ! C’est à la lumière de ces prières, dont certaines ont été écrites spécialement pour moi dans des moments particulièrement difficiles, que peu à peu m’est venue l’idée de partager cette joie de l’Evangile avec ceux qui en avaient le plus besoin.
• Cela n’a pas toujours été facile de faire comprendre mes intentions, mais, lorsque notre nouveau curé est arrivé, en apprenant à le connaître j’ai découvert sa bienveillance et la force de sa vocation d’homme de Dieu. Un jour que j’étais très mal, je suis allée me confier à lui et lui demander la bénédiction du Seigneur. Nous avons prié ensemble et depuis quelque chose s’est délié en moi ! Depuis, J’ai le cœur tout gonflé d’Amour pour Jésus que je sens vivre en moi à chaque instant de ma vie et qui m'a donné l'énergie d'accepter la mort de Jacky !
• Ces différentes rencontres et événements qui ont jalonné ma vie ont été, pour moi, les jardiniers qui se sont succédé pour apporter l’eau, la chaleur et la lumière qui ont fait grandir ma foi et appelée au service de l’Eglise pour partager ma joie de l’Evangile ! Il est quelquefois frustrant de ne pas savoir si ce que nous faisons porte ses fruits mais l’important c’est de faire ce que nous devons faire, sans rien attendre en retour, comme un serviteur inutile !

Est-ce de l’orgueil de se croire choisie par Jésus pour une mission
ou devons-nous simplement répondre comme Marie, sans se poser de question
« Je suis la servante du Seigneur … » ?

Françoise

ÉDITO (19 SEPTEMBRE 2022)

UNE LUMIÈRE DANS LA NUIT !

Je me souviens d’une aventure que, ma sœur et moi, avons vécue pendant la semaine sainte 2010, alors que, avec mon mari, et le sien, nous étions au chevet de maman qui était à l’agonie depuis une semaine déjà ! Nous étions nuit et jour avec elle et nous avons partagé des moments très forts ! Un soir, que nos « Jacky » s’étaient assoupis, Véronique et moi sommes allées nous rafraîchir un peu, dans une salle mise à notre disposition ! Il était assez tard et les couloirs de l’hôpital, n’étaient éclairés que par quelques veilleuses qui nous ont permis de rejoindre aisément la petite cuisine ! Dans cet endroit, isolé des chambres, nous avons parlé, mangé un peu et surtout beaucoup ri, ce qui nous a permis de décompresser avant de retrouver l’atmosphère pesante de la chambre !

Au moment de sortir de la pièce, après avoir éteint la lumière, toutes les veilleuses étaient éteintes et nous avons plongé dans l’obscurité la plus complète ! Je ne savais plus où j’étais et je ne voyais plus ma sœur ! Je l’appelais à voix basse, elle me répondait de même, sans pour autant que je parvienne à la situer ! Nous n’avions plus, ni l’une ni l’autre, aucun repère et nous commencions à paniquer lorsqu’au loin j’aperçus une lueur grossissante qui se dirigeait vers nous ! A mesure que la lumière approchait je commençais à distinguer les murs et ma sœur plaquée contre l’un d’eux ! Quant à moi, je me trouvais au beau milieu du couloir sans savoir dans quel sens aller ! Soudain, quand la lumière arriva à notre niveau, je reconnus, Philippe, le veilleur de nuit qui, dirigeant sa lampe vers nous, comprit tout de suite la situation ! Il vint se placer au milieu de nous et, à ses côtés, nous avancions, en silence, vers la lumière, jusqu’à la chambre de maman ! Cette histoire nous a beaucoup fait rire par la suite car nous imaginions ce qu’avait pu penser Philippe de notre attitude, plus ou moins cocasse !

Aujourd’hui, quand je repense à cette histoire, je ne peux m’empêcher de faire une analogie avec une situation vécue un soir de Noël, au moment même ou, alors que nous fêtions la naissance de la Lumière, je recherchais mon frère, je me suis retrouvée dans une nuit obscure qui m’a éloignée de lui ! Je me sentais complètement perdue, ne pouvant plus, ni le voir, ni communiquer avec lui, et je souffrais terriblement de cet état où j’avais tant besoin d’une présence ! Il m’a fallu du temps pour comprendre que je devais chercher la Lumière si je voulais retrouver mon frère ! Alors mes yeux se sont ouverts et quand j’ai vu la Lumière se diriger vers moi, j’ai reconnu Jésus à côté de mon frère ! Il vint se placer au milieu de nous et depuis, à ses côtés nous cheminons en silence, dans la Lumière, la Vérité et la Vie !

UNE LAMPE ALLUMÉE !
J’ai trouvé sur ma route une lampe allumée,
Pour éclairer mes pas sur les pas de Jésus !
J’aimerais être l’huile pour recharger la lampe,
Qu’elle devienne Lumière sur les pas de mes frères !

Françoise

 

ÉDITO (18 SEPTEMBRE 2022)

A L’IMAGE DU CHRIST QUI VIENT DU CIEL !

Quand je pense au Royaume des cieux, je le compare à la photographie dont notre vie terrestre serait le négatif ! Dieu est l’artiste qui réalise une reproduction à son image, en déclenchant la fécondation à l’intérieur du ventre de la femme ! Ainsi, en arrivant au monde, le bébé se présenterait comme une sorte de pellicule argentique, dont les couleurs sont inversées et qui doit subir un processus de développement en plusieurs étapes afin d’obtenir la photographie originale !

1. A la naissance, sortant du ventre de sa mère, ce « négatif » est naturellement soumis à une source de lumière mais, à l’instar d’un cliché photographique, il ne sera révélé qu’après avoir été plongé dans un liquide « révélateur » !
 C’est la fonction du « Baptême » qui par son rayonnement répand sur nous son Esprit-Saint en « révélant » notre identité d « Enfant de Dieu » !

2 Tout comme il convient à ce phototype révélé, d’être immergé dans un « fixateur » pour éviter que l’image soit altérée par une surexposition à la lumière !
 Il conviendra d’affermir et de valider cette identité par le sacrement de « Confirmation »

3 De même que si nous voulons garder nos photos en souvenir, le plus longtemps possible, il nous faudra les protéger des souillures qui pourraient les ternir !
 Si nous voulons continuer à être regardé comme l’image de notre Père qui est aux Cieux, il faudra prendre soin de recevoir régulièrement les sacrements de « Réconciliation » et de l’« Eucharistie » pour éviter la perversion du péché !

En conclusion, si nous suivons ce processus de développement, nous transformons le négatif en photo originale à l’image du Christ qui vient du ciel ! Ainsi, notre corps physique ressuscitera en corps spirituel ! (St Paul)


BAPTÊME ET SAINTETÉ
"Le Sacrement du Baptême ne confère pas, de façon systématique, le don de Sainteté,
Mais nous invite à nous reconnaître « Enfant de Dieu » pour qu’Il fasse de nous des saints !
Ainsi, tout baptisé est appelé à la sainteté,
En acceptant de faire confiance à Jésus et de se laisser transformer par Lui,
Sous le regard de Marie, qui dit à chacun de nous : « Fais ce qu’Il te dira » !

Françoise

ÉDITO (17 SEPTEMBRE 2022)

SOLITUDE !

La solitude est un vaste sujet qui, bien qu’évoquant un singulier, se conjugue au pluriel !

Il peut s’agir en effet, de l’état naturel d’une personne qui a choisi de vivre seule, ou bien l’état temporaire de quelqu’un qui choisit de se retirer quelque temps pour prendre du recul, se remettre en question, effectuer un travail qui demande de l’attention ou encore pour se consacrer exclusivement à la réflexion, la méditation et la prière dans le cas d’une retraite spirituelle ! Dans tous ces cas de figure, cet état, qu’il soit permanent ou temporaire, est la conséquence d’un choix personnel, pour lequel le silence est une nécessité requise !

Cependant cela devient un sentiment, lorsque la solitude ne dépend pas d’un choix mais d’une réalité subie ! Ce peut être le cas d’un célibat non désiré, d’un veuvage ou d’une séparation par laquelle une personne se retrouve seule indépendamment de sa volonté ! Il ne faudrait pas croire que solitude rime toujours avec isolement car c’est un sentiment qui peut être ressenti alors que nous sommes au milieu d’une foule ou même au sein de sa propre famille, lorsque le silence devient pesant !

J’ai personnellement fait l’expérience de moments choisis de solitude, particulièrement riches, lorsque je marche dans mon petit chemin ou le silence régnant permet de percevoir « la couleur du bruit de l’eau » l’envol d’un oiseau, le crissement des glands sous les pas, le plongeon d’un ragondin ou le bruissement d’ailes d’une nuée d’étourneaux ! Ce silence habité apporte une impression de compagnie discrète qui vient combler ce sentiment de solitude !

Depuis la mort de mon mari, bien que je me retrouve seule toute la journée, même si je ne l’ai pas choisi, je n’ai pas vraiment ce sentiment de solitude ! Il est bon d’être seule pour penser, prier, écrire, jardiner, ce qui occupe une bonne partie de mes journées ! Cependant il m’est arrivé, dans certaines circonstances que ma solitude devienne souffrance ! Notamment les 14 juillet de ces deux dernières années, alors que la plupart des gens étaient en famille, je n’ai vu personne de la journée et aucun de mes enfants ou amis ne répondaient au téléphone jusqu’à ce que j’appelle un couple qui, prit de compassion accepta de venir passer un moment avec moi en attendant la venue de leur fils ! Je me sentais d’autant plus seule et triste que la semaine précédente après une chute, assez grave, dont je commençais à ressentir le traumatisme, je n’avais pas eu le soutien que j’espérais !

MERCI à mes amis, grâce à qui j’ai compris à quel point il était important d’être là pour celui ou pour celle qui souffre de l’absence, habiter le silence, là où il y a besoin !

ÊTRE LÀ !

Seigneur, je voudrais être là !
Une simple présence pour celui ou pour celle qui souffre de l’absence !
Un cœur qui écoute et voit, bien au-delà
De ce que voient les yeux et qui n’est qu’apparence !

J’aimerais déposer au cœur de la détresse
La chaleur de l’Amour dont tu fais la promesse
Qu’il apporte en son sein l’Esprit consolateur
Pour assécher les larmes de celui qui pleure !

Seigneur, je voudrais être celle qui caresse
Pour apporter la Joie et semer l’Espérance
A une âme brisée qui a perdu confiance
En ce Dieu plein d’Amour et rempli de tendresse !

Seigneur, je voudrais être là !
Habiter le silence, là où il y a besoin !

Françoise

ÉDITO (16 SEPTEMBRE 2022)

COMME TOI, MARIE !

PRIÈRE À NOTRE DAME DES DOULEURS
Marie, Ô Notre Dame, Ô Mère des douleurs
Comme au pied de la Croix tu maîtrisais tes pleurs
Pour tourner ton regard vers l’angoisse du Monde
Enveloppe ma vie dans une paix profonde
Qui me libère enfin de tout ce qui est « moi »
Pour rencontrer ton Fils et le suivre avec Toi !
(Extrait d’une prière de Mamita, AGP)

Aujourd’hui nous faisons mémoire de Notre Dame des sept Douleurs ! Qui mieux que Toi, Marie peut nous conduire vers la Croix de Jésus, Toi qui as connu la douleur d’une Mère, accompagnant son Fils, jusqu’au calvaire de sa mort sur la Croix ! En acceptant qu’il te soit fait selon sa Parole, tu t’es faite servante du Seigneur, et par ton « OUI » Il a fait de toi sa Mère ! A sa mort sur la Croix en te donnant à nous, il fit de nous des frères ! Ainsi en devenant la Mère de l’Humanité tout entière, tu fus élevée à la plus haute dignité qu’aucun homme ne pourra jamais atteindre !

C’est par ton « OUI » Marie que le Sauveur est venu dans le monde ! C’est par le « OUI » d’une femme qu’il a voulu que tous les hommes soient sauvés ! Il a suffi de ce petit « FIAT » pour que la Volonté de Dieu soit faite ! Par ton exemple, Marie, je suis fière d’être une femme pour suivre avec toi le chemin du calvaire qui passe par les « douleurs de l’enfantement » !

EXULTATION !
« Comme Toi, Marie,
Je suis comblée de Grâces !
Comme Toi, j’ai dit « Oui » !
Avec Toi, Ô Marie,
Le Seigneur fait pour moi des Merveilles
Et mon cœur exulte de joie !
Saint est son Nom ! »

Comme je suis triste de voir toutes ces femmes révoltées, qui n’assument pas leur nature et qui, se sentant inférieures aux hommes, prônent leur égalité en cherchant à s’identifier à eux, voire à s’y substituer ! Elles n’ont pas compris que leurs différences n’en faisaient pas une inégalité mais une complémentarité ! Ils ont besoin l’un de l’autre ! L’un n’existerait pas sans l’autre ! La femme seule, a le pouvoir de porter la vie, que seul, l’homme peut semer, par la grâce de Dieu !

SOMMES NOUS TOUS ÉGAUX ?
« Notre société tente de plus en plus à gommer les différences sous prétexte d’égalité,
c’est confondre « ÉGALITÉ » avec « IDENTITÉ » !
Il n’est pas nécessaire d’être identiques pour être égaux,
Bien au contraire, ce sont nos différences qui font notre identité
Et nous rendent égaux par notre complémentarité ! »

Françoise

ÉDITO (15 SEPTEMBRE 2022)

AU-DELÀ DES APPARENCES !

« Pour voir au-delà des apparences il ne faut pas, avoir peur, de regarder la vérité en face !
Ainsi lorsque nous regardons vers la Croix de Jésus nous regardons la mort
Et par-delà la mort nous apparaît la Vie !
Mais quand nous détournons notre regard du bois de la croix, pour le tourner vers soi
A travers le péché, nous découvrons la mort » !

Récemment au cours d’une visite guidée de l’église, quelques personnes se sont arrêtées, devant la nouvelle Croix de Jésus en murmurant d’un air désabusé : « C’est moderne, c’est froid, Il n’a pas de couronne d’épines et ses mains ne sont pas clouées sur la croix » ! Je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer : « Je trouve cette Croix magnifique ! La première fois que je l’ai vue, j’ai été bouleversée ! Oui, Jésus n’est plus cloué sur la Croix, ce qui, à mon sens, préfigure la Résurrection, Il nous appelle à le suivre ! » On m’a répondu : « Alors pourquoi la croix ? Il faudrait que ce soit expliqué ! » J’ai alors précisé : « Il s’agit d’un avis personnel, c’est à chacun de l’interpréter selon sa foi » !

Nous fêtons aujourd’hui la fête de la Croix Glorieuse et cette Croix de Jésus représente pour moi cette victoire de la Vie sur la mort ! Les bras tendus vers nous, Il nous invite à le suivre sur le chemin qui mène à la porte étroite, dont la Croix est la clé ! Ainsi, chaque jour, après avoir été du côté de Marie, je me mets au pied de la Croix et je demande à Jésus de me prendre dans ses bras, pour marcher avec Lui sur ce chemin de croix, blottie contre son cœur !

« Lorsque, brûlant d’amour, le cœur de mon « Ami » se tourne vers la Croix
A travers son regard, le cœur brûlant d’amour, je contemple Jésus » !

Françoise

 

ÉDITO (14 SEPTEMBRE 2022)

UNE PAROISSE OUVERTE, CHALEUREUSE ET FRATERNELLE !

Quand je relis, sur le site de la paroisse, le mot d’accueil de notre curé, le Père Olivier, je constate, à voir les nombreuses relations d’amitié dont j’ai moi-même bénéficié et qui m’ont fait grandir dans la foi, à quel point notre projet paroissial est mis en œuvre et porte ses fruits !

Lorsque je suis d’accueil à la messe du dimanche, je suis émerveillée du sourire des fidèles et des nombreuses remarques faisant l’éloge du dynamisme de notre paroisse ! Bien sûr, tout n’est pas parfait et il existe parfois, à l’intérieur même des équipes, des petites tensions dues à nos différences d’interprétation ou de compréhension, ce qui peut être aussi, pour les uns et les autres, l’occasion de se remettre en question et, à la Lumière de l’Esprit-Saint, se révéler une véritable source d’enrichissement !

N'oublions pas que nous sommes le Corps du Christ et que chacun de nous est membre de ce Corps, avec bien sûr les différentes fonctions qui nous sont attribuées, et qui sont toutes respectables quel que soit leur rôle ! Il appartient à chacun de rechercher, avec ardeur, les dons les plus grands, que nous avons reçus, pour accomplir la mission qui nous est confiée, sans toutefois, nous attribuer une charge qui n’est pas la nôtre !

Cependant, ces deux mois d’été ont littéralement défiguré notre paroisse dont je ne reconnaissais plus le visage ! La plupart de mes frères bien-aimés avaient, pendant quelque temps délaissé leur église, pour prendre un temps de repos bien mérité, en famille ou en d’autres lieux, à commencer par notre curé le Père Olivier ! Ce qui n’a pas pour autant fait obstacle à la fréquentation des messes dominicales multipliées, qui remplissaient considérablement l’église de fidèles, venant d’horizons divers ! Je me sentais parfois bien seule, au milieu de cette assemblée, dont les traditions différentes, concernant certains gestes liturgiques, constituaient une assemblée hétéroclite et pour le moins, paradoxale, lorsqu’il s’agit de ne former qu’un seul corps dans une communion eucharistique et fraternelle !

Mais quelle joie, dimanche dernier, les appelant par leur prénom, d’accueillir de nombreuses têtes connues reconstituant, avec le retour du Père Olivier, le vrai visage de notre paroisse, montrant un visage du Christ qui sans elle ne serait pas connu !

LA FOI
« La Foi naît dans l’incertitude mais se perd dans les habitudes !
Elle est le fruit d’une quête incessante du sens de notre existence ! »

Françoise

ÉDITO (13 SEPTEMBRE 2022

INDIFFÉRENCE SPIRITUELLE !

La mission à laquelle Jésus nous envoie est comparable à l’épreuve d’un examen dont nous sommes impatients de connaître le résultat qui ne sera communiqué qu’après décision du jury ! Il nous faudra donc attendre que celui-ci se soit réuni pour délibérer ! Cependant, lors de notre prestation, l’attitude admirative et bienveillante de certains jurés à notre égard, peut nous donner confiance dans notre performance ainsi que l’assurance de notre réussite ! De même que l’impassibilité de certains membres du jury peut être déstabilisante et faire perdre confiance !

Mais peut-on se fier simplement aux apparences ? Il peut arriver en effet que le résultat ne soit pas du tout conforme à celui qu’on espérait, car pendant sa délibération, le jury, après avoir apprécié la qualité de la prestation, la justesse, l’assurance et l’aspect captivant du propos, ait, malheureusement, déploré que celui-ci étant hors sujet, il se voyait contraint à pénaliser le candidat, l’encourageant toutefois à repasser l’épreuve !

Tout comme il se peut, que l’apparente froideur de certains jurés, faisant craindre une mauvaise notation, celle-ci soit au contraire couronnée de succès ! Si la prestation n’a pas révélé d’enthousiasme, au cours de sa délibération, le jury a cependant noté la simplicité, la clarté, et la précision du sujet traité !

Il en est de même lorsque nous nous voyons confié une mission ! Nous ne devons pas nous attendre à en voir les résultats que nous espérons ! Il nous faut semer avec confiance en acceptant de laisser à d’autres le soin de récolter !


INDIFFÉRENCE SPIRITUELLE !
(Choisir Dieu et non les œuvres de Dieu)

"Lorsque l’Esprit Saint souffle à notre esprit créatif de belles et grandes idées,
Il nous faut discerner avec « HUMILITÉ » celles que nous pouvons réaliser nous-mêmes
Et celles qu’il convient de confier à des personnes compétentes
qui pourront se les approprier et sauront les mettre en œuvre le moment venu !"

 Françoise

 

ÉDITO (12 SEPTEMBRE 2022

 INFINIE EST SA MISÉRICORDE !

 Lorsque nous avons rencontré le Christ, et que nous acceptons de le suivre, il nous témoigne de sa miséricorde et fait de nous ses disciples afin que, par son enseignement et son imitation, nous devenions, à notre tour, un exemple pour nos frères ! Lorsqu’il nous estime digne de confiance, il nous envoie à la mission ! Ainsi, Il nous appartient d’honorer cette confiance avec foi et simplicité en acceptant de le servir, non plus en esclave, mais en ami ! Qui peut mieux témoigner de sa miséricorde que celui qui en a reçu la grâce !

 Jésus, le bon Pasteur, est venu sauver ceux qui étaient perdus ! Pour cela il compte sur les bergers qui ont accepté la mission de ramener vers Lui, les brebis égarées ! Et les bergers ont besoin de petits chiens pour rassembler le troupeau dispersé ! Comme le disciple, le petit chien n’est pas plus grand que son maître, mais il doit l’observer pour découvrir ce que son maître attend de lui ! Lorsque celui-ci l’estime suffisamment préparé, il doit faire confiance au jugement de son maître en acceptant de s’éloigner de lui, sans attendre de sa part une continuelle approbation ou un besoin de reconnaissance ! En effet, cette dépendance vis-à-vis de lui, qui, au lieu de le servir, alourdirait sa charge, pourrait affecter le maître au risque, dans un mouvement d’impatience, de rabrouer fermement le petit chien, entraînant deux conséquences possibles !

 1- Le découragement

Le petit chien, blessé par l’attitude de son maître, manquant de confiance en lui, décide d’abandonner, s’en allant tristement, un peu comme le jeune homme riche de l’Evangile pour lequel Jésus a fait preuve de miséricorde : « Jésus posa son regard sur lui et il l’aima » !

 2- La persévérance

Le petit chien, courageux et déterminé de nature, se souvenant d’un regard de son maître posé sur lui, réalise qu’il suffit de savoir se taire ensemble et choisit avec confiance de s’abandonner à sa volonté !

 Cette parabole est pour moi une façon de témoigner que "Dieu ne repousse pas un cœur brisé et broyé et que selon sa grande miséricorde il renouvelle et raffermit au fond de moi mon esprit ! Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange" ! (Ps 50)

LA HONTE !
Avoir honte de nos péchés,
C’est commettre le péché d’orgueil de ne pas nous reconnaître pécheur
Et de ne pas croire en l’infinie Miséricorde de Dieu,
Car Il ne refuse pas un cœur brisé et broyé !

  Françoise

 

 

 

ÉDITO (11 SEPTEMBRE 2022

CE QUI DÉBORDE DU CŒUR !

Pour reconnaître la mission qui nous est confiée, il est essentiel d’écouter la Parole de Dieu, qui est Pain de Vie et Communion au Corps du Christ ! Ainsi nourris de la Parole, il nous faut la mettre en pratique, afin que nous portions du fruit !

Jésus disait à ses disciples : « Comme un bon arbre ne donne pas de fruit pourri, l’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon, et l’homme mauvais de son cœur qui est mauvais, car ce que dit la bouche c’est ce qui déborde du cœur » !

Jésus disait encore à ses disciples : « Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, ressemble à celui qui construit sa maison sur le roc ! » N’est-ce pas ce que Jésus lui-même a fait quand il a dit à Simon : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise », faisant de lui, et de ses successeurs, le fondement sur lequel repose l’Eglise, dont nous sommes les membres, et le Christ est la tête !

De même que, de l’assise de sa construction, dépend la solidité d’une maison, ce qui déborde du cœur dépend de la présence de Dieu en lui ! Si donc nous aimons le Seigneur, nous garderons sa Parole, il viendra vers nous et nous comblera de son Amour !

DIEU EST AMOUR !
Puisque Dieu est Amour, celui qui aime est porteur de Dieu !
Allons porter le Christ à nos frères !

Françoise

ÉDITO (10 SEPTEMBRE 2022

UNE MISSION QUI M’EST CONFIÉE !

Aujourd’hui, dans sa lettre aux Corinthiens, contrairement à sa lettre précédente, où il disait : « Frères, au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis. » saint Paul nous dit : « Frères, annoncer l’Evangile n’est pas pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Je ne le fais pas de moi-même c’est une mission qui m’est confiée… »

Je suis toujours très sensible aux lettres de saint Paul, mais je suis particulièrement touchée par celle-ci dans laquelle je me retrouve totalement ! Cela peut paraître prétentieux de ma part mais, comme il le dit lui-même : « Quel est mon mérite ? » et cela rejoint ma pensée : « Ce n’est pas à cause de nos mérites que Jésus nous choisit pour la mission, mais en raison de nos fragilités, afin que notre « OUI » fasse de celles-ci une force méritante » !

Ainsi, lorsque j’ai dit à Jésus : « Me voici, envoie-moi, pour marcher avec toi sur un chemin de croix » Il a exaucé ma prière pour tester ma sincérité avant de faire de moi son instrument pour le faire connaître au plus grand nombre, en utilisant les dons qu’Il m’a donnés ! Quand il m’a jugée prête, Il a envoyé sur moi son Esprit-Saint afin que je me fasse toute à tous, adoptant un langage imagé, pour le rendre plus compréhensible à travers métaphores ou paraboles ! Il se peut qu’il ne soit pas accessible à tous, mais s’il pose question, il a au moins le mérite d’engager un dialogue ! L’important est d’attiser la curiosité, du plus grand nombre possible, par des moyens créatifs adaptés à chacun pour en « sauver à tout prix quelques-uns » !

Cependant lorsque Jésus nous envoie en mission, il est essentiel d’avoir une claire vision de ce qu’Il attend de nous en demandant à l’Esprit Saint d’ôter la poutre de notre œil ! « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? » Ainsi, si nous voulons entraîner nos frères au « parcours initiatique pour la vie éternelle », il convient de nous imposer nous-même, une discipline sévère, afin d’éviter qu’après avoir proclamé l’Evangile à d’autres, nous soyons nous-même disqualifiés !

Et surtout, n’oublions pas que nous n’avons aucun mérite. Le disciple n’est pas au-dessus du maître mais il lui faut l’imiter pour être comme son maître !

SANS LUI VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE !

"Lorsqu’une personne s'extasie devant nous, n’oublions pas que,
Qui que nous soyons et quels que soient nos talents,
Nous ne sommes que des instruments dans la Main de Dieu
Et qu'un violon sans son musicien reste muet !"

 Françoise

 

ÉDITO (9 SEPTEMBRE 2022)

MERCI MARIE D’AVOIR DIT « OUI » !

Je te salue Marie, disciple du Seigneur
Toi première appelée au service d’Eglise
Dès le commencement, tu nous étais, promise
Et tu nous as ouvert la porte de ton cœur !
                           (Extrait de la Samaritaine - A G-P)

Nous fêtons aujourd’hui la Nativité de la Vierge Marie ! Est-il un mystère plus grand que celui qui est à l’origine du mystère de la foi ? Car c’est là que tout commence ! En effet, celle qui fut choisie, bien avant sa naissance, et conçue sans péché, en devenant la Mère de Dieu, est devenue Mère de l’Eglise !

Plus un mystère est grand, moins il est accessible à l’intelligence humaine et ne peut être concevable qu’à la lumière de l’Esprit Saint, par le don de la foi ! Il est étonnant que des chrétiens « confirmés » puissent encore contester la virginité de Marie en « infirmant » la déclaration « conçu du Saint Esprit » qu’ils récitent dans le Credo !

Comme pour Marie, le Seigneur a un projet pour chacun de nous ! Bien avant notre naissance, Il nous choisit et nous appelle par notre nom, pour que nous vivions de sa vie ! Cependant, nous laissant libres de le suivre, il a besoin de notre « OUI » pour que, par les grâces de l’Esprit Saint, il fasse de nous ses disciples et que nous portions du fruit !

EXULTATION !
« Comme Toi, Marie,
Je suis comblée de Grâces !
Comme Toi, j’ai dit « Oui » !
Avec Toi, Ô Marie,
Le Seigneur fait pour moi des Merveilles
Et mon cœur exulte de joie !

Françoise

 

ÉDITO (8 SEPTEMBRE 2022)

« LA RICHESSE DE LA PAUVRETÉ » !

Il n’est pas toujours facile de faire le lien entre la lecture du jour et l’Evangile, surtout lorsque, comme saint Paul le dit lui-même, il ne s’agit pas d’un ordre du Seigneur mais de son avis personnel, à lui, qui est devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur ! Je réalise que c’est ce que j’essaie de faire, chaque jour depuis le 21 juillet dernier, en osant partager avec vous, le message de l’Evangile que je perçois, à la lumière de l’Esprit Saint, grâce à la miséricorde du Seigneur !

A la lecture de ce passage : « Je pense que le célibat est une chose bonne » on pourrait croire que saint Paul considère cet état comme étant une façon de vivre supérieure à celle du mariage ! Personnellement j’y vois plutôt une exhortation à trouver bon, l’exigence inhérente à notre vocation ! Ainsi, certains sont appelés à vivre le célibat, en consacrant leur vie à Dieu, pour une fécondité spirituelle qui fait grandir dans la sainteté, la vie de l’Esprit ! D’autres au contraire, sont appelés à consacrer leur vie à Dieu, en se donnant l’un à l’autre par le sacrement du mariage, pour une fécondité charnelle qui les fera grandir ensemble dans la sainteté ! C’est cette vocation à laquelle j’ai dit « Oui » et je suis restée fidèle pendant plus de 50 ans, jusqu’à la mort de mon époux Jacky ! Depuis, je suis heureuse de continuer la route avec lui, puisque, en me rendant chaque jour du côté de Marie, ainsi qu’il en avait exprimé le souhait à la veille de sa mort, j’ai choisi de consacrer ma vie à Jésus !

Je constate malheureusement autour de moi que, à notre époque peut être encore davantage qu’à celle de saint Paul, beaucoup de gens qui, au lieu de se réjouir de ce qu’ils ont, se plaignent de leur situation, désirant toujours ce qu’ils n’ont pas ! Je suis un peu triste de voir que ces personnes ne savent pas être heureuses et je fais le lien avec l’Evangile de saint Luc où il est dit : « Heureux, vous les pauvres car le Royaume de Dieu est à vous » !

Mais qu’est-ce que la pauvreté ? Il me semble que c’est celle du cœur qui se réjouit de qu’il a reçu et ne cherche pas à posséder davantage, ce qui le rend disponible à accueillir l’Amour de Dieu qui le rend heureux ! C’est en ce qui me concerne, cette richesse, qui me donne cette Joie de l’Evangile que je prends plaisir à partager avec vous !

MISÉRICORDE !
Le Seigneur m’a dotée de dispositions particulières afin que, par son Esprit,
Je rende témoignage de son infinie Miséricorde !

Françoise

 

ÉDITO (7 SEPTEMBRE 2022)

« IL S’EN ALLA DANS LA MONTAGNE POUR PRIER »

Quand vous priez dites : « Notre Père »
C’est ainsi que Jésus nous a appris à prier. En disant « Notre Père » Il nous met au même rang que Lui, nous considérant comme ses frères, enfants d’un même Père ! Ainsi cette prière que nous avons apprise du Sauveur, n’est en aucun cas une prière personnelle ; elle ne peut être dite au singulier, même récitée individuellement, elle engage tous les enfants de Dieu à prier les uns pour les autres en communion avec le Christ lui-même.

Il est donc important pour les chrétiens de réciter chaque jour cette prière qui est une véritable adhésion à l’enseignement de Jésus et à l’Esprit de l’Evangile. Il m’est arrivé personnellement d’être très émue en entendant le « Notre Père » récité d’une même voix par une grande assemblée !

Si le « Notre Père » est la Prière universelle par excellence, puisqu’elle peut être dite dans toutes les langues à travers le monde, la Prière peut également être conjuguée sous différentes formes que sont :

 PRIÈRES INDIVIDUELLES

Les prières de louange, d’adoration, de pardon, de demande ou d’Action de Grâces

 PRIÈRES D’INTERCESSION

Si les prières individuelles sont un dialogue avec Dieu, et nous-mêmes, les prières d’intercession sont adressées indirectement à Dieu, au nom de Jésus lui-même, par Marie, les Saints ou Bienheureux, afin qu’Ils intercèdent près du Père en faveur d’une personne chère ou de l’humanité tout entière.

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, selon saint Luc, il est dit : « Jésus s’en alla dans la montagne pour prier et passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’apôtres. »

Comme on peut le remarquer, Jésus, en allant sur la montagne, prend de la hauteur, afin que, l’éloignant des pensées humaines qui le parasitent, il ouvre son esprit pour le rendre disponible à l’écoute de son Père ! C’est une habitude de Jésus, de se retirer pour prier lorsqu’il a des décisions importantes à prendre !

Il me semble percevoir dans ce texte, une invitation de Jésus, à
PRIER
« Son Père, dans un véritable tête-à-tête, le Regardant et l’Imitant afin d’Entendre sa Réponse »
Adressée personnellement à chacun de nous, afin de discerner si notre volonté est conforme à la sienne !

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE !
"Quand je prie ce n'est pas pour demander à Dieu de faire ma volonté,
Mais de la rendre conforme à la sienne !
Seigneur, que ta Volonté soit la mienne,
Si ce n'est pas le cas, donne-moi la force de l'accepter !"

Françoise

ÉDITO (6 SEPTEMBRE 2022)

L’ESSENTIEL !

Dans l’Evangile de ce lundi, on lit que Jésus était entré dans la synagogue un jour de sabbat, et les pharisiens l’observaient pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ! Jésus, anticipant leur réaction, demanda à l’homme qu’il souhaitait guérir, de venir au milieu et dit : « Est-il permis, le jour du sabbat de faire le bien ou le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »

En effet, si pour les Juifs, il était important de respecter le jour du sabbat en ne travaillant pas, pouvait-on considérer que faire le bien ou le mal, sauver une vie ou la perdre était un travail ? Une fois de plus, par ce geste provocateur, Jésus, cherche à susciter la réflexion pour amener à discerner l’ESSENTIEL !

Depuis la Résurrection, pour nous, chrétiens, le sabbat a été remplacé par le dimanche, jour consacré au Seigneur, en s’abstenant de travailler et en participant à l’Eucharistie, afin de recevoir l’Esprit de Sagesse, de Lumière et de Force qui permettra à chacun, de grandir dans l’Amour du prochain !

Ce passage m’inspire cette petite parabole ! Un dimanche matin, alors qu’il se rendait à la messe dans une commune voisine, un homme vit sur le bord de la route, un autre homme, debout près de sa voiture en panne, qui demandait de l’aide ! Le premier homme, voyant l’heure, se dit qu’il ne pouvait pas s’arrêter au risque de manquer la messe ! Il continua son chemin, laissant à un autre le soin d’apporter son aide au malheureux !

Effectivement, quelques minutes plus tard, un autre automobiliste qui se rendait lui aussi à la messe, passa devant la voiture en panne et se dit que ce n’était pas son affaire, qu’il trouverait bien quelqu’un d’autre pour le dépanner !

Enfin, une femme au volant de la troisième voiture, voyant l’air accablé de cet homme, fut prise de compassion et s’arrêta, lui demandant ce qu’elle pouvait faire pour lui ! Il expliqua que, tombé en panne et son portable étant déchargé, il ne pouvait contacter l’assistance ! La femme lui prêta gentiment son portable puis se proposa d’attendre avec lui le service de dépannage ! Il lui demanda si cela ne la dérangeait pas, elle répondit : « J’allais à la messe, mais il me semble plus utile d’être là, pour vous tenir compagnie pendant cette attente » ! Très touché de sa bienveillance, l’homme pour la remercier, l’invita à partager un repas qui fut pour eux deux, le début d’une belle amitié !

« Être là », pour celui qui en a besoin, en partageant avec lui, l’Esprit d’Amour ? Ne serait-ce pas là, l’ESSENTIEL et la meilleure façon de rendre grâce à Dieu ?

PITIÉ OU COMPASSION ?
"La « PITIÉ » est un sentiment de tristesse que l’on éprouve face à une situation de souffrance, par laquelle on ne se sent pas directement concerné, et qui génère un sentiment d’impuissance pour y apporter un réconfort !"
"La « COMPASSION » est un sentiment d’AMOUR que l’on éprouve face à une situation de souffrance, que l’on a envie de partager avec la personne concernée, dans l’Espérance d’y trouver ensemble une consolation !"

Françoise

ÉDITO (5 SEPTEMBRE 2022)

LA SAGESSE DE LA CROIX !

Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?
Qui peut comprendre les Volontés du Seigneur ?
Si ce n’est celui à qui Il a donné la Sagesse et envoyé d’en-haut son Esprit-Saint ! (Sg 9)

Je suis toujours très surprise de la réaction d’étonnement de certains « bons chrétiens » lorsque j’évoque mon désir de devenir sainte ! N’est-ce pas l’ambition de tout baptisé, prêtre, prophète et roi, que d’aspirer à la sainteté ? Bien sûr il ne s’agit pas de rechercher la gloire d’être canonisé, mais de souhaiter humblement être invité au « Festin des Noces de l’Agneau » ?

Pour cela, il n’y a qu’un seul chemin qui passe par la Croix et auquel, seuls, les disciples de Jésus qui ont renoncé à tout ce qui leur appartient pour le suivre, peuvent accéder ! Si j’ai moi-même emprunté ce chemin depuis mon enfance, c’était en quelque sorte dans un rôle de « Simon de Cyrène » pour aider les autres à porter leur croix ! Jusqu’à, ce matin du 9 juillet, où à la lecture du Livre d’Isaïe « Me voici, envoie-moi », j’ai senti que cet appel s’adressait à moi et j’ai répondu : « Jésus, j’ai confiance en Toi, me voici, envoie-moi, pour marcher avec Toi sur un chemin de croix » !

Le soir-même, ma prière était exaucée puisque je fus projetée du haut des marches de l’église, pour me fracasser le menton en retombant lourdement sur le parvis, où je suis, paraît-il, restée inconsciente pendant 50 minutes en attendant l’arrivée des pompiers ! Cependant, si j’ai pu croire un moment que cette chute était la croix que je devais porter, elle m’a parue bien légère, puisque je n’avais ressenti aucune souffrance, qui ne sont apparues que trois jours plus tard ! C’est le temps qu’il a fallu à Jésus pour adapter la croix à mes épaules ! Et là, j’ai fait l’expérience de la croix douloureuse !

En effet, assommée par la violence de la chute, comme plongée dans un rêve, pendant plusieurs heures, puis « réactivée » dans un état euphorique, reprenant conscience de l’importance du traumatisme, je sentais, peu à peu, une émotion intense, un peu trop lourde à porter, envahir mon coeur ! C’est alors que, éprouvant un irrépressible besoin d’aide, je me dirigeais vers le poste de secours où j’espérais profiter d’un soutien amical ! Malheureusement, les amis sur lesquels je comptais, trop occupés par des soucis d’organisation matérielle, semblant ignorer ma présence, ne m’ont pas même adressé un regard !

Devant une telle indifférence qui m’a donné la sensation d’être insignifiante, voire inexistante, j’ai éprouvé une immense douleur qui m’a fait dire comme Jésus à Gethsémani : « Mon âme est triste à en mourir » ! Et soudain, j’ai réalisé ce que Jésus avait pu ressentir lorsque, comptant sur le soutien de ses amis, Il les avait trouvés endormis ! C’est ainsi que j’ai pris conscience que Jésus avait exaucé ma prière, en me faisant éprouver comme Lui, que les douleurs provoquées par les blessures physiques étaient moins grandes que la souffrance générée par le manque d’Amour ! Et j’ai compris que, pour être son disciple, je devais renoncer à mes amis pour donner ma préférence à Jésus !

L’acceptation de ce renoncement, en rendant ma croix plus légère, a transformé ma vie et fait saisir l’importance de garder mon regard fixé sur Jésus, si je veux « Être là ! Pour apporter la Joie et semer l’Espérance, à une âme brisée qui a perdu confiance en ce Dieu « Tout Amour » et rempli de tendresse » !

Puis, j’ai consenti à laisser s’éloigner de moi « pendant quelque temps, mon ami, qui m’a donné la vie dans le Christ et qui est comme mon cœur, afin de le retrouver définitivement, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » ! (St Paul, Phm, 9)

"C'est parce que j'ai choisi de donner ma préférence à Jésus,
Et de porter ma croix que je suis capable d'aimer les autres !"

Françoise

 

ÉDITO (4 SEPTEMBRE 2022)

C’EST JUSTE UNE QUESTION D’ÉQUILIBRE !

DANS LES BRAS DE JÉSUS !
"Le matin à l’heure où je m’éveille, lorsque j’ouvre les yeux,
Je te souris, Jésus et je me donne à Toi,
Jusqu’au soir, à l’heure où je m’endors, quand je ferme les yeux,
Je me blottis, Jésus, et m’abandonne en Toi !"

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus doit de nouveau faire face aux critiques des pharisiens qui reprochent aux disciples de ne pas respecter le Sabbat ! Je ne peux m’empêcher une fois de plus de faire la comparaison avec les chrétiens d’aujourd’hui qui sont divisés entre traditionnalistes et progressistes ! Dans les deux cas, il s’agit de positions extrêmes entraînant une dysharmonie qui a pour conséquence de dénaturer le message de l’Evangile ! « La tradition, c’est la foi vivante des morts. Et le traditionalisme, c’est la foi morte de quelques vivants » (Pape François)

Il me semble que les premiers, traditionnalistes, se comportent comme les propriétaires d’un trésor qu’ils gardent jalousement caché et qui, s’enfermant à double tour dans des rites immuables, se font prisonniers avec lui ! A l’inverse, les deuxièmes, progressistes, considérant que ce trésor appartient à tout le monde, ouvrent tout grand la porte, permettant à chacun de s’en emparer et de l’utiliser à son gré !

Ainsi dans le premier cas, le trésor est considéré comme une richesse qui nous appartient personnellement et que, pour éviter de le perdre, on ne peut prendre le risque de partager ! Dans le deuxième cas, ce trésor a perdu de sa valeur et est réduit à un simple instrument dont chacun peut disposer à sa manière !

Je constate, que, malgré leur opposition, dans un cas comme dans l’autre, Dieu, le véritable trésor, est requis comme une bonne « aubaine » à notre service !

Personnellement, n’ayant pas une âme de propriétaire, je considère que ce trésor ne m’appartient pas, mais qu’il m’a été confié pour le faire fructifier ! Ainsi, je le garde précieusement dans mon cœur, comme dans un tabernacle dont j’ouvre la porte chaque matin, afin que par le mien, transformé en ostensoir, son Visage révèle ce « Pain de Vie » qui en le partageant, se multiplie ! C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons, ni le garder jalousement pour nous, ni le « dilapider » comme s’Il nous appartenait ! C’est juste une question d’équilibre !

N’oublions pas que c’est nous qui appartenons à Dieu et que

SANS LUI NOUS NE POUVONS RIEN FAIRE !
"Ce n’est pas par mes œuvres que je suis chrétienne,
Mais parce que j’ai choisi d’appartenir au Christ et que, à la demande de Marie,
Je fais « Tout ce qu’Il me dit » par Lui, avec Lui et en Lui !

Françoise

ÉDITO (3 SEPTEMBRE 2022)

"HABITUDE DES HABITUDES" !

« Il est bon de prendre des habitudes
Pour ordonner sa vie et lui donner du sens, mais il est essentiel d’en changer
Lorsque celles-ci deviennent une habitude dont on a oublié le sens ! »

Dans l’Evangile de ce 2 septembre, Jésus est confronté aux pharisiens qui accusent ses disciples de ne pas jeûner, contrairement à ceux de Jean le Baptiste qui jeûnent souvent et font des prières ! La réponse de Jésus révèle leur manque de discernement en perpétuant une tradition dont ils ont oublié le sens ! Aujourd’hui encore beaucoup de chrétiens agissent de façon machinale, reproduisant, par habitude, des gestes ou des attitudes apprises dans leur enfance, persuadés d’être fidèles au message de l’Evangile !

Il ne m’appartient pas de porter un jugement sur cette manière de faire qui fut la mienne à une époque révolue ! Personnellement je pense que pour structurer sa vie, il est important de prendre des habitudes adaptées à la situation !

Cela nécessite un état de conscience permanent, qui nous amène chaque jour, à nous remettre en question sur le « Pourquoi » de nos actes afin d’éviter que ceux-ci, exécutés machinalement deviennent des habitudes vides de sens ! Evidemment, certains trouvent plus facile de ne pas se poser de questions et de faire comme on a toujours fait ! Cependant, j’ai constaté que la facilité pouvait être cause d’ennui, entraînant un désabusement !

En ce qui me concerne, j’aime relever des défis qui, avec un regain d’enthousiasme, me font regarder au-delà des apparences et dynamisent mon existence ! C’est pourquoi j’ai pris l’habitude, de changer d’habitudes, lorsque celles-ci deviennent une « routine » dont je ne comprends plus le sens ! En effet, ce qui était valable à un moment donné, dans certaines circonstances, n’est peut-être plus conforme à la situation et demande à être adapté ! Ce qui nécessite un « mouvement de conversion » pour se renouveler dans une imagination créative !

Il me semble essentiel pour un chrétien qui aspire à grandir dans la foi, de se « convertir » régulièrement afin d’adopter, au cours de son cheminement, une attitude, ajustée à la révélation du message de l’Evangile !

CONVERSION
« Chaque pas de notre vie, jusqu’à celui de notre mort, doit être un pas de conversion,
Car il n’est point de conversion définitive, avant l’éternité ! »

Françoise

ÉDITO (2 SEPTEMBRE 2022)

« AVANCE AU LARGE »

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, j’ai la sensation d’avoir tout reçu, en abondance, c’est la raison pour laquelle, je me dois de redonner beaucoup ! En effet, nous recevons chacun selon nos capacités pour accomplir la mission à laquelle nous sommes appelés !

Cependant il m’arrive, comme à Pierre dans l’Evangile d’aujourd’hui, d’être effrayée devant tant de grâces reçues, me demandant si je serai à la hauteur de ma tâche ! Suis-je certaine que ce soit la Volonté de Dieu ? Ne serait-ce pas plutôt le désir de me mettre en valeur et d’attendre une reconnaissance ? Ou encore de me sentir supérieure ? Envahie par le doute, d’entrer dans la tentation de l’orgueil, je m’adresse à Jésus, pour lui dire : « Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien » ! et je l’entends me répondre : « Avance au large et jette tes filets » !

Il me semble que ce doute est l’œuvre du diable qui cherche, en insinuant le péché d’orgueil, à me décourager pour me détourner de ma vocation ! Mais il suffit que je tourne mon regard vers Jésus et, avec confiance et persévérance, sur sa Parole, je vais jeter mes filets ! Alors, je sais que tout ce que je vais ramasser m’appartient, mais que moi, « je suis au Christ et que le Christ est à Dieu » ! (St Paul)

Ainsi, n’ayons pas peur, d’avancer au large
Pour y cueillir les grâces de l’Esprit-Saint qui nous donneront la force de

Persévérer, Résister, Insister, Espérer et nous Recevrons,
Au-delà, même de nos espérances !
Amour, Paix et Joie en abondance !

Françoise

 

ÉDITO (1 SEPTEMBRE 2022)

BONNE NOUVELLE !

DIEU PLUS GRAND QUE NOTRE COEUR !
"Mon cœur est grand ! Mais Dieu est plus grand que notre cœur
Et Il se fait "tout petit" pour l'habiter tout entier :
Père et Fils et Saint-Esprit, ce qui fait de mon cœur un temple de la Trinité
Ouvrant grandes ses portes à l'Amour de mes frères" !

Aujourd’hui, mercredi 31 août, dernier jour du mois est aussi, pour ceux qui n’ont pas encore repris le travail, le dernier jour des vacances et particulièrement pour les enfants qui vont reprendre le chemin de l’école !

Même si je ne suis pas directement concernée, je sais que mon rythme de vie va changer et que cette rentrée sera, pour moi, l’occasion de retrouver avec joie, les visages rayonnants de ceux qui, disparus de ma vue, pendant deux mois, étaient toujours présents dans mon cœur !

Ce matin, après la lecture de l’Evangile, j’ai invité Jésus à entrer dans la maison de mon cœur et lui ai demandé, si c’est sa Volonté, de me débarrasser de la fièvre qui me paralyse, pour me mettre au service des autres ! Il a posé son Regard sur moi et je me suis levée pour lui présenter toute ma famille et plus particulièrement mes enfants : Clotilde, Stanislas, Ezéchielle et Benjamin, ainsi que mes petits-enfants : Clémentine, Sidonie, Basile, Kalvine, Kilian, Robin, Samuel, Zoé, Elliott, Ethan, Noé et Jade afin qu’il envoie sur chacun, un peu de son Esprit d’Amour !

Puis, j’ai amené vers Lui, les appelant par leur nom, chacune des personnes malades, présentes dans mon cœur et pour qui je prie tous les jours, du côté de Marie, afin que, selon sa Volonté, leur imposant les mains, Il les délivre de leurs souffrances !

Jean, Marie-Thérèse, Lionel, Marie-Pierre, Annette, Francis, Carlos, Emilia, Alain, Sophie, Nicole, Réjane, Martine, Claude, Anne, Jacques, Nicole, René, Louis, Yvonne, Alan, Bruno, Monique, Anne-Gaëlle, Sébastien, Marie, Marie-Noëlle, Pierrette, Colette, Alain, Marie-France, Annie, Michel, Annick …

Cependant, j’ai bien conscience que je ne peux le retenir pour moi seule et que je dois le laisser s’en aller, annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu à ceux, vers qui Il a été envoyé !

C’est pourquoi, avant de partir, Il m’a appelée par mon nom, afin que, partageant avec vous ma Joie de l’Evangile, je collabore à Sa Mission !

CELUI QUI AIME CONNAÎT DIEU CAR DIEU EST AMOUR ! (1 Jn, 4)
"Puisque Dieu est Amour, celui qui aime est porteur de Dieu !
Allons porter le Christ à nos frères !"

Françoise

ÉDITO (31 AOÛT 2022)

ANIMÉE PAR L’ESPRIT !

Bien que j’aie, depuis toujours, cette sensation de décalage avec ce monde, où je ne trouve pas ma place, et la souffrance d’être mal comprise, cette impression semble s’atténuer au fil des circonstances ! En effet, depuis l’absence de Jacky, il peut m’arriver quand je suis du côté de Marie, de me trouver en présence de personnes, que la providence a mis sur mon chemin, et qui partagent le même point de vue que moi ! Ces rencontres font partie des moments forts qui fondent le début d’une belle amitié spirituelle !

Je découvre aujourd’hui, à la lecture de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens, une sorte de réponse aux questions que je me pose ! Pourquoi depuis toujours, avais-je tant de mal à me faire comprendre et à comprendre les autres ? J’avais bien réalisé que nous n’avions pas le même langage, c’est ce qui me faisait dire que je n’étais pas de ce monde ! Je comprends aujourd’hui que si je suis bien dans ce monde, mon esprit n’est pas l’esprit du monde, mais l’Esprit qui me vient de Dieu ! J’ai toujours cru que mes pensées étaient plus proches de celles de Jésus que de celles des hommes, c’est pourquoi l’homme qui n’est pas animé par l’Esprit de Dieu ne peut pas comprendre !

J’ai bien conscience que mon langage ne vient pas de ma sagesse humaine, mais de l’Esprit de Dieu que j’ai reçu ! Je crois que cet Esprit est un don de Dieu qui est offert à tous ceux qui ont l’esprit ouvert pour l’accueillir ! Malheureusement, trop nombreux sont ceux dont l’esprit, encombré par les pensées humaines, se ferme à l’Esprit de Dieu !

Ainsi l’homme instruit, ne peut accueillir, par ses seules capacités, ce qui vient de l’Esprit de Dieu et ne peut comprendre ce qui pour lui n’est que folie !


"Le "Savoir" ne laisse pas de place au doute mais la "Connaissance" est le fruit de la Foi !"
« On ne sait que ce que l’on a appris, mais on connaît ce que l’on a reçu ! »

J’ai bien conscience que ces grâces, que j’ai reçues en abondance, font de moi, « Animée par l’Esprit » un témoin privilégié de la Foi, que je me dois de partager, en toute humilité, afin d’ouvrir l’esprit de ceux qui cherchent Dieu !

Le Seigneur m’a dotée de dispositions particulières afin que, par son Esprit,
Je rende témoignage de son infinie Miséricorde !


Françoise

 

ÉDITO (30 AOÛT 2022)


L’AMITIÉ !

Qui a-t-il de plus beau que ce sentiment d’Amitié qui unit deux ou plusieurs personnes ! A mon sens, cette faculté de partager les joies et les douleurs de ceux que le destin a mis sur notre route, est la plus grande expression de l’Amour qui nous vient de Dieu, puisque Dieu est « Amour », mais qui dans sa forme humaine se décline de plusieurs manières !

En effet, sous ce vocable, on peut comprendre le lien d’affection qui unit les enfants à leurs parents ou les membres d’une même famille, unis par les liens du sang, et que l’on nomme : « Amour filial » ou » Amour fraternel » ! Lorsqu’il s’agit de cet élan qui porte un homme et une femme, l’un vers l’autre, pour unir leur vie, nous parlons « d’Amour conjugal » ! Cependant ce terme peut également désigner l’amour des animaux, l’amour des belles choses ou à contrario l’amour de l’argent, du pouvoir ou du sexe, antithèses de l’« Amour Divin » qui est oubli et don de soi !

L’Amour filial ou fraternel, est transmis de façon naturelle par les liens de la chair et du sang ! L’Amour conjugal, quant à lui, est cet élan qui pousse un homme et une femme à se donner mutuellement l’un à l’autre, de manière exclusive et totale ! Par le sacrement du mariage, ils s’engagent, sous le regard de Dieu, à s’aimer fidèlement tout au long de leur vie et à ne faire qu’une seule chair pour la rendre féconde ! Cependant, cet amour, basé au départ sur une rencontre qui fait « tomber » dans un état amoureux, nécessite d’apprendre à se connaître et à définir un projet de vie commun, en anticipant, de manière réaliste, les difficultés à venir, si l’on choisit de s’aimer pour la vie ! Il s’agit donc d’un amour conditionnel, qui demande à chacun de s’oublier pour se donner à l’autre, et qui peut s’avérer difficile si l’on n’a pas pris soin de le confier à Dieu !

L’Amitié, contrairement à l’Amour conjugal n’est pas un Amour exclusif ! Il s’agit d’un sentiment réciproque, éprouvé par deux personnes qui, s’étant croisées, dans des circonstances particulières, ont vécu ensemble des moments forts et dont la rencontre leur a donné l’envie de se connaître davantage, pour partager leurs joies et leurs peines ! Ce sentiment qui vient directement du cœur, n’est pas conditionné par un attrait physique, ni par une envie de vivre ensemble pour fonder une famille, mais simplement vouloir le bonheur de l’autre d’une manière inconditionnelle, sans rien attendre en retour ! Ancré davantage sur la communion des cœurs et des âmes, c’est un Amour non exclusif, par lequel plusieurs personnes, aspirant à grandir ensemble, peuvent s’élever à la dimension divine, à l’instar de Jésus qui a fait de nous ses amis !

AMITIÉ SPIRITUELLE !
"L’AMITIÉ SPIRITUELLE est une véritable histoire de « PUR AMOUR »,
Conditionné par aucun attachement,
Mais qui aspire deux âmes, à cheminer ensemble,
Pour s’élever en communion vers un même idéal !"

« L’AMOUR ne se « fait » pas, il se DONNE et il se REÇOIT ! »

Françoise